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  1. Héros de la CAN et oublié par le Real, le paradoxe Brahim Diaz

    C'est l'histoire de deux mondes. D'un côté, Brahim Diaz est porté en triomphe à Rabat, héros d'un Maroc qualifié pour la finale de la CAN après 50 ans d'attente. De l'autre, son club, le Real Madrid, sombre dans la crise après une humiliation en Coupe du Roi contre Albacete, sous les ordres du novice Alvaro Arbeloa. Auteur de 5 buts dans le tournoi et métamorphosé en leader par Walid Regragui, le numéro 10 des Lions de l'Atlas prouve qu'il est bien plus qu'un joker de luxe. Si le Real ne lui offre pas le statut qu'il mérite à son retour, son avenir doit s'écrire ailleurs.

  2. Slot a les résultats, mais Alonso a les cœurs : le dilemme qui va déchirer Liverpool

    Lundi soir, Liverpool s'est qualifié en FA Cup contre Barnsley (4-1), mais personne n'est dupe : le score est flatteur et la prestation inquiétante. Arne Slot, champion en titre mais largué à 14 points d'Arsenal cette saison, peine à retrouver la flamme. Le timing est terrible : quelques heures avant ce match poussif, le Real Madrid a licencié Xabi Alonso. L'ancien milieu de terrain des Reds, victime du "player power" à Madrid, est de nouveau sur le marché. Pour Slot, la menace n'est plus seulement hypothétique ; elle a un nom, un visage et l'adoration du Kop. Analyse d'une situation explosive où chaque passe ennuyeuse de Slot sera désormais comparée au souvenir fantasmé d'Alonso.

  3. Luis Enrique sur le départ ? Pourquoi la rumeur enfle malgré une année historique

    Le marché des entraîneurs est en ébullition, et le nom de Luis Enrique commence à circuler avec insistance de l'autre côté de la Manche. L'architecte du sextuplé historique du PSG en 2025 arrive en fin de contrat cet été, au moment même où Manchester United cherche un successeur à Ruben Amorim et où l'avenir d'Arne Slot à Liverpool est incertain. Alors que le club parisien traverse une zone de turbulences (2e de Ligue 1, élimination choc en Coupe contre le Paris FC), la question se pose : l'Asturien est-il tenté par un nouveau défi en Premier League, ou prépare-t-il simplement la suite de sa dynastie à Paris ?

  4. Trop de principes, pas assez de politique : Xabi Alonso était trop pur pour ce Real Madrid

    L'image restera comme l'épitaphe de son mandat. Dimanche soir, après la défaite en Supercoupe d'Espagne contre Barcelone, Xabi Alonso a demandé à ses joueurs de former une haie d'honneur pour le vainqueur. Kylian Mbappé a refusé, emmenant ses coéquipiers vers les vestiaires. Alonso, impuissant, a dû suivre le mouvement. Cette scène résume à elle seule pourquoi le technicien basque a été limogé après seulement huit mois : il a tenté d'imposer des principes collectifs à un groupe d'individualités qui se considèrent au-dessus de l'institution. Retour sur l'échec d'un des meilleurs tacticiens du monde face à une équipe "incoachable", broyé par les ego de Vinícius, Mbappé et les fantômes du Bernabéu.

  5. Solskjaer a eu sa chance, place à Carrick : le choix de la raison pour INEOS

    Treize ans après le départ de Sir Alex Ferguson, le cauchemar continue à Old Trafford. Après l'échec cuisant de Ruben Amorim, licencié après 14 mois, et l'intérim catastrophique de Darren Fletcher (éliminé de la FA Cup par Brighton), Manchester United cherche un nouveau pompier de service pour sauver ce qui reste de la saison. Si le nom d'Ole Gunnar Solskjaer fait vibrer la corde sensible des fans, le choix rationnel pour INEOS se porte sur Michael Carrick. Plus tacticien que le Norvégien, respecté par le vestiaire actuel et libre de tout échec traumatisant sur le banc mancunien, l'ancien milieu de terrain est le candidat idéal pour stabiliser le navire sans hypothéquer l'avenir.

