Mardi soir, le Paris Saint-Germain a décroché sa place pour les demi-finales de la Ligue des champions au terme d’un match à rebondissements. Vainqueurs 3-1 à l’aller au Parc des Princes, les Parisiens se sont inclinés 3-2 à Villa Park, frôlant la catastrophe. Une prestation qui a fait bondir Emmanuel Petit, très critique à l’issue de la rencontre sur RMC.
AFP
Getty Images SportUn scénario digne d’un thriller
Après avoir rapidement pris l’avantage grâce à deux buts dans la première demi-heure de jeu, le PSG semblait se diriger tranquillement vers une qualification sans encombre. Avec un score cumulé de 5-1, tout indiquait une soirée maîtrisée pour les hommes de Luis Enrique. Mais c’était sans compter sur un relâchement soudain, qui a permis à Aston Villa de revenir à 5-4 sur l’ensemble des deux matchs.
AFPUne fin de match angoissante à Villa Park
La dernière demi-heure a été un véritable supplice pour les supporters parisiens. Sous la pression des Anglais, les coéquipiers de Willian Pacho ont perdu leur calme et leur rigueur défensive. Un scénario que Emmanuel Petit a vivement dénoncé dans l’émission After Foot, sur RMC. « Moi, j’ai vu de la peur », a-t-il lancé, sans détour.
« Quand tu as autant de maîtrise sur les 20 premières minutes de jeu, que tu mènes 5-1 sur les deux matchs et que d’un seul coup tu commences à tomber dans la facilité, une certaine arrogance dans ton jeu et que tu en oublies les principes qui ont fait ta force pendant tellement de semaines… J’ai vu la moitié de l’équipe se cacher. Regarde le nombre de fois où ils ont balancé derrière alors qu’avant, ils sortaient le ballon et relançaient même sous pression. Si vraiment ils n’avaient pas eu peur, ils auraient montré ce caractère-là », a-t-il ajouté.
Getty Images SportEmmanuel Petit : "J'ai vu des Parisiens trembler"
L’ancien international français n’a pas mâché ses mots en analysant la performance du PSG :
« Ils balançaient en permanence, n’arrivaient plus à construire… Ils flippaient les mecs! Tous les supporters parisiens flippaient également car ils ressentaient la même chose. À aucun moment les joueurs n'envoyaient des signaux positifs. On a tremblé jusqu’à la dernière minute, jusqu’à la reprise de volée sauvée sur la ligne. Ce sont des choses qu’on ne pensait plus revoir du côté du PSG ».
Pour lui, cette seconde période a ravivé les pires souvenirs du passé en Ligue des champions. Il a notamment pointé du doigt le manque de caractère, la fébrilité défensive, et une forme d’arrogance coupable :
« S’il n’y avait pas eu Donnarumma… Alors qu’il y avait quand même 5-1! J’ai vu des joueurs flipper. Défensivement, c’était du grand n’importe quoi. C’était à l’arrachée, il n’y avait plus de maîtrise. Ils sentaient progressivement que les démons du passé revenaient. Que ça leur serve de leçon, car à 2-0 ils ont arrêté de jouer et sont tombés dans l’arrogance ».
AFPUne demi-finale sous tension
Le PSG affrontera désormais le vainqueur du duel entre le Real Madrid et Arsenal. Après la démonstration 3-0 des Gunners à l’aller, le suspense reste entier avant le match retour au Bernabéu ce soir. Pour la double confrontation du dernier carré, le Paris Saint-Germain voyagera au match aller avant de recevoir à domicile pour la manche retour.