Barcelone - Lyon, Grégory Coupet : flash back sur l'un des plus beaux arrêts de l'histoire

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Le 10 octobre 2001, sur la pelouse du Camp Nou de Barcelone, Grégory Coupet avait réalisé un des arrêts les plus incroyables de l'histoire.

Pour les plus jeunes qui n'auraient pas encore eu accès aux images, il convient d'en faire un descriptif. Au duel avec Rivaldo sur un ballon difficile à négocier, Claudio Caçapa tente de trouver son gardien d'une passe mal assurée qui se transforme très vite en tentative de lob sans préméditation de la part du défenseur brésilien de l'OL. Grégory Coupet, bien avancé dans sa surface de réparation, recule à toutes enjambées pour sortir le cuir qui prenait très clairement le chemin du but. L'ancien international français se jette alors pour placer une improbable tête qui propulse le ballon sur sa barre transversale avant de revenir sur... Rivaldo qui avait suivi. À une vitesse qui dépasse presque l'entendement, le portier se relève et choisi le bon côté pour réaliser une seconde parade sur la tête piquée du brésilien du Barça. 

Des années plus tard, le souvenir de ce geste incroyable a davantage perduré dans le temps que le résultat du match (défaite 2-0 des Lyonnