Analysis

  1. Héros de la CAN et oublié par le Real, le paradoxe Brahim Diaz

    C'est l'histoire de deux mondes. D'un côté, Brahim Diaz est porté en triomphe à Rabat, héros d'un Maroc qualifié pour la finale de la CAN après 50 ans d'attente. De l'autre, son club, le Real Madrid, sombre dans la crise après une humiliation en Coupe du Roi contre Albacete, sous les ordres du novice Alvaro Arbeloa. Auteur de 5 buts dans le tournoi et métamorphosé en leader par Walid Regragui, le numéro 10 des Lions de l'Atlas prouve qu'il est bien plus qu'un joker de luxe. Si le Real ne lui offre pas le statut qu'il mérite à son retour, son avenir doit s'écrire ailleurs.

  2. Luis Enrique sur le départ ? Pourquoi la rumeur enfle malgré une année historique

    Le marché des entraîneurs est en ébullition, et le nom de Luis Enrique commence à circuler avec insistance de l'autre côté de la Manche. L'architecte du sextuplé historique du PSG en 2025 arrive en fin de contrat cet été, au moment même où Manchester United cherche un successeur à Ruben Amorim et où l'avenir d'Arne Slot à Liverpool est incertain. Alors que le club parisien traverse une zone de turbulences (2e de Ligue 1, élimination choc en Coupe contre le Paris FC), la question se pose : l'Asturien est-il tenté par un nouveau défi en Premier League, ou prépare-t-il simplement la suite de sa dynastie à Paris ?

  3. Trop de principes, pas assez de politique : Xabi Alonso était trop pur pour ce Real Madrid

    L'image restera comme l'épitaphe de son mandat. Dimanche soir, après la défaite en Supercoupe d'Espagne contre Barcelone, Xabi Alonso a demandé à ses joueurs de former une haie d'honneur pour le vainqueur. Kylian Mbappé a refusé, emmenant ses coéquipiers vers les vestiaires. Alonso, impuissant, a dû suivre le mouvement. Cette scène résume à elle seule pourquoi le technicien basque a été limogé après seulement huit mois : il a tenté d'imposer des principes collectifs à un groupe d'individualités qui se considèrent au-dessus de l'institution. Retour sur l'échec d'un des meilleurs tacticiens du monde face à une équipe "incoachable", broyé par les ego de Vinícius, Mbappé et les fantômes du Bernabéu.

  4. De la D6 anglaise à Pep Guardiola : l'incroyable ascension d'Antoine Semenyo

    Manchester City vient de frapper un grand coup sur le marché des transferts en s'offrant Antoine Semenyo pour 75 millions d'euros. Alors que l'équipe de Pep Guardiola semblait bien fournie sur les ailes avec Doku, Grealish ou Savinho, elle souffrait d'une "Haaland-dépendance" chronique. L'arrivée de l'attaquant ghanéen de Bournemouth, auteur de 10 buts en une demi-saison, vise à réinjecter cette menace offensive multiple qui faisait la force des années Sterling-Mahrez, tout en signant probablement la fin de l'aventure pour un Savinho trop inefficace.

  5. L'anti-Amorim : pourquoi Solskjaer est le seul capable de réparer Manchester United après le fiasco

    Il y a des transferts qui font vendre des maillots, et ceux qui font gagner des titres. Le retour de Cristiano Ronaldo à Manchester en 2021 appartenait tragiquement à la première catégorie. Alors que le nom d'Ole Gunnar Solskjaer circule pour reprendre un United en ruines après le passage éclair de Ruben Amorim, il est temps de réhabiliter le bilan du Norvégien. Son premier mandat ne s'est pas effondré par manque de compétence, mais parce qu'il a accepté une bombe à retardement tactique qui a pulvérisé trois ans de construction. Aujourd'hui, débarrassé de l'ombre du Portugais et fort de l'expérience de ses échecs passés, Solskjaer est paradoxalement le profil le plus moderne pour sauver la saison des Red Devils.