  6. Mario Basler

    Bières, Marlboro et coup franc en lucarne : Mario Basler, le dernier punk du FC Hollywood

    Pour le monde entier, la finale de la Ligue des champions 1999 reste le théâtre du plus grand traumatisme de l'histoire du Bayern Munich, renversé par Manchester United dans les arrêts de jeu. Mais pour Mario Basler, cette nuit-là a une tout autre saveur. Buteur sur coup franc, sorti à la 89e minute alors que son équipe menait, et ivre la veille du match, l'enfant terrible du football allemand a vécu cette soirée selon ses propres règles. Figure de proue du légendaire "FC Hollywood", Basler incarne une époque révolue où le talent pur pouvait coexister avec un mode de vie dissolu fait de bières, de cigarettes et de bagarres de pizzeria.

  7. Arsenal creuse l’écart, Endrick renaît, Milan cale : gagnants et perdants du football européen

    Le week-end marquait le retour de la Bundesliga après la trêve hivernale, tandis qu’en Serie A, deux des trois premiers du classement s’affrontaient dans un choc déterminant pour le Scudetto. Ailleurs en Europe, l’attention s’est surtout portée sur les compétitions de coupe, d’importance variable. L’Angleterre et la France accueillaient de nouveaux tours de leurs épreuves nationales, pendant que l’Espagne et la Turquie, dans la lignée de la France plus tôt dans la semaine, désignaient leurs vainqueurs de Supercoupe.

  8. Real Madrid, attention : Raphinha est de retour et il a des comptes à régler

    Les cérémonies de récompenses sont souvent des concours de popularité, mais l'absence de Raphinha dans le "FIFA The Best Men's 11" 2025 ressemble à une provocation. Auteur de 56 buts et passes décisives la saison passée (seul Salah a fait mieux), et grand artisan du triplé historique du Barça, le Brésilien a été ignoré au profit de noms plus "marketables". De retour de blessure juste à temps pour la Supercoupe d'Espagne contre le Real Madrid ce dimanche à Djeddah, Raphinha est en mission. Analyse d'un joueur passé proche de la sortie, retenu par Hansi Flick, et devenu l'âme guerrière d'un Barça qui ne sait plus perdre quand il est sur le terrain.

  1. De la D6 anglaise à Pep Guardiola : l'incroyable ascension d'Antoine Semenyo

    Manchester City vient de frapper un grand coup sur le marché des transferts en s'offrant Antoine Semenyo pour 75 millions d'euros. Alors que l'équipe de Pep Guardiola semblait bien fournie sur les ailes avec Doku, Grealish ou Savinho, elle souffrait d'une "Haaland-dépendance" chronique. L'arrivée de l'attaquant ghanéen de Bournemouth, auteur de 10 buts en une demi-saison, vise à réinjecter cette menace offensive multiple qui faisait la force des années Sterling-Mahrez, tout en signant probablement la fin de l'aventure pour un Savinho trop inefficace.

  2. L'anti-Amorim : pourquoi Solskjaer est le seul capable de réparer Manchester United après le fiasco

    Il y a des transferts qui font vendre des maillots, et ceux qui font gagner des titres. Le retour de Cristiano Ronaldo à Manchester en 2021 appartenait tragiquement à la première catégorie. Alors que le nom d'Ole Gunnar Solskjaer circule pour reprendre un United en ruines après le passage éclair de Ruben Amorim, il est temps de réhabiliter le bilan du Norvégien. Son premier mandat ne s'est pas effondré par manque de compétence, mais parce qu'il a accepté une bombe à retardement tactique qui a pulvérisé trois ans de construction. Aujourd'hui, débarrassé de l'ombre du Portugais et fort de l'expérience de ses échecs passés, Solskjaer est paradoxalement le profil le plus moderne pour sauver la saison des Red Devils.

