L’Olympique de Marseille n’en a pas fini avec son mercato hivernal. Alors que le club a déjà beaucoup bougé ces dernières semaines, un dernier départ pourrait être acté avant la fermeture de certains marchés encore ouverts. Un dossier sensible, né d’un malaise sportif et humain, accélère aujourd’hui les discussions.
AFPMercato OM : encore une dernière vente attendue cette semaine
AFPMurillo mis à l’écart, le point de rupture est acté
La semaine écoulée a laissé des traces profondes à l’OM. Dimanche, au lendemain du match nul concédé face au Paris FC (2-2), Roberto De Zerbi a dirigé une séance réservée aux remplaçants. L’entraînement s’est transformé en moment de tension lorsque le technicien italien a vivement ciblé Michael Amir Murillo. Le latéral panaméen paie des prestations jugées insuffisantes, notamment lors de la lourde défaite à Bruges (0-3) et de son entrée en jeu manquée à Paris.
La décision tombe rapidement. Murillo rejoint la réserve, sans horizon clair de réintégration. Une décision que le joueur a mal digérée, faisant une sortie énigmatique sur les réseaux sociaux le lendemain. En interne, tout le monde comprend que le divorce s’impose. Le joueur, déçu mais lucide, ne s’oppose pas à un départ. Le club non plus.
AFPUn départ devenu inévitable malgré un contrat long
Sous contrat jusqu’en 2028, Amir Murillo se retrouve pourtant sur le marché dans un contexte particulier. Les grands championnats européens ont fermé leurs portes lundi soir, réduisant les options. Reste toutefois une issue crédible : la Turquie, dont le mercato se termine vendredi.
Selon plusieurs sources concordantes, le Besiktas a pris des renseignements précis et engagé des échanges avec l’OM. Les dirigeants marseillais réclament 6 millions d’euros pour libérer leur joueur. Une alternative existe aussi, sous la forme d’un prêt assorti d’une option d’achat quasi obligatoire. Recruté pour 2,5 millions d’euros à l’été 2023, Murillo représenterait une plus-value intéressante, même si sa valeur actuelle avoisine les 10 millions selon Transfermarkt.
Getty/GOALL’OM confirme sa ligne dure et pragmatique
Ce possible transfert illustre la méthode appliquée depuis plusieurs mois à Marseille. Les situations évoluent vite, parfois brutalement. Un statut acquis ne garantit plus rien. L’été dernier avait déjà marqué un tournant, avec les départs actés d’Adrien Rabiot et de Jonathan Rowe après la violente altercation survenue dans le vestiaire à l’issue de la défaite à Rennes lors de la première journée.
Aujourd’hui encore, la direction privilégie la cohérence sportive et financière. Ce nouveau mouvement viendrait renforcer une trésorerie déjà bien garnie.
AFPUn mercato rentable avant la fermeture
Avec neuf départs et quatre arrivées, l’OM a déjà engrangé environ 31,25 millions d’euros cet hiver. Une vente supplémentaire permettrait de consolider cet équilibre économique, tout en envoyant un message clair au vestiaire. À Marseille, plus personne n’est intouchable.