  6. Condamné à partir, indispensable à l'arrivée : l'incroyable renaissance de Rodrygo

    L'été dernier, le destin de Rodrygo semblait scellé : placardisé par Ancelotti puis Alonso, convoité par la Premier League, le Brésilien était de trop au Bernabéu. Pourtant, il est resté. Et contre toute attente, à la faveur d'une blessure de Kylian Mbappé et d'un ajustement tactique, il a retrouvé la lumière en ce mois de décembre. Auteur de deux buts et trois passes décisives lors de ses quatre dernières titularisations, il a sauvé la tête de son entraîneur et prouvé qu'il avait encore un rôle majeur à jouer. Mais ce retour en grâce pose un nouveau dilemme tactique à Xabi Alonso.

  7. Liam Rosenior à Chelsea : le pari osé de BlueCo qui laisse Strasbourg K.O.

    C'est une promotion interne qui ressemble à un séisme. Liam Rosenior, 41 ans, quitte Strasbourg en plein milieu de saison pour prendre les rênes de Chelsea, succédant à Enzo Maresca. Si l'Anglais a séduit les propriétaires de BlueCo par son travail en Ligue 1, développant une équipe ultra-jeune avec un jeu audacieux, son départ laisse un goût amer en Alsace, où l'on se sent une nouvelle fois sacrifié sur l'autel du "grand frère" londonien. Pour Chelsea, c'est un pari sur l'avenir et la stabilité d'un modèle basé sur la jeunesse. Pour Rosenior, c'est le saut d'une vie.

  8. Maresca viré, le "projet" coulé : Chelsea a perdu la boussole

    Le 1er janvier est censé marquer un nouveau départ. Pour Chelsea, il a marqué le début du chaos. Après un mois de décembre calamiteux et deux matchs nuls inquiétants contre Bournemouth, Enzo Maresca a été brutalement limogé, quelques jours seulement après avoir évoqué son malaise en interne. Ce départ surprise, motivé officiellement par les résultats mais aussi par les flirts du coach avec Manchester City, menace de torpiller définitivement la saison. Surtout, il met en lumière l'amateurisme d'une direction qui a dépensé des milliards pour bâtir une équipe sans âme ni leader.

  9. Kennet Eichhorn : l'adolescent qui a rendu le sourire au Hertha Berlin (et affole le Real Madrid)

    Il y a encore peu, le Hertha Berlin était la risée de l'Allemagne, un "Big City Club" autoproclamé ayant englouti 374 millions d'euros pour finir en deuxième division. Mais dans les décombres de cette gestion calamiteuse, une fleur a poussé. Kennet Eichhorn, 16 ans, s'est imposé en quelques mois comme le métronome de l'équipe et l'un des plus grands espoirs mondiaux. Avec un style de jeu rappelant furieusement Toni Kroos et une clause libératoire dérisoire, l'adolescent est déjà au cœur d'une bataille entre le Real Madrid, Barcelone et Manchester United.

  10. Mercato 2026 : les 10 meilleurs joueurs en fin de contrat à surveiller dès janvier

    Le mercato hivernal est devenu, au fil des années, une période de plus en plus prudente. Les grands clubs préfèrent désormais conserver leurs ressources pour frapper fort l’été suivant. En revanche, le marché des joueurs libres attire de plus en plus l’attention, avec la possibilité de préparer l’arrivée de profils majeurs sans débourser la moindre indemnité. Et à ce stade, plusieurs grands noms pourraient être disponibles gratuitement à l’été 2026.

  1. Unai Emery, le "génie tactique" devenu le pire cauchemar d'Arsenal

    Alors que la Premier League atteint la mi-saison, les regards sont braqués sur la remontée fantastique d'Aston Villa. Après un début de saison poussif, les Villans viennent d'enchaîner onze victoires consécutives toutes compétitions confondues, s'invitant avec fracas dans la course au titre. Ce mardi, Unai Emery retourne à l'Emirates Stadium, là où il fut limogé en 2019, avec l'opportunité de revenir à hauteur de points du leader Arsenal. Analyse de la méthode d'un homme qualifié de "génie tactique" par ses joueurs et qui semble avoir fait de son ancien club sa victime préférée.

  2. Mercato janvier 2026 : ces 10 joueurs qui peuvent faire sauter la banque

    Le mercato hivernal approche à grands pas et, une nouvelle fois, les clubs s’apprêtent à s’activer pour se renforcer en vue de la seconde moitié de saison. Lors du marché d’hiver 2025, pas moins de 1,4 milliard d’euros ont été dépensés à travers les grands championnats européens et le Championship anglais, un record sur les sept dernières années. À elle seule, Manchester City avait représenté 191 millions de livres (environ 225 millions d’euros) de ce total.

