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Euro W+Ls GFXGetty/GOAL

Arsenal en patron, le Bayern sous pression : les gagnants et perdants du week-end européen

Les leaders restent les mêmes dans les cinq grands championnats, mais les dynamiques, elles, ont évolué. En Angleterre, l’écart en tête s’est creusé. En Allemagne, il s’est au contraire resserré de manière inattendue. Et en France, l’un des prétendants majeurs a marqué le pas.

Alors, qui sort renforcé de ce week-end européen, et qui en ressort fragilisé ? GOAL fait le point avec cinq gagnants et cinq perdants.

  • Noni Madueke Arsenal 2025-26Getty Images

    GAGNANT : Arsenal

    Arsenal arrivait à Leeds sous pression. Trois matches sans victoire avaient relancé les doutes, l’écart en tête s’était réduit et le déplacement à Elland Road ressemblait à un piège classique. Les Gunners n’en ont rien fait.

    Victoire nette, autoritaire, 4-0, avec une maîtrise totale. Propulsé titulaire à la dernière minute après la blessure de Bukayo Saka à l’échauffement, Noni Madueke a montré qu’il pouvait répondre présent. Devant, Viktor Gyökeres et Gabriel Jesus ont de nouveau marqué, symbole d’une concurrence saine qui tire l’équipe vers le haut.

    Surtout, le contexte a amplifié la portée du succès. Peu imaginaient Arsenal creuser l’écart, mais les faux pas d’Aston Villa, battu à domicile par Brentford à dix, puis l’incroyable effondrement de Manchester City à Tottenham après avoir mené de deux buts, ont changé la donne.

    Résultat : six points d’avance en tête. La course au titre est loin d’être terminée, mais Arsenal vient de franchir un cap important. Et l’idée d’un sacre, attendu depuis 2004, paraît soudain beaucoup moins fragile.

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  • Hugo Ekitike Florian Wirtz Liverpool 2025-26Getty/GOAL

    GAGNANT : Les nouveaux visages de Liverpool

    Pendant qu’Arsenal trace sa route vers le titre, Liverpool joue surtout sa place en Ligue des champions. Les succès tardifs de Manchester United et de Chelsea ont maintenu les Reds à distance du top 4, mais la démonstration face à Newcastle (4-1) a offert un signal fort.

    Menés après l’ouverture du score d’Anthony Gordon, les hommes d’Arne Slot ont réagi avec autorité, portés par leurs recrues estivales. Hugo Ekitike et Florian Wirtz ont encore frappé ensemble, confirmant une complémentarité de plus en plus évidente. Passe décisive de Wirtz pour l’égalisation d’Ekitike, but du Français juste avant la pause, puis réalisation de l’Allemand après le repos : le duo a fait basculer la rencontre.

    Slot ne s’y est pas trompé, louant une association « de plus en plus naturelle », allant jusqu’à comparer le second but d’Ekitike à une inspiration digne de Romário. Quant à Wirtz, longtemps brillant sans être décisif, il commence enfin à transformer son influence en chiffres.

    Au-delà du score, c’est ce partenariat naissant qui rassure Liverpool. Dans une saison inégale, les Reds tiennent peut-être là le socle offensif de leur rebond à court et moyen terme.

  • Hamburger SV v FC Bayern München - BundesligaGetty Images Sport

    PERDANT : Bayern Munich

    Si voir Arsenal laisser filer le titre serait qualifié de naufrage historique, que dire d’un Bayern Munich en train de fragiliser la position la plus confortable d’Europe ? Car à force de points lâchés, les Bavarois se sont mis sous pression là où ils semblaient intouchables.

    Battus à Augsbourg la semaine passée, mettant fin à tout rêve de saison invaincue, les hommes de Vincent Kompany ont de nouveau calé samedi à Hambourg (2-2). Menés sur un penalty de Fabio Vieira, ils ont pourtant renversé le match grâce à Harry Kane et Luis Diaz, avant de concéder l’égalisation face au jeune Luka Vuskovic.

    Résultat : l’avance du Bayern est désormais réduite à six points, avec Hoffenheim puis le Borussia Dortmund à l’horizon en février. Un calendrier qui transforme une domination tranquille en séquence à risque.

    Kompany a tenté de calmer le jeu après la rencontre, invoquant l’enchaînement des matches et rappelant qu’« il n’y a pas d’adversaires faciles ». Reste que cette accumulation de faux pas commence à poser une vraie question : le Bayern a-t-il encore la marge mentale et collective pour gérer la pression quand la concurrence se rapproche ?

