Après les émotions fortes de la Ligue des champions en milieu de semaine, les championnats nationaux ont repris leurs droits ce week-end… et le spectacle a été au rendez-vous. Aux quatre coins de l’Europe, les courses au titre et aux places européennes s’intensifient, avec encore de nombreux rebondissements à prévoir d’ici la fin de la saison.
L'histoire devait être belle : le petit frère prodige marchant dans les pas du grand frère héros. Mais six mois après son arrivée à Dortmund pour près de 40 millions d'euros, Jobe Bellingham est loin du compte de fées vécu par Jude. Avec seulement 11 titularisations, une exclusion malheureuse et une ingérence paternelle gênante, le milieu de 20 ans peine à sortir de l'ombre familiale. Alors que les blessures et les départs lui offrent enfin une opportunité de briller en Ligue des Champions face à Tottenham, la question se pose : Jobe a-t-il les épaules pour survivre à la comparaison et s'imposer, ou est-il condamné à être "l'autre Bellingham" ?
L'image restera comme l'épitaphe de son mandat. Dimanche soir, après la défaite en Supercoupe d'Espagne contre Barcelone, Xabi Alonso a demandé à ses joueurs de former une haie d'honneur pour le vainqueur. Kylian Mbappé a refusé, emmenant ses coéquipiers vers les vestiaires. Alonso, impuissant, a dû suivre le mouvement. Cette scène résume à elle seule pourquoi le technicien basque a été limogé après seulement huit mois : il a tenté d'imposer des principes collectifs à un groupe d'individualités qui se considèrent au-dessus de l'institution. Retour sur l'échec d'un des meilleurs tacticiens du monde face à une équipe "incoachable", broyé par les ego de Vinícius, Mbappé et les fantômes du Bernabéu.
Dimanche soir, après un triste match nul à Gérone (1-1), aucun joueur du Real Madrid ne s'est arrêté en zone mixte. Un silence assourdissant qui en dit long. Trois matchs nuls consécutifs en Liga, une première place cédée au Barça et des rumeurs de fracture entre Xabi Alonso et ses cadres : la lune de miel est terminée. Alors que les résultats bruts restent corrects, l'ambiance se délite dangereusement. Le technicien basque, arrivé en héros, doit vite éteindre l'incendie avant que le vestiaire ne le consume.
Thomas Tuchel a qualifié l'Angleterre pour la Coupe du monde 2026 avec un bilan parfait : huit victoires, zéro but encaissé. Les Three Lions visent leur premier trophée majeur depuis 1966. Mais six dilemmes subsistent : gérer Bellingham, trouver un plan B à Kane, choisir le partenaire de Stones, rappeler ou non Alexander-Arnold et Lewis-Skelly, accepter Foden comme joker, et trancher entre Rashford, Gordon et Eze sur l'aile gauche. Sept mois pour décider.
Vinicius Junior vit des moments difficiles au Real Madrid. Remplacé lors du dernier Clasico, le Brésilien a explosé en demandant son départ avant de descendre directement au vestiaire. Ses relations tendues avec Xabi Alonso, arrivé cet été après Carlo Ancelotti, et la forme étincelante de Kylian Mbappé fragilisent sa position. Sans but ni passe décisive lors de ses cinq derniers matches, Vinicius ne se sent plus aussi important qu'avant au Bernabéu. L'Arabie saoudite pourrait être sa prochaine destination.
Entre la domination tranquille du Bayern, la forme insolente du Real Madrid et un Mbappé irrésistible, le week-end européen a encore offert son lot de contrastes.