La tension grimpe doucement mais sûrement en Catalogne. Alors que Barcelone vient de reprendre la tête de la Liga, un paradoxe secoue les bureaux du club : le climat intérieur tourne à l’orage malgré les bons résultats. Hansi Flick affiche un visage fermé, presque vidé, ce qui pousse les dirigeants à examiner d’autres pistes. Et parmi elles, un nom fait battre les cœurs du Camp Nou : Luis Enrique. Une prise de contact aurait même eu lieu, preuve que la situation dépasse le simple flottement sportif.
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GettyLe malaise grandissant autour d’Hansi Flick
La victoire contre Alavés (3-1) aurait dû remplir le vestiaire d’un soulagement total, d’autant plus que le Real Madrid a encore chuté dans sa quête d’échapper à Gérone (1-1). Pourtant, les images racontent tout l’inverse. Hansi Flick, pourtant auréolé de bons résultats récents, a quitté le terrain avec un air totalement défait. Raphinha, surpris par l’extrême fragilité de son entraîneur, s’est retrouvé à le réconforter.
Depuis plusieurs semaines, le coach allemand transmet une fatigue qui dépasse la simple pression du quotidien. Son attitude tranche radicalement avec celle de sa première saison, où il dégageait énergie et certitudes. Aujourd’hui, il donne l’impression de porter seul un poids trop lourd. Le club, conscient que l’usure peut fragiliser un projet entier, explore désormais ouvertement d’autres scénarios pour la fin de la saison.
AFPLuis Enrique, obsession numéro un de Joan Laporta : contact pris
Selon les informations rapportées par Don Balón, un nom circule avec insistance dans les échanges qui animent la direction barcelonaise : Luis Enrique. Joan Laporta rêve de son retour. Le président catalan aurait même effectué un premier pas vers l’actuel entraîneur du Paris Saint-Germain, preuve que le dossier avance en coulisses.
Luis Enrique reste une figure presque mythique pour Barcelone. Son passage sur le banc a marqué toute une génération et laissé une empreinte difficile à effacer. Laporta sait pourtant qu’arracher le technicien espagnol au PSG représente un défi majeur. Paris lui offre une stabilité rare, un pouvoir décisionnel très large et un environnement où il se sent écouté. Malgré cela, la direction catalane persiste : Enrique demeure la priorité numéro un.
Le Barça a toutefois prévu un plan B en cas d’échec. Mikel Arteta figure sur une short-list réduite. Le coach d’Arsenal possède un profil séduisant, déjà façonné par la Premier League et doté d’une vision claire du jeu. Mais là encore, il faudra convaincre un club qui s’appuie énormément sur son entraîneur.
Getty ImagesÀ Paris, l’inquiétude monte d’un cran
Pour le PSG, la rumeur tombe au moment le moins opportun. Le club traverse une période tranquille, presque idéale, avec un entraîneur solidement installé aux commandes. Luis Enrique entame sa troisième saison à Paris, fort d’un bilan plus que solide et d’une relation fluide avec ses dirigeants. Jamais un technicien n’avait bénéficié d’une telle liberté depuis l’arrivée du Qatar dans la capitale.
Son éventuel départ bouleverserait tout : la structure sportive, le vestiaire et les ambitions du club. Pour le moment, rien n’indique qu’il souhaite répondre favorablement aux avances catalanes, mais l’intérêt de Barcelone ne passe pas inaperçu. À Paris, on suit le dossier de près, conscients que le prestige du Barça peut parfois renverser des certitudes.