  3. Condamné à partir, indispensable à l'arrivée : l'incroyable renaissance de Rodrygo

    L'été dernier, le destin de Rodrygo semblait scellé : placardisé par Ancelotti puis Alonso, convoité par la Premier League, le Brésilien était de trop au Bernabéu. Pourtant, il est resté. Et contre toute attente, à la faveur d'une blessure de Kylian Mbappé et d'un ajustement tactique, il a retrouvé la lumière en ce mois de décembre. Auteur de deux buts et trois passes décisives lors de ses quatre dernières titularisations, il a sauvé la tête de son entraîneur et prouvé qu'il avait encore un rôle majeur à jouer. Mais ce retour en grâce pose un nouveau dilemme tactique à Xabi Alonso.

  4. Amorim broyé par le système : seuls les "anciens" peuvent survivre dans ce Manchester United

    L'expérience Ruben Amorim n'aura duré que 14 mois, fracassée sur les récifs d'une structure devenue trop rigide pour les grands esprits. En voulant imposer un modèle où le "Head Coach" n'est qu'un exécutant soumis au directeur sportif, INEOS a créé un environnement toxique que Thomas Tuchel avait fui avant même d'y entrer. Aujourd'hui, avec une dette record et un vestiaire traumatisé, United doit se rendre à l'évidence : les techniciens d'élite comme Unai Emery ne viendront pas. La seule issue viable est peut-être la plus sentimentale : rappeler les légendes du club, Solskjaer ou Fletcher, seuls capables de supporter le poids de ce maillot sans se soucier de leur ego.

  5. Liam Rosenior à Chelsea : le pari osé de BlueCo qui laisse Strasbourg K.O.

    C'est une promotion interne qui ressemble à un séisme. Liam Rosenior, 41 ans, quitte Strasbourg en plein milieu de saison pour prendre les rênes de Chelsea, succédant à Enzo Maresca. Si l'Anglais a séduit les propriétaires de BlueCo par son travail en Ligue 1, développant une équipe ultra-jeune avec un jeu audacieux, son départ laisse un goût amer en Alsace, où l'on se sent une nouvelle fois sacrifié sur l'autel du "grand frère" londonien. Pour Chelsea, c'est un pari sur l'avenir et la stabilité d'un modèle basé sur la jeunesse. Pour Rosenior, c'est le saut d'une vie.

  6. De Londres à Madrid : les gagnants et les grands perdants du week-end football

    Si la Bundesliga est toujours à l’arrêt en raison de la trêve hivernale, le reste de l’Europe n’a pas manqué d’animation pour lancer l’année 2026. En Angleterre, Arsenal a frappé un grand coup en s’imposant 3-2 sur la pelouse de Bournemouth, prenant six points d’avance en tête de la Premier League. En Espagne, le champion en titre Barcelone continue de montrer la voie après son succès dans le derby contre l’Espanyol, scellé par des buts tardifs de Dani Olmo et Robert Lewandowski.

  7. De doublure en Eredivisie à mur de la Premier League : l'ascension express de Robin Roefs

    L'histoire de Robin Roefs ressemble à un conte de fées moderne. À seulement 22 ans, et pour sa deuxième saison en tant que titulaire chez les pros, le gardien néerlandais s'est imposé comme l'une des sensations de la Premier League sous les couleurs de Sunderland. Passé de l'ombre de la deuxième division néerlandaise à la lumière des projecteurs anglais en un temps record, il frappe désormais à la porte de la sélection nationale. Alors que le Mondial 2026 aux États-Unis se profile, Roefs pourrait bien passer du statut de spectateur sur son canapé à celui de titulaire dans les buts des Oranje.

  8. Maresca viré, le "projet" coulé : Chelsea a perdu la boussole

    Le 1er janvier est censé marquer un nouveau départ. Pour Chelsea, il a marqué le début du chaos. Après un mois de décembre calamiteux et deux matchs nuls inquiétants contre Bournemouth, Enzo Maresca a été brutalement limogé, quelques jours seulement après avoir évoqué son malaise en interne. Ce départ surprise, motivé officiellement par les résultats mais aussi par les flirts du coach avec Manchester City, menace de torpiller définitivement la saison. Surtout, il met en lumière l'amateurisme d'une direction qui a dépensé des milliards pour bâtir une équipe sans âme ni leader.

