À la veille du choc entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille, Luis Enrique a pris la parole face aux médias avec une sérénité apparente, mais des messages précis. Le rendez-vous, programmé dimanche soir au Parc des Princes (20h45), conclura la 21e journée de Ligue 1 et s’annonce décisif, autant sur le plan sportif qu’émotionnel. Entre gestion des corps, attentes du public et incertitudes tactiques, l’entraîneur parisien a balayé tous les sujets brûlants.
AFPPSG-OM : Luis Enrique pose le décor, entre calme, ambition et avertissements avant le Classique
AFPUne semaine pour souffler avant le grand rendez-vous
Le technicien espagnol n’a pas caché sa satisfaction après une semaine sans match.
« A chaque fois qu'on peut avoir un peu de repos, c'est important pour les joueurs. On est content. On a envie de jouer un Classique. C'est important pour le classement et aussi pour nos supporters », a lancé le technicien espagnol.
Pour Luis Enrique, ce temps de récupération tombe à point nommé. Le calendrier dense impose des pauses stratégiques, surtout avant une affiche aussi chargée. Il s’attend toutefois à un OM fidèle à son identité récente. « Je pense que les Marseillais vont montrer le même niveau que lors du dernier match contre nous ».
AFPUn OM respecté, mais sans crainte
L’entraîneur du PSG refuse toute forme de condescendance. Il insiste sur la qualité collective marseillaise et sur la philosophie commune des deux équipes.
« Ils ont une très bonne équipe, avec des bons joueurs et un très bon entraîneur. C'est une équipe semblable à la nôtre dans la mentalité d'attaque », a indiqué l’ancien sélectionneur de la Roja.
Le Classique reste un match à part. Les automatismes comptent, mais l’intensité émotionnelle pèse tout autant. « C'est un match particulier. On sait l'importance de ce match pour nos fans ».
AFPUn PSG leader, mais encore perfectible
Premier du championnat devant Lens (2e, 46 points), le Paris Saint-Germain (48 points) avance en tête, sans pour autant se satisfaire de son rendement actuel.
« Cette saison, on a eu des circonstances différentes. On a bien fait le boulot. On est premier en championnat. On attend d'être plus précis », a souligné Luis Enrique.
Le message est clair : la marge de progression existe encore, notamment dans la finition et la gestion des temps forts.
AFPAmbiance du Parc : appel au calme
À l’approche du Classique, la question de l’atmosphère en tribunes revient systématiquement. Si le PSG a prévenu ses supporters avant le Classique, Luis Enrique a tenu à cadrer le débat.
« A chaque fois qu'on joue ce type de match, l'ambiance est différente. Ce que j'aimerais c'est de ne pas voir de violence ».
L’entraîneur souhaite un spectacle total, mais uniquement sur le terrain. « On cherchera à jouer un match offensif. Profitez du match, du PSG, c'est ce que j'aimerais voir ».
GettyDembélé, entre éclairs et gestion physique
Interrogé sur Ousmane Dembélé, Luis Enrique a livré une analyse sans détour. « A chaque fois qu'Ousmane est à 100 %, il est très régulier mais il a eu des blessures ».
Le staff parisien avance avec prudence : « On a bien géré ces blessures, sans prendre de risque mais il y a le calendrier, et parfois de la fatigue. Il montre que c'est un joueur différent ».
AFPSafonov, Chevalier : le suspense dans les cages
Le poste de gardien alimente les discussions. Le coach préfère temporiser. « Pour faire un bilan il vaut mieux attendre la fin de saison. Je suis très content d'avoir trois gardiens de qualités ».
La titularisation de Matvey Safonov ou de Lucas Chevalier reste incertaine jusqu’à la dernière minute, signe d’une concurrence assumée.
AFPLes leçons du passé face à Marseille
Le PSG garde en mémoire la défaite à l’aller au Vélodrome (1-0) et le Trophée des champions arraché aux tirs au but au Koweït en janvier dernier. « C'était deux matchs différents. A Marseille ils ont joué plus long ».
Luis Enrique anticipe une opposition ouverte. « Ce sera un match ouvert, très difficile. Ils sont dans une position compliquée au classement. On cherchera à gagner le match pour rester premier », a-t-il poursuivi.
Getty ImagesDro Fernandez, un projet sur la durée
Seule recrue hivernale, Dro Fernandez n’arrive pas avec une pression immédiate. « Je ne sais pas qui jouera demain. On a signé Dro pour 4-5 ans, pas pour un ou deux matchs ».
Le coach insiste sur la patience : « Quand les joueurs sont jeunes, le temps de maturité est long. Il n'y a pas de précipitation ».
Getty Images SportNdjantou touché, Hakimi au repos forcé
La blessure de Quentin Ndjantou, contraint à une opération qui va l’éloigner pendant plusieurs mois, a affecté le groupe. « Il est très jeune, c'est un problème pour l'équipe, j'aime sa qualité à jouer à différents postes et ses qualités ».
Achraf Hakimi, suspendu après son rouge contre Strasbourg (1-2), va souffler. « La première chose qu'il doit faire, c'est se reposer ».
Luis Enrique précise : « Il a joué beaucoup à la CAN. Il a besoin de repos, de libérer son esprit. Ce sera un joueur décisif pour nous ».
AFPOM-PSG, un duel de philosophies : Lucho défend De Zerbi
Sur le plan tactique, l’Espagnol refuse d’anticiper pour son adversaire : « Il faut poser la question à Mr De Zerbi. Son équipe aime avoir le ballon. J'aime les entraîneurs avec cette mentalité. Je ne peux contrôler que mon équipe. C'est un match très motivant pour nous, un match d'une importance vitale ».
Il conclut avec une forme de respect mutuel, tout en défendant le coach marseillais, dans les collimateurs des médias : « Je cherche à dire le contraire de ce que disent les journalistes. C'est facile. Tu critiques De Zerbi ? Je le défends. Tu critiques un entraîneur ? Je le défends. C'est normal. On sait que nous les entraîneurs de Ligue 1 et de Ligue 2 si on gagne nous sommes incroyables et si on perd nous sommes catastrophiques ».