À quelques heures du déplacement à Caen pour affronter Bayeux en 16es de finale de la Coupe de France, une décision interne agite déjà la Commanderie. Selon les informations rapportées par L’Équipe, Roberto De Zerbi s’oriente vers un groupe profondément remanié, avec deux absences qui ne passeront pas inaperçues.
AFP
AFPUn contexte lourd après la désillusion face au PSG
Le timing ne doit rien au hasard. Jeudi soir, l’OM a laissé filer le Trophée des champions face au Paris Saint-Germain au terme d’un scénario cruel, conclu aux tirs au but après un nul (2-2, 4-1 tab). Un retour tardif du Koweït, dans la nuit de vendredi à samedi, suivi d’un week-end de récupération sous contrôle.
Fidèle à ses principes, De Zerbi a adapté le programme. Séances individualisées, repos ciblé pour les cadres, gestion au cas par cas. Dimanche matin, lors de l’entraînement collectif, un détail attire pourtant l’attention : Robinio Vaz n’apparaît pas avec le groupe.
Getty ImagesRobinio Vaz, un signal fort envoyé
À 18 ans, Robinio Vaz traverse une période plus délicate. L’attaquant s’entraîne à part, sans communication officielle du club. Aucune blessure déclarée. Aucun mot pour expliquer cette situation. Mais selon les informations du quotidien sportif, sa présence dans le groupe pour Bayeux paraît compromise.
Ce choix confirmerait une tendance déjà visible ces dernières semaines. Le temps de jeu du jeune Marseillais fond. La concurrence pèse. Et le message semble clair : à l’OM, l’exigence ne s’adapte pas à l’âge. Même en Coupe de France. Son avenir reste incertain dans le Sud de la France, vu que les négociations pour une prolongation sont bloquées. Pour profiter de la situation, l’AS Roma et d’autres cadors européens sont à l’affût pour se l’adjuger, même si la formation italienne ne serait plus trop dans la course.
AFPAubameyang préservé, un cas à part
Le dossier Pierre-Emerick Aubameyang relève d’une autre logique. À 36 ans, l’international gabonais encaisse une accumulation rare. Peu de coupures depuis décembre. Une CAN disputée dans un climat tendu avec le Gabon, entre soupçons de blessure musculaire et sanctions disciplinaires évoquées par le ministère des Sports, jusqu’à une exclusion de la sélection.
À cela s’ajoute le poids du dernier Classique. Cette occasion manquée face au PSG, qui aurait pu faire basculer le match, a laissé des traces. Physiques. Mais aussi mentales. Dans ce contexte, De Zerbi choisit la protection. Préserver son attaquant phare plutôt que l’exposer inutilement sur un terrain de Coupe.
AFPUn OM remodelé et un message clair
Face à Bayeux, l’OM pourrait donc afficher un visage différent. Plus jeune. Plus frais. Une opportunité pour les remplaçants. Un avertissement pour d’autres. Depuis son arrivée, Roberto De Zerbi assume une gestion directe, humaine, mais sans passe-droit.
Même en Coupe de France, personne ne bénéficie d’un statut intangible. Et à Marseille, le message passe encore une fois par les actes, en attendant la confirmation.

