L’Olympique de Marseille a mis fin au suspense en pleine nuit. Comme évoqué quelques heures plus tôt par RMC Sport, le club phocéen a officialisé la séparation avec Roberto De Zerbi. Une décision lourde, assumée, qui ouvre immédiatement la question de sa succession sur le banc marseillais.
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(C)Getty ImagesUne annonce officielle au cœur de la nuit
C’est dans la nuit de mardi à mercredi que l’OM a confirmé l’information. Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’équipe première. Arrivé en 2024 avec l’ambition de redonner une identité forte au jeu marseillais, le technicien italien quitte le club après un an et demi de collaboration.
Le communiqué publié par le club ne laisse aucune place au doute sur le caractère collectif de la décision :
« L’Olympique de Marseille et Roberto De Zerbi, entraîneur de l’équipe première, annoncent la fin de leur collaboration d’un commun accord. À la suite d’une concertation réunissant l’ensemble des parties prenantes de la direction du club – propriétaire, président, directeur du football et entraîneur – il a été décidé d’opter pour un changement à la tête de l’équipe première. Une décision collective, difficile, prise au terme d’une réflexion approfondie dans l’intérêt du club pour répondre aux enjeux sportifs de cette fin de saison. L’Olympique de Marseille tient à remercier Roberto De Zerbi pour son investissement, son engagement, son professionnalisme et son sérieux, marqués notamment par la 2ᵉ place obtenue lors de la saison 2024/25. Le club lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière ».
AFPDes résultats qui ont précipité la rupture
Ces dernières semaines ont fragilisé la position de l’entraîneur italien. L’élimination en Ligue des champions après la lourde défaite à Bruges (3-0) a laissé des traces profondes. Le revers subi face au PSG dimanche en Ligue 1, avec un score sans appel de 5-0, a fini par rendre la situation intenable. Tout ceci sans oublier la tension née dans le vestiaire ces derniers jours, ce qui a d’ailleurs provoqué le départ d’Amir Murillo au Besiktas dans les dernières heures du mercato turc.
Ces défaites ne résument pas tout, mais elles ont mis en lumière un manque de réaction collective et une perte de repères sur le terrain. Un constat partagé en interne.
AFPUne journée décisive au centre RLD
Mardi, Roberto De Zerbi s’est bien présenté au centre Robert Louis-Dreyfus. L’entraîneur a observé, échangé, évalué. Mais l’atmosphère pesante et l’état d’esprit du groupe l’ont profondément marqué. Les discussions avec la direction ont suivi.
Peu à peu, une évidence s’est imposée. Touché par la situation sportive et le comportement de ses joueurs, De Zerbi ne se sentait plus en mesure de poursuivre sa mission. Dans la nuit, un accord de séparation a été trouvé, scellant définitivement la fin de l’aventure.
Getty ImagesL’OM assume un choix stratégique
Le message envoyé par la direction marseillaise se veut clair. Ce changement vise à provoquer un électrochoc immédiat, en lien direct avec « les enjeux sportifs de cette fin de saison ». Malgré une deuxième place obtenue lors de l’exercice 2024/25, le club estime qu’un nouveau souffle devient nécessaire.
À Marseille, le temps manque souvent. Les décisions tombent vite. Celle-ci ne fait pas exception, alors qu’il y a très peu, Pablo Longoria voulait faire de De Zerbi le Diego Simeone de l’OM.
AFPHabib Beye, un nom qui s’impose
Dès l’officialisation du départ, la question du successeur a pris le dessus. Et un profil ressort déjà. Habib Beye. Ancien défenseur de l’OM, désormais entraîneur, il coche plusieurs cases aux yeux de certains décideurs.
Sa candidature circule également du côté de Nantes, mais la piste marseillaise gagne en consistance. Après les premières informations de La Minute OM, Romain Molina a renforcé cette tendance avec une phrase lourde de sens : « Clasico n’a pas perdu de temps pour essayer de placer (médiatiquement notamment) Beye ».
AFPUn pari audacieux pour Marseille
Habib Beye connaît le contexte, la pression, l’exigence du Vélodrome. Il incarne une nouvelle génération d’entraîneurs, avec un discours direct et une capacité à fédérer rapidement. Des qualités recherchées dans un vestiaire en quête de repères immédiats.
Mais ce choix comporterait aussi une part de risque. Passer de l’idée à la réalité demande du temps, et Marseille n’en offre que rarement. Le départ de Roberto De Zerbi marque un nouveau virage. La suite s’écrira vite. Très vite.

