Les déclarations de Noël Le Graët sur Zinédine Zidane font couler beaucoup d'encre. De nombreuses personnalités du football se sont exprimées afin de partager leur indignation comme Kylian Mbappé, Daniel Riolo ou encore Christophe Dugarry.
Champion du monde en 1998 et vainqueur de l'Euro 2000, Frank Leboeuf a pris la parole à son tour dans les colonnes du Parisien.
"On connaît la capacité du président à sortir de telles âneries"
L'ancien joueur de Laval, Strasbourg, Chelsea et de l'OM est choqué par les déclarations de Noël Le Graët : « Je me suis d'abord demandé : « Pourquoi ces attaques gratuites envers quelqu'un qui n'a rien demandé. » Ce n'est pas le « j'en ai rien à secouer » qui me choque le plus. On connaît la capacité du président à sortir de telles âneries. C'est surtout la phrase : « S'il m'avait appelé, je n'aurais pas répondu. » Mais pourquoi autant de méchanceté ? Quel manque de respect incroyable. Après qu'il dise que le poste est pris, cela n'est pas un problème. Mais pas avec ce mépris. Franchement, quel est l'intérêt de cette sortie publique ? »
Frank Leboeuf pense que les propos de Noël Le Graët peuvent également nuire à Didier Deschamps : « Garder Deschamps ne veut pas dire être contre Zidane. Tout le monde est d'accord pour dire qu'il fallait prolonger Didier. Mais là, Le Graët met Didier Deschamps dans une situation difficile en laissant croire qu'il pense les mêmes âneries que lui sur Zizou. Comme Le Graët raconte qu'il mange avec Didier et, limite, que ce sont eux deux qui vont choisir le prochain président, on a l'impression que Didier est d'accord sur Zizou. Clairement, Le Graët met aussi Deschamps dans l'embarras. Il rend Didier complice de ses bêtises sur Zizou. Tout cela est indécent. D'ailleurs, était-il dans un état normal quand il s'est exprimé ? C'est bizarre. »
Leboeuf veut garder Deschamps mais demande le départ de Le Graët
Leboeuf a aussi confié au Parisien que Noël Le Graët devait quitter la présidence de la Fédération française de football (FFF) mais que Didier Deschamps devait rester sélectionneur des Bleus : « Il faut se dire qu'il y a un temps pour tout et que celui d'arrêter est arrivé. L'avenir des Bleus, c'est Didier. Mais l'avenir de la FFF, ce n'est pas d'attendre la fin de mandat du président en 2024. Il lui faudrait partir avant. Quand on manque autant de diplomatie à un poste qui est quand même assez politique, c'est qu'on n'est plus en capacité de l'exercer. En plus, se payer ainsi quelqu'un qui n'a rien demandé et qui ne l'a jamais égratigné, c'est nul. »
« N'importe qui d'autre aurait pris un tacle gratuit comme le sien, j'aurais été scandalisé de la même manière », a ajouté Leboeuf.