  9. Kennet Eichhorn : l'adolescent qui a rendu le sourire au Hertha Berlin (et affole le Real Madrid)

    Il y a encore peu, le Hertha Berlin était la risée de l'Allemagne, un "Big City Club" autoproclamé ayant englouti 374 millions d'euros pour finir en deuxième division. Mais dans les décombres de cette gestion calamiteuse, une fleur a poussé. Kennet Eichhorn, 16 ans, s'est imposé en quelques mois comme le métronome de l'équipe et l'un des plus grands espoirs mondiaux. Avec un style de jeu rappelant furieusement Toni Kroos et une clause libératoire dérisoire, l'adolescent est déjà au cœur d'une bataille entre le Real Madrid, Barcelone et Manchester United.

  10. Mercato 2026 : les 10 meilleurs joueurs en fin de contrat à surveiller dès janvier

    Le mercato hivernal est devenu, au fil des années, une période de plus en plus prudente. Les grands clubs préfèrent désormais conserver leurs ressources pour frapper fort l’été suivant. En revanche, le marché des joueurs libres attire de plus en plus l’attention, avec la possibilité de préparer l’arrivée de profils majeurs sans débourser la moindre indemnité. Et à ce stade, plusieurs grands noms pourraient être disponibles gratuitement à l’été 2026.

  11. Unai Emery, le "génie tactique" devenu le pire cauchemar d'Arsenal

    Alors que la Premier League atteint la mi-saison, les regards sont braqués sur la remontée fantastique d'Aston Villa. Après un début de saison poussif, les Villans viennent d'enchaîner onze victoires consécutives toutes compétitions confondues, s'invitant avec fracas dans la course au titre. Ce mardi, Unai Emery retourne à l'Emirates Stadium, là où il fut limogé en 2019, avec l'opportunité de revenir à hauteur de points du leader Arsenal. Analyse de la méthode d'un homme qualifié de "génie tactique" par ses joueurs et qui semble avoir fait de son ancien club sa victime préférée.

  12. Wirtz, Mourinho et les grands gagnants et perdants du week-end

    Si de nombreux championnats et compétitions marquent une pause pendant les fêtes, les joueurs n’ont pas eu droit au moindre répit ce week-end en Angleterre, en Italie et au Portugal. Dans le même temps, la Coupe d’Afrique des Nations a repris au Maroc le 26 décembre. En Premier League, Arsenal et Manchester City, les deux premiers du classement, ont dû s’employer pour s’imposer samedi, tandis qu’Aston Villa reste pleinement engagé dans la course au titre après un succès retentissant sur la pelouse de Chelsea, à Stamford Bridge.

  13. Mercato janvier 2026 : ces 10 joueurs qui peuvent faire sauter la banque

    Le mercato hivernal approche à grands pas et, une nouvelle fois, les clubs s’apprêtent à s’activer pour se renforcer en vue de la seconde moitié de saison. Lors du marché d’hiver 2025, pas moins de 1,4 milliard d’euros ont été dépensés à travers les grands championnats européens et le Championship anglais, un record sur les sept dernières années. À elle seule, Manchester City avait représenté 191 millions de livres (environ 225 millions d’euros) de ce total.

  14. Le classement des meilleures recrues du football européen cette saison

    La période des fêtes est déjà là, et avec elle le constat un peu vertigineux d’avoir atteint, ou presque, la mi-saison 2025-2026. Alors que plusieurs grands championnats européens s’apprêtent à observer une trêve hivernale, l’heure est venue de dresser un premier bilan de ces quatre mois intenses, riches en surprises et en confirmations. C’est aussi le moment idéal pour évaluer l’impact des joueurs transférés durant l’été, désormais jugés sur un volume de matches suffisamment significatif.