Titis du PSG Zaire-Emery Bitshiabu KariGetty Images

PSG : Bitshiabu, Zaïre-Emery, Kari… comment le Bayern Munich a tenté de séduire les titis

Au Bayern Munich, on aime les jeunes de la formation parisienne. Après Tanguy Kouassi, qui a quitté le PSG à l’issue de son contrat aspirant en 2020, Warren Zaïre-Emery, El Chadaille Bitshiabu et Ayman Kari (prêté à Lorient lors du dernier mercato) ont été les cibles du champion d’Allemagne.

Si Paris est parvenu à conserver ses titis, la situation a été tout proche de basculer pour le dernier d’entre eux. Avant de signer son premier contrat pro avec son club formateur, le milieu de terrain a été tout proche de s’engager avec les Bavarois, alors que l’ancienne direction sportive ne lui garantissait pas la possibilité de s’entraîner avec les pros.

Au Bayern, le mode de fonctionnement permet en effet une intégration plus aisée pour les jeunes pouces. Avec un effectif limité à un peu plus d’une vingtaine de joueurs de champ, le géant germanique a en effet la capacité de donner à des joueurs en post-formation un temps de jeu conséquent. 

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Un temps de jeu que Paris ne peut pas garantir

Du haut de ses 17 ans, Mathys Tel en est l’exemple parfait : s’il n’a démarré qu’un match cette saison, l’ancien Rennais en est déjà à 17 apparitions sous ses nouvelles couleurs avec 4 réalisations au compteur, alors qu’il n’avait disputé que 79 minutes (en 10 matchs) la saison passée en Bretagne. Cette saison, le géant allemand a aussi réussi à intégrer Paul Wanner (2005) ou Arijon Ibrahimovic (2005).

Capable de se montrer attractif sur le plan financier, le club allemand impressionne aussi sur la forme. En 2020, alors que Tanguy Kouassi était proche de rejoindre le Stade Rennais, Munich est entré dans la danse dès lors que le joueur, qui évolue désormais au FC Séville, a fait part de son intention de ne pas prolonger dans la capitale.

Pour arracher la signature de l’international espoirs, il a donné des garanties des garanties que peu de formations européennes de ce niveau sont en capacité de proposer : un connaissance technique parfaite du joueur, un plan d’évolution sur plusieurs année, une volonté et de l’espace pour le faire jouer ainsi qu’un logement pour sa famille afin de ne pas le laisser seul.

Mobiliser toutes les ressources du club pour séduire

Pour Ayman Kari, qui a visité les installations munichoises et a pu échanger avec Julian Nagelsmann, le projet de développement était identique : être un élément constant du groupe professionnel et effectuer des apparitions régulières. Ce qu’il n’a pas eu cette saison à Paris, où il a choisi de rester (ce qui était sa priorité).

Entre le PSG et le Bayern Munich, la différence se situe notamment sur l’approche que l’on décrit comme plus professionnelle de l’autre côté du Rhin. Pour boucler la venue d’un joueur sous contrat aspirant, l’équipe bavaroise est en capacité de mobiliser toutes les ressources de son club, donnant aux recrues en puissance le sentiment d’être considéré comme des joueurs de l'équipe première, de venir dans un club attentif aux détails et à l'histoire importante. Alors que dans le même temps, la saison dernière, Leonardo ne s’est pas impliqué dans les discussions de certains contrats pro.

Malgré la signature d’El Chadaille Bitshiabu et de Warren Zaïre-Emery, l’adversaire du PSG surveille toujours avec attention leur situation. A intervalles réguliers, le sextuple champion d’Europe prend des nouvelles du jeune défenseur mais aussi du milieu de terrain qui a, à peu près, toute l’Europe à ses pieds. Mardi soir au Parc des Princes, il aura certainement l’occasion de voir d’un peu plus près les prouesses de WZE, qui sera vraisemblablement dans le onze de départ. 

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