  • FBL-ESP-LIGA-ELCHE-BARCELONAAFP

    GAGNANT : Lamine Yamal

    En Espagne, le FC Barcelone a conservé la tête de la Liga au terme d’un match piège contre Elche (3-1), porté par un Lamine Yamal en net regain de forme. Gêné en début de saison par quelques pépins physiques, le prodige catalan semble enfin lancé en 2026 : buteur samedi, il affiche désormais quatre réalisations sur ses cinq derniers matches toutes compétitions confondues.

    Favori annoncé pour le Ballon d'Or 2026 avant même le coup d’envoi de la saison, Yamal avait vu son statut s’éroder après des premiers mois plus discrets, laissant le champ libre à Harry Kane, Kylian Mbappé ou Erling Haaland. Mais le timing de ce retour en forme est loin d’être anodin : phases finales de Ligue des champions imminentes, course serrée au titre en Liga et Coupe du monde à l’horizon. Tous les ingrédients sont réunis pour le relancer au premier plan.

    Hansi Flick ne s’y trompe pas. « C’est toujours une bonne chose quand il évolue à ce niveau, pour lui comme pour l’équipe. Il est encore très jeune, il peut progresser, franchir un cap. Et je pense que ça arrive », a glissé l’entraîneur allemand. Une déclaration qui a de quoi inquiéter la concurrence.

  • Real Madrid CF v Rayo Vallecano de Madrid - LaLiga EA SportsGetty Images Sport

    PERDANT : Jude Bellingham

    Le Real Madrid est resté au contact du FC Barcelone en Liga grâce à une victoire poussive face au Rayo Vallecano (2-1). Un succès arraché dans le temps additionnel sur un penalty de Kylian Mbappé, mais presque éclipsé par la sortie inquiétante de Jude Bellingham.

    Touché aux ischio-jambiers en première période après une course dans le couloir droit, l’international anglais s’est immédiatement arrêté, avant de s’effondrer près de la ligne de touche. S’il a pu quitter la pelouse en boitant, remplacé par Brahim Díaz, son visage fermé et ses larmes contenues en disaient long sur la gravité potentielle de la blessure.

    Le club madrilène n’a pas encore communiqué sur la durée d’indisponibilité, mais le timing interroge. À quatre mois de la Coupe du monde 2026, Bellingham pourrait se retrouver engagé dans une course contre la montre pour être apte à temps. Un scénario qui pèserait lourd, autant pour Madrid que pour l’Angleterre.

  • Como 1907 v Atalanta BC - Serie AGetty Images Sport

    PERDANT : Nico Paz

    La saison prochaine, Jude Bellingham pourrait bien croiser la route de Nico Paz dans la hiérarchie madrilène. Le milieu argentin s’est imposé depuis un an et demi comme l’un des hommes forts du Como en Serie A, au point que le Real Madrid devrait activer sa clause de rachat cet été.

    À 21 ans, Paz affiche un bilan solide (8 buts, 6 passes décisives) et a largement contribué à maintenir l’équipe de Cesc Fabregas dans la course à l’Europe, moins de deux ans après la montée. Dimanche encore, tout semblait réuni pour un nouveau pas en avant face à l’Atalanta, réduite à dix dès la 8e minute.

    Mais le match a basculé dans le temps additionnel. À la 98e minute, Nico Paz a eu l’occasion d’offrir la victoire sur penalty. Son tir, repoussé par Marco Carnesecchi, a laissé le jeune milieu abattu, symbole cruel d’un rendez-vous manqué.

    Fabregas a toutefois tenu à protéger son joueur, rappelant que même les plus grands ont connu ce genre d’échec, citant notamment Lionel Messi. Le message est clair : ce raté ne doit pas freiner une trajectoire ascendante, mais il rappelle combien le très haut niveau ne pardonne pas la moindre hésitation.

  • FBL-FRA-LIGUE1-PARIS FC-MARSEILLEAFP

    PERDANT : Les espoirs de titre de Marseille

    La semaine a été brutale pour l’OM. Le succès 3-1 contre le RC Lens avait brièvement relancé l’idée d’un printemps excitant sous la houlette de Roberto De Zerbi. Mais l’illusion n’a pas duré. Éliminés en Ligue des champions après une lourde défaite 3-0 à Club Brugge, aggravée par le but au bout du temps additionnel d’Anatoliy Trubin pour Benfica, les Marseillais ont brutalement replongé dans le doute.

    Dans la foulée, les rumeurs d’une séparation entre le club et De Zerbi ont refait surface, alimentées par un nouveau coup d’arrêt en championnat. Samedi, l’OM menait encore 2-0 face au promu Paris FC à huit minutes de la fin, avant de concéder deux buts tardifs et de laisser filer deux points de plus.

