Thomas Tuchel n'a jamais paru aussi heureux que durant les huit mois passés à la tête de l'Angleterre. Mais voici maintenant la partie difficile : être séparé des joueurs qu'il apprécie tant jusqu'à la prochaine trêve internationale en mars. Malgré le cynisme qui entourait sa nomination, l'Allemand s'est révélé un excellent choix et a apporté aux Three Lions le changement nécessaire.
L'Angleterre a connu des campagnes de qualification prometteuses par le passé, mais jamais elle n'avait remporté tous ses matches en route vers une Coupe du monde, ni terminé une phase qualificative sans encaisser le moindre but. Les Three Lions ont peut-être bénéficié d'un parcours relativement abordable, mais ils ont pris leur mission au sérieux, affichant une efficacité implacable. Ils ont ainsi arraché la victoire 2-0 contre l'Albanie lors de leur dernier match grâce à deux buts dans les 15 dernières minutes.
« C'est notre meilleur bilan », a déclaré le capitaine Harry Kane, qui se qualifie pour sa sixième grande compétition. « Nous allons aborder le tournoi parmi les favoris et nous devons l'accepter, c'est comme ça depuis quelques tournois maintenant. Nous progressons, nous avons vécu une excellente année avec le nouveau sélectionneur et maintenant cap sur 2026. »
L'Angleterre a de nombreuses raisons de se montrer enthousiaste pour l'année prochaine, où elle visera à mettre fin à 60 ans de disette en remportant son premier trophée majeur depuis la Coupe du monde 1966 à domicile. Les Anglais ont toujours été optimistes avant les tournois. D'autres nations y voient de l'arrogance, mais cette confiance est désormais légitime. Ils devront être pris très au sérieux aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Malgré une campagne parfaite, Tuchel a encore quelques problèmes à régler avant le tournoi en juin. Voici donc les grandes questions auxquelles le technicien allemand doit répondre au cours des sept prochains mois.






