A Paris, le confort a rarement été une situation dans laquelle Presnel Kimpembe s'est retrouvé. A l'exception de la saison passée, lorsque la hiérarchie en défense centrale était parfaitement définie, l'internationale français a souvent dû faire face à la concurrence et aux épreuves.
Comme Goal l'évoquait en début de saison, le Titi était revenu de l'Euro avec des douleurs à une cheville malgré trois semaines de repos. Et à peine six jours après ce retour, il enchaînait comme titulaire contre Lille, lors du Trophée des champions, avec une prestation remarquée malgré une absence de préparation physique.
Parmi ses proches, on s'attendait à le voir souffler contre Clermont (4-0, le 11 septembre) ou Metz (2-1, le 22) notamment. Mais le Français n'a jamais rechigné. « Il y a de la fatigue mais je me tiens à disposition de l'équipe et du staff, expliquait « Presko » juste avant la réception de Leipzig en Liguedes champions. Si je suis sur le terrain, c'est que je suis apte. Pour moi, ce n'est que du positif. Le coach et le staff savent que je suis un compétiteur et un soldat. »
Un repos forcé mais salvateur
Pourquoi Kimpembe n'a-t-il pas temporisé Mauricio Pochettino, son entraîneur, alors qu'il répétait en privé être fatigué ou ressentir des douleurs ? La réponse est certainement à chercher du côté de l'arrivée de Sergio Ramos, début juillet. Et même si l'Espagnol était convalescent, celui qui est au PSG depuis ses dix ans a voulu prendre de l'avance et rappeler qu'il faudrait aussi composer avec lui, qui est aussi champion du monde.
Mais ce qui devait arriver, arriva. Après le match nul à Leipzig, il devait déclarer forfait pour l'équipe de France, touché aux ischios-jambiers. Un repos forcé que le joueur considérait comme salvateur malgré son attachement au maillot bleu. Au total trois semaines sans jouer qui lui ont permis de se requinquer.
« Il a fait ce qu'il n'a pu faire avec l'enchaînement des matchs : se reposer, se concentrer sur son corps et sa récupération, confie l'un de ses proches. Il a fait des séances de physiothérapie aussi et a repris l'entraînement en forme et surtout sans douleur. »
Une situation qu'il a connue avec Thiago Silva
A quelques jours près, sa reprise de l'entraînement collectif coïncidait avec celle de Sergio Ramos avec qui il devra désormais être mis en concurrence. Et contrairement à ce que montrait les images de lui sur le banc à Saint-Etienne, Kimpembe se veut plus terre à terre.
En privé, il rappelle qu'il a déjà connu cette situation avec Thiago Silva, un défenseur aux qualités de relance, d'anticipation et de jeu aérien similaire à celle de l'Espagnol, et qu'il est totalement conscient que les grands clubs européens tournent avec au moins trois défenseurs centraux de haut niveau. Si ce n'est plus.
Après avoir démarré contre Manchester City et réalisé un match de bonne facture sans être totalement à 100% en terme de rythme, ce mercredi soir, Kimpembe retrouvera sa place de titulaire. Ramos, lui, ne sera pas dans le groupe parisien puisque le staff a préféré le préserver en vue de la rencontre à Lens, samedi. Et mieux préparer une forme d'alternance ?