    Conséquence directe : Marseille pointe désormais à neuf longueurs du Paris Saint-Germain. Le titre, qui échappe au club depuis 2010, semble hors de portée. Pire encore, la dynamique inquiète pour la suite, alors que l’Olympique Lyonnais, en pleine confiance, est revenu à hauteur après dix victoires consécutives toutes compétitions confondues. L’urgence, désormais, est claire : sécuriser le podium et éviter une fin de saison sous tension.

  • FBL-FRA-LIGUE1-STRASBOURG-PSGAFP

    GAGNANT : Paris Saint-Germain

    Le PSG a encore montré qu’il savait gagner même quand tout ne se déroule pas comme prévu. Dimanche à Strasbourg, le leader de Ligue 1 a dû s’employer pour arracher un succès précieux (2-1) face à une équipe relancée par l’arrivée de Gary O'Neil. Après un penalty manqué et une égalisation alsacienne intervenue malgré l’ouverture du score de Senny Mayulu, les Parisiens ont longtemps peiné à faire la différence.

    La physionomie du match ne leur a pas vraiment souri. Une possession stérile, peu d’occasions nettes et, à un quart d’heure de la fin, l’expulsion d’Achraf Hakimi, qui semblait devoir compliquer encore un peu plus la tâche. Mais le PSG version Luis Enrique sait aussi serrer les dents. À six minutes du terme, Nuno Mendes a surgi au second poteau pour inscrire le but de la victoire et préserver deux points d’avance sur le RC Lens.

    « C’est une victoire très importante pour la confiance et pour conserver notre place en tête », a reconnu Luis Enrique après la rencontre, lucide sur une première période décevante mais satisfait de la réaction finale. Un succès au caractère affirmé, qui arrive au bon moment avant le choc à venir face à Marseille.

  • FBL-POR-LIGA-TONDELA-BENFICAAFP

    PERDANT : Jose Mourinho

    L’euphorie née de l’exploit d’Anatoliy Trubin face au Real Madrid a été de courte durée. Dimanche, Benfica est brutalement redescendu sur terre avec un triste 0-0 sur la pelouse de Tondela, une équipe pourtant engluée dans la lutte pour le maintien. Un coup d’arrêt frustrant pour José Mourinho, dont l’équipe n’a pas su transformer sa domination en victoire.

    Dans une Liga Portugal où Benfica joue déjà les poursuivants derrière un FC Porto toujours invaincu, ce nouveau faux pas ressemble à un tournant. Laisser filer deux points face à une formation qui ne compte que trois succès cette saison réduit presque à néant les espoirs d’un retour tardif dans la course au titre. D’autant que l’attention de « The Special One » commence déjà à se tourner vers un autre défi : le barrage de Ligue des champions, avec deux nouveaux duels face au Real Madrid à préparer.

    « On a manqué d’efficacité, a reconnu Mourinho après la rencontre. Le terrain était compliqué, mais l’équipe a essayé jusqu’au bout. Leur gardien a fait des arrêts importants. » Le Portugais a surtout tenu à écarter toute idée de relâchement après l’exploit européen : « Je craignais un contrecoup émotionnel ou un manque de concentration. C’est l’inverse qui s’est produit. On a respecté le match, on a tout fait pour gagner… mais on n’a pas gagné. »

    Un nul qui pèse lourd, et qui illustre une réalité plus cruelle pour Mourinho : en championnat, Benfica semble déjà regarder trop loin devant pour espérer inverser la tendance.

  • Peter Bosz PSV 2025-26Getty Images

    GAGNANT : Peter Bosz

    Éliminé d’Europe en milieu de semaine après la défaite face au Bayern Munich, le PSV Eindhoven a parfaitement réagi. Et ce dimanche a pris des allures de journée idéale pour Peter Bosz.

    Face au Feyenoord, le PSV a plié l’affaire en 17 minutes, menant 3-0 très tôt avant de gérer. Une victoire sans fioritures mais lourde de sens, puisqu’elle propulse les champions en titre à 17 points d’avance en tête de l’Eredivisie, lancés à pleine vitesse vers un troisième sacre consécutif.

    La suite de la journée a été tout aussi symbolique : le club a officialisé la prolongation de Bosz pour deux saisons supplémentaires, mettant fin aux spéculations et liant l’entraîneur au PSV jusqu’en 2028. Entre démonstration sportive et sécurité contractuelle, difficile d’imaginer meilleur rebond après une désillusion européenne.

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