Devenu indispensable à Guardiola, Bernardo Silva vit une deuxième saison rayonnante à Manchester City

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Pour sa deuxième saison en Angleterre, Bernardo Silva est devenu indispensable à son entraîneur, Pep Guardiola. Sa polyvalence est notamment un atout.

"La performance de Bernardo Silva était un chef d’œuvre. Tout le monde sait que les ailiers sont en compétition pour jouer. Mais pour l’instant, il y a Bernardo et 10 autres joueurs. Il est est loin devant les autres, donc c’est pourquoi, en ce moment, il joue." Ces affirmations prononcées par Pep Guardiola suite à la victoire de Manchester City contre Chelsea datent du 5 août dernier mais, à l'aube du printemps européen, elles semblent toujours sonner justes. 

Pour sa deuxième saison à Manchester City, Bernardo Silva n'a cessé de faire perdurer son statut d'incontournable dans l'esprit de son entraîneur. Un poids qui se matérialise notamment au niveau du temps de jeu conséquent de l'international lusitanien. Seul Ederson (45) a disputé plus de matches que Bernardo Silva (43) dans l'effectif citizen. Parmi les joueurs de champ, l'ancien élément de l'AS Monaco (3370 minutes) est seulement devancé par Aymeric Laporte (3542) et  Kyle Walker (3494) en termes de minutes passées sur le terrain. 

La polyvalence est un facteur important afin d'expliquer la progression de Bernardo Silva par rapport à son premier exercice en Angleterre. Capable d'évoluer aussi bien sur une aile que dans un rôle de relayeur, voire de meneur de jeu. En outre, le natif de de Lisbonne sait faire apprécier sa capacité à combiner dans les espaces réduits, en garantissant un important degré de contrôle avec le ballon, là où d'autres éléments excentrés, comme Sterling, Sané et Mahrez apportent plus de verticalité. Les blessures récurrentes d'un Kevin de Bruyne à la recherche de son meilleur rythme, en plus du temps de jeu géré de David Silva sont aussi des explications à la montée en régime nette de Bernardo Silva tout au long de cette campagne.

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Bernardo Silva Stats*stats Opta 

Au-delà de sa finesse technique, Bernardo Silva a également démontré une grande implication sur le plan défensif, fournissant une débauche d'énergie salutaire, notamment dans son pressing dès la perte de balle. Le 3 janvier dernier, au terme de la victoire obtenue face à Liverpool (2-1), Guardiola avait souligné la prestation de son joueur, auteur de 13,7 kilomètres parcourus, un record en Premier League cette saison : "Il est le plus petit, mais il nous montre que pour jouer au football, vous n'avez pas besoin d'être le plus grand (1,73 cm) ou le plus physique. Il est incroyable. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu de telles performances."

Un atout pour se rapprocher des clubs qui comptent en Ligue des champions 

Le défi sera cependant de taille face à Tottenham, ce mardi soir en quart de finale aller de la Ligue des champions (21h00). En effet, rarement durant le cycle de Guardiola, Manchester City n'a su transposer sa domination aperçue en Premier League hormis durant quelques laps de temps ou rencontres en Europe, face à des adversaires moins relevés (Schalke, le Chaktior en phase de groupe cette saison). Le défi sera donc de taille pour Manchester City qui ne jouit pas d'une expérience faramineuse dans la compétition (une seule participation en demi-finale, disputée en 2015-2016 contre le Real Madrid). 

En conférence de presse, avant la rencontre, Pep Guardiola a prévenu ce qu'il voulait voir de la part de ses joueurs, en sachant que le club citizen a disposé de 3 jours de repos pour la rencontre et Tottenham, le double. "Bien sûr, c'est un avantage [pour Tottenham de se reposer]. Mais pour vous battre pour tout, vous devez surmonter cela. Si nous ne participons plus à cette compétition, nous aurons peut-être plus de jours. Alors c'est le défi. Notre club, Manchester City, n'a pas vécu dans son histoire ce genre de situation. Les grands clubs surmontent ces situations, ils ne se plaignent pas."

Afin d'être considéré comme l'un des clubs qui comptent en Europe, à l'instar des Real Madrid, FC Barcelone ou Bayern Munich, toujours cités par le coach espagnol, l'apport de Bernardo Silva ne sera pas de trop. 

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