  3. Arsenal vacille, City accélère : le scénario catastrophe est-il déjà écrit ?

    « Personne ne gagne le titre en novembre. » La prophétie de Pep Guardiola, lancée le mois dernier, sonne aujourd'hui comme un avertissement glacé. Alors qu'Arsenal s'essouffle et montre des signes de fébrilité face aux lanternes rouges, Manchester City a comblé son retard avec une efficacité redoutable. Avec 34 points en 16 matchs – un total supérieur à celui de ses saisons de triplé – et le retour imminent de Rodri, le champion en titre est exactement là où il aime être : dans le rétroviseur, prêt à porter l'estocade.

  4. Rire de Kobbie Mainoo ? La blague d'Amorim qui ne passe pas du tout à Manchester

    Il s'est attaqué à Rashford, puis à Garnacho, et les fans ont laissé faire. Mais en s'en prenant implicitement à Kobbie Mainoo, Ruben Amorim a touché à l'intouchable. Le traitement réservé au joyau de l'académie, réduit à des miettes de temps de jeu et moqué en conférence de presse, cristallise la colère d'Old Trafford. Alors que les résultats peinent à convaincre, ce mépris pour l'ADN du club pourrait être l'erreur fatale du technicien portugais, désormais ciblé par les légendes du club comme Paul Scholes.

  5. Trop "Guardiola" pour le Real ? Pourquoi la méthode Xabi Alonso se heurte au mur du vestiaire

    L'histoire semblait écrite : l'ancien milieu élégant, formé par les plus grands et triomphant avec Leverkusen, revenait à la Maison Blanche pour instaurer une nouvelle ère. Mais à la veille d'affronter son mentor Pep Guardiola et Manchester City, Xabi Alonso est sur un siège éjectable, avec seulement deux victoires sur ses sept derniers matchs. Au-delà des résultats, c'est le rejet de sa méthode, jugée trop proche de celle du Catalan et inadaptée aux ego madrilènes, qui menace son avenir.

  6. Manchester City : l'offre accidentelle de 70 millions pour Messi en 2008 née d'un quiproquo

    En septembre 2008, Manchester City a transmis une offre de 70 millions de livres pour Lionel Messi, 21 ans. Cette proposition record résultait d'un malentendu : lors d'une conférence téléphonique le jour du rachat par Abu Dhabi, « it's getting messy » (ça devient confus) a été compris comme « let's get Messi ». Le président barcelonais Joan Laporta a refusé sèchement. Le club était au bord de la faillite avant le rachat.

  7. Tylel Tati, le « nouveau Leny Yoro » qui affole déjà l'Europe à 17 ans

    Tylel Tati (17 ans) a fait ses débuts avec Nantes contre le PSG en août, et n'a plus quitté l'équipe depuis. Le défenseur central gaucher a été titularisé lors de 13 des 14 matches suivants, devenant le joueur de moins de 18 ans le plus aligné dans les cinq grands championnats européens. Surnommé « le prochain Leny Yoro », il attire Manchester United, le PSG, le Bayern Munich, Arsenal et le FC Barcelone. Son père dirige un club amateur depuis 20 ans.

  8. L'ombre de "The Psycho" : Comment Steven Gerrard a failli voir sa carrière brisée par un gangster

    Pour le monde entier, le début des années 2000 marque l'ascension fulgurante de Steven Gerrard, l'enfant chéri d'Anfield. Mais derrière les tacles rageurs et les frappes lointaines se cachait un drame intime glaçant : le jeune milieu de terrain était la cible d'un gangster local surnommé "The Psycho", qui menaçait de lui tirer dans les jambes s'il ne payait pas. Une histoire digne d'un film noir, révélée lors d'un procès retentissant, où la famille Gerrard a dû s'en remettre à une autre figure du milieu pour faire cesser le cauchemar.

