On attendait des vœux de bonne année, on a eu droit à une lettre de rupture. Pour sa première sortie de 2026 au Vélodrome, l'Olympique de Marseille a offert un spectacle désolant d'autodestruction face à un FC Nantes métamorphosé (0-2). Motivés mais trahis par leurs nerfs, les hommes de Roberto De Zerbi ont sombré dans un cauchemar éveillé, finissant la rencontre à neuf contre onze. Une performance indigne d'un prétendant aux premières places, qui voit aussi le leader lensois s'échapper au loin, tandis que les Canaris, revigorés par un mercato malin, s'offrent une bouffée d'oxygène inespérée.
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AFPVermeeren disjoncte, l'OM tremble
Le naufrage a commencé par un avertissement sans frais : un but refusé à El Arabi pour un hors-jeu millimétrique (8e). Au lieu de se réveiller, Marseille a choisi la violence. À la 26e minute, le jeune Arthur Vermeeren commettait l'irréparable avec une faute grossière sur Anthony Lopes. Carton rouge indiscutable. Réduits à dix, les Olympiens ont perdu le fil, sauvés un temps par le poteau sur un coup franc nantais (22e). Mais la fébrilité était palpable, et le Vélodrome sentait le vent tourner.
AFPRulli se troue, Centonze en profite
La sentence est tombée juste avant la pause. Sur une frappe d'Abline mal repoussée par un Geronimo Rulli fébrile et approximatif, Fabien Centonze surgissait pour ouvrir le score (39e). 0-1. Si Aubameyang avait tenté de secouer les siens de la tête plus tôt, l'OM rentrait aux vestiaires la tête basse, puni par ses erreurs et l'incertitude de son gardien argentin.
AFPNadir voit rouge, Cabella achève la bête
Le scénario catastrophe s'est poursuivi au retour des prés. Bilal Nadir, coupable d'une nouvelle faute, récoltait un deuxième carton jaune synonyme d'expulsion (56e). À neuf contre onze, la mission devenait impossible. Greenwood a bien tenté un exploit solitaire (50e), mais c'était trop peu. Rulli a retardé l'échéance par quelques arrêts, avant que Benjamin Pavard ne concède un penalty maladroit. Rémy Cabella ne se faisait pas prier pour transformer la sentence et sceller le sort du match (88e).
AFPUn coup d'arrêt brutal
Ce revers (0-2), le premier de la saison à domicile, fait tache. Relégué à huit points du leader Lens, l'OM fragilise sa place sur le podium et prépare de la pire des manières son Trophée des Champions face au PSG au Koweït. Pour Nantes, en revanche, c'est la renaissance. Grâce à ce premier succès depuis octobre, fruit d'un recrutement judicieux de "revanchards", les Canaris sortent de la zone rouge et s'emparent de la place de barragiste. L'espoir a changé de camp.



