Cela n'est plus un secret pour personne, le Paris Saint-Germain traverse une importante crise identitaire ces dernières semaines. Sportivement, et bien que sacré Champion de France, le club de la capitale sort d'une saison manquée dans les grandes lignes. En coulisses, c'est une véritable révolution qui se dessine, sous l'impulsion du retour de Leonardo, venu en lieu et place d'un Antero Henrique devenu indésirable au poste de directeur sportif.
Leonardo brise le silence : "Neymar peut quitter le PSG"
Dans un climat particulier, le PSG étant secoué par l'imbroglio Neymar, plus que jamais désireux de rejoindre le FC Barcelone ce lundi, Leonardo s'est justement exprimé dans les colonnes du journal Le Parisien, s'exprimant sur le milieu offensif, mais confirmant surtout la ferme volonté du club de changer de braquet. Redéfinir les objectifs, remettre de l'ordre en coulisses et surtout replacer le club au dessus de tout le reste, telle est la volonté du Brésilien.
"Le club doit faire le choix de son destin : ne pas subir n'importe quoi"
"Un club, c'est un club, une entité. Il n'y a pas quelqu'un à gauche, une autre personne à droite ou à côté. Ma relation avec Nasser ne date pas d'aujourd'hui, elle est très forte. On se connaît par cœur. On est plus proches que jamais. Même dans les moments difficiles, on n'a jamais eu de souci grave qui aurait détérioré la relation. Chacun a son rôle, oui, c'est évident. Mais si tu as un rapport encore plus direct et proche, c'est mieux pour le club", a par exemple confié celui qui officiait du côté de l'AC Milan lors de l'exercice 2018-2019, et qui est revenu avec une détermination de tous les instants.
Getty Images"On ne doit pas avoir peur. Le club doit faire le choix de son destin : ne pas subir n'importe quoi, tout le temps. On doit supprimer l'idée que des personnes font des faveurs au club en étant présentes. Ce n'est pas un message agressif : c'est la normalité d'un club comme le PSG. Le reste, c'est le travail. Il y a des génies mais ils sont rares. Je crois au travail, tous les jours. On parle de discipline, ce n'est rien d'extraordinaire, c'est juste la norme", a ensuite martelé le nouveau directeur sportif du Champion de France, avant de nuancer quelque peu l'image de policier renvoyée.
Le PSG de retour à des standards plus mesurés ?
"Je répète ce que j'ai déjà dit. Je ne suis pas policier. J'ai lu ici et là que maintenant, c'était fini les sorties, qu'il faudra respecter telle ou telle règle… Mais ça ne fonctionne pas comme ça. Chacun est responsable de ce qu'il fait, de ce qu'il est. Si tu veux aller en boîte de nuit, c'est ton problème. Chacun choisit comment il gère sa carrière. Nous, au club, on fixe un cadre général, une organisation. Ce n'est pas la punition qui doit déterminer ce qu'on fait ou ne fait pas, c'est la conscience de chacun qui doit dicter nos actes. Il faut juste être pro. On veut construire un groupe autour de ces valeurs-là. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire au quotidien", a prévenu Leonardo. Avant d'affirmer sa volonté de redéfinir le projet PSG en profondeur.
"Peut-être que c'est le moment de calmer, calmer le jeu. On a commencé en 2011 en disant on y va, on y va, on va gagner la Ligue des champions… À un moment, nous en étions proches, mais aujourd'hui, on dit : calme ! On ne peut pas investir 200 millions d'euros, non, ce n'est pas le moment", a terminé le directeur sportif, toujours très apprécié des supporters.
Des déclarations fortes et objectives, non sans rappeler celles du président Nasser Al-Khelaifi au moins de juin dernier, qui ne sont en rien anodines : après avoir été la victime collatérale de son ambition parfois démesurée, le PSG est de retour à une certaine réalité. Et c'est peut-être mieux ainsi.