  9. Xabi Alonso et le Real Madrid : quand le rêve commence à virer au cauchemar

    Dimanche soir, après un triste match nul à Gérone (1-1), aucun joueur du Real Madrid ne s'est arrêté en zone mixte. Un silence assourdissant qui en dit long. Trois matchs nuls consécutifs en Liga, une première place cédée au Barça et des rumeurs de fracture entre Xabi Alonso et ses cadres : la lune de miel est terminée. Alors que les résultats bruts restent corrects, l'ambiance se délite dangereusement. Le technicien basque, arrivé en héros, doit vite éteindre l'incendie avant que le vestiaire ne le consume.

  10. De la machine à gagner à l'équipe de Haaland et Foden : le déclin insidieux de City

    Pep Guardiola avait coutume de qualifier Tottenham de « Harry Kane team ». L'ironie veut qu'aujourd'hui, son Manchester City ressemble de plus en plus à une « équipe Haaland et Foden ». Si les Citizens ont arraché une victoire inespérée contre Leeds samedi (4-3), ce succès en trompe-l'œil ne masque plus les fissures d'un collectif qui a perdu son aura d'invincibilité. Entre la perte de ses leaders historiques, l'absence de Rodri et une incapacité chronique à tenir un score, City semble avoir perdu la recette mentale qui faisait sa force, malgré des centaines de millions investis.

  11. Donnarumma face au choc culturel : en Angleterre, les gardiens ne sont pas des espèces protégées

    Lorsque Manchester City a enrôlé Gianluigi Donnarumma pour succéder à Ederson, les débats se focalisaient quasi exclusivement sur son jeu au pied. Trois mois plus tard, le problème est ailleurs. Ciblé par les attaques adverses sur coups de pied arrêtés, l'Italien découvre à ses dépens la permissivité de l'arbitrage anglais. Excellent sur sa ligne mais fébrile dans les airs et agaçant dans ses contestations, "Gigio" doit impérativement durcir son jeu et accepter la nature physique de la Premier League s'il veut s'imposer durablement.

  12. Le piège de la ligne haute s'est-il refermé sur le Barça de Flick ?

    Le carton 4-0 contre l'Athletic Bilbao samedi a offert un répit bienvenu au FC Barcelone, marquant son premier clean sheet depuis neuf matchs. Mais cette éclaircie domestique ne masque pas une réalité plus sombre : la défense ultra-haute de Hansi Flick, si efficace la saison passée, est devenue le talon d'Achille de l'équipe en Europe. Alors que les critiques pleuvent, de Thierry Henry à Ruud Gullit, et que se profile un déplacement périlleux à Chelsea, l'obstination tactique du coach allemand pourrait compromettre les ambitions européennes du club.

  13. Purges, colère et renaissance : les douze mois fous de Ruben Amorim à Manchester

    Ce lundi, face à Everton, Ruben Amorim fêtera son premier anniversaire sur le banc de Manchester United. Douze mois marqués par des tempêtes, des purges spectaculaires (Rashford, Garnacho) et des résultats en dents de scie qui ont failli lui coûter sa place. Mais aujourd'hui, les voyants passent au vert. Alors que les performances s'améliorent et que la culture du club change enfin, le pari de la patience fait par Sir Jim Ratcliffe semble porter ses fruits. Reste maintenant au Portugais à transformer l'essai.

  14. « Son talent est infini » : Dro Fernandez, la pépite du Barça comparée à Iniesta

    Pedro Fernandez Sarmiento, dit « Dro », 17 ans, impressionne au FC Barcelone. Le milieu offensif a marqué lors de ses débuts en amical puis délivré une passe décisive en Ligue des champions face à l'Olympiacos, devenant le deuxième plus jeune passeur de l'histoire de la compétition. Recruté à 14 ans par le Barça, il a remporté le triplé avec les U19 en 2024-25. Hansi Flick le fait monter en puissance. Ses anciens entraîneurs le comparent à Iniesta. Prolongation prévue en janvier.

  15. De flop annoncé à pilier de City : la renaissance de Nico Gonzalez en sentinelle

    Nico Gonzalez, recruté 50 millions de livres en février pour remplacer Rodri blessé à Manchester City, a connu un début difficile. Écarté lors de la fin de saison compliquée des Citizens, l'Espagnol s'est imposé depuis août comme le titulaire au poste de sentinelle. Il a démarré 9 des 12 derniers matches et brillé contre Liverpool. Guardiola le décrit comme « fondamental » et « extrêmement réceptif aux consignes ».