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OM, De Zerbi fracasse Murillo et confirme les frictions dans le vestiaire

À Marseille, la tension est à son comble. À l’approche d’un OM - Rennes décisif en huitièmes de finale de Coupe de France, le malaise sportif a laissé place à des fractures internes désormais assumées publiquement. En conférence de presse lundi, Roberto De Zerbi n’a pas cherché à éteindre l’incendie. Bien au contraire. Entre aveux crus, défense assumée des conflits sur le terrain et discours implacable sur l’exigence, l’entraîneur de l’OM a confirmé que le vestiaire traverse une zone de fortes turbulences.

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    Roberto De Zerbi valide l’altercation entre Kondogbia et Vermeeren

    Depuis l’élimination en Ligue des champions à Bruges (3-0), Roberto De Zerbi doit gérer un OM sous pression permanente. Le nul concédé sur le fil face au Paris FC (2-2), après avoir mené 2-0, a laissé des traces. Dans ce contexte électrique, une altercation entre Geoffrey Kondogbia et Arthur Vermeeren a éclaté dimanche à l’entraînement, comme révélé par La Provence. Loin de démentir, Roberto De Zerbi a confirmé l’épisode face aux médias : « Ils se sont pris la tête sur le terrain », a reconnu le technicien italien à la veille du choc face à Rennes.

    Plus surprenant encore, Roberto De Zerbi a pleinement assumé sa position. « J’aimerais que mes joueurs se prennent la tête tous les jours sur le terrain. Moi je paierais pour ça, pour qu’ils puissent se fâcher sur le terrain. C’est différent par rapport au vestiaire de Rennes. Sur le terrain, c’est une chose, une demi-heure après c’est autre chose », a insisté Roberto De Zerbi. Pour lui, ces échanges traduisent une implication nécessaire dans un OM en quête de réaction.

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    De Zerbi veut voir ses joueurs se battre sur le terrain

    Dans la continuité de son raisonnement, Roberto De Zerbi a expliqué pourquoi il n’était pas intervenu lors de cet accrochage. « Il peut y avoir des échanges animés sur le terrain. C’est normal. Et de fait, je ne suis pas intervenu », a-t-il affirmé. À ses yeux, la colère canalisée sur le terrain fait partie du processus de reconstruction d’un OM fragilisé par une série de scénarios défavorables.

    Cette prise de position de Roberto De Zerbi intervient alors que l’OM s’apprête à évoluer dans un Vélodrome annoncé incandescent. Mardi à 21h10, les Marseillais joueront une qualification capitale pour les quarts de finale de la Coupe de France. Dans ce climat, Roberto De Zerbi assume de laisser parler les caractères, convaincu que l’urgence sportive exige de la tension, mais dirigée vers un objectif commun.

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    De Zerbi dénonce le manque d’implication d’Amir Murillo

    Ce lundi, Roberto De Zerbi est allé encore plus loin en revenant sur sa décision radicale concernant Amir Murillo. Le latéral panaméen a été rétrogradé avec la réserve et invité à quitter l’OM avant la fin du mercato. Une mesure forte, expliquée sans filtre par Roberto De Zerbi : « Je vais vous l'expliquer clairement, car de toute façon les choses sortent, même les fausses. Donc vous pouvez imaginer celles qui sont vraies… »

    Roberto De Zerbi a ensuite détaillé son diagnostic. « Je pense que tout le monde voit les buts pris sur des touches, les buts à quelques secondes de la fin ou quand on gagne 2-0 à la 82e et qu'on nous remonte… L'erreur footballistique, je l'accepte, je le dis toujours et je le pense. J'en fais plus que tout le monde. Mais il y a une chose que je veux voir chez mes joueurs, c'est cette faim », a martelé Roberto De Zerbi, pointant un manque d’implication incompatible avec ses exigences.

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    Le message cinglant de De Zerbi au vestiaire de l’OM

    Malgré la sévérité de ses propos, Roberto De Zerbi a tenu à nuancer son discours. « Murillo est une bonne personne, je l'aime beaucoup, c'est un joueur très fort », a-t-il précisé, avant d’élargir son message à l’ensemble du vestiaire. « S'il comprend le sens de cette chose, et ça vaut pour tout le monde : celui qui n'a pas faim ne joue pas et ne vient pas avec moi », a prévenu Roberto De Zerbi. L’entraîneur de l’OM a également cité un contre-exemple récent. « La même faim qu'a eue Mason Greenwood samedi à Paris. L'année dernière, je mettais des coups de marteau. Samedi, je peux dire qu'il a compris ce que je demandais de lui », a expliqué Roberto De Zerbi, illustrant sa méthode par des cas concrets. Pour lui, l’exigence est non négociable.

    En conclusion, Roberto De Zerbi a assumé pleinement sa ligne dure. « De par l'histoire du club, on peut faire des erreurs, on peut perdre. Mais il faut avoir cette envie, avoir cette faim et lutter. Et qui n'a pas faim ne joue plus », a-t-il insisté. Avant d’ajouter : « C'est ma décision personnelle. Je suis payé pour ça. Je peux faire des erreurs, mais ce sont des décisions qui sont toujours prises de bonne foi ». Roberto De Zerbi a enfin conclu sur un message fort, révélateur de la fracture actuelle à l’OM : « Murillo est l'un des rares joueurs qui est venu manger chez moi. Il sait combien d'affections je lui ai données. Mais je veux des gens qui ont faim. Sinon, on continuera à prendre des buts sur des touches ». À Marseille, la méthode De Zerbi est désormais claire : l’exigence avant tout.

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