À l’Olympique de Marseille, le mois de janvier n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Résultats décevants, mercato contesté, tensions internes : le climat est devenu pesant sur la Canebière. Face aux doutes et à l’impatience grandissante des supporters, Pablo Longoria a choisi Instagram, son canal favori, pour livrer une mise au point très attendue sur la situation du club et sur la suite de la saison.
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AFPUn mois de janvier sous haute tension
Les dernières semaines ont fragilisé l’équilibre marseillais. Sur le plan sportif, l’OM a multiplié les coups d’arrêt. La défaite cruelle face au PSG lors du Trophée des champions, l’élimination en Ligue des champions sur un scénario renversant, marquée par un but tardif du gardien de Benfica contre le Real Madrid, puis les contre-performances en Ligue 1 face à Nantes et au Paris FC ont installé un profond malaise.
Dans le même temps, le mercato hivernal a accentué l’incompréhension. Le départ des deux jeunes Minots, Robinio Vaz et Darryl Bakola, a été mal perçu, renforçant l’impression d’un projet en manque de lisibilité. Ces résultats et décisions ont logiquement placé Roberto De Zerbi sous pression, son poste devenant soudainement moins solide.
AFPDe Zerbi, Murillo et une fracture interne
La tension n’est pas restée cantonnée aux tribunes. En interne, les relations se sont crispées. Ces derniers jours, le climat s’est alourdi entre Roberto De Zerbi et Amir Murillo, le technicien italien reprochant au défenseur des performances jugées trop irrégulières, notamment après le nul face au Paris FC. L’épisode a conduit à l’écartement du joueur, désormais tout proche d’un départ vers Besiktas, attendu d’ici vendredi.
Malgré ce contexte électrique, la direction marseillaise maintient sa confiance envers De Zerbi. Une position assumée, alors que le président olympien a décidé de prendre la parole pour recadrer le débat.
AFPLe message fort de Pablo Longoria
Dans un long texte publié sur Instagram, Pablo Longoria a livré une analyse sans détour :
« Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. À Bruges, on a failli. La responsabilité est la nôtre. Entièrement. Et la seule réponse possible est de l’assumer, sans détour. Tout l’inverse du match nul de ce week-end qui n’a fait qu’accentuer la frustration. Hier contre Rennes, on a gagné. Ça ne répare rien. Mais c’était indispensable. Parce que cela rappelle une chose essentielle : quand on est ensemble, quand on accepte de se battre dans un tel contexte, on sait répondre. Et cette équipe en est capable ».
Le président espagnol insiste ensuite sur un point clé : « le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. Les vraies équipes sont celles qui tiennent dans la durée ».
AFPL’unité comme seul remède
Longoria conclut son message en appelant à un sursaut collectif : « Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. Une unité réelle, dans les faits, dans l’engagement et dans l’exigence quotidienne. Que chacun, moi le premier, puisse se regarder et se dire : j’ai tout donné. Parce que ce club est unique. Et parce que les attentes sont immenses… et légitimes ».
L’OM tentera désormais de capitaliser sur la large victoire contre Rennes en huitième de finale de la Coupe de France pour apaiser les tensions et relancer une spirale positive. Prochain test majeur : le Classique face au PSG dimanche, arbitré par Willy Delajod. La récente réunion entre dirigeants et supporters semble avoir calmé les esprits. Pour combien de temps, reste à voir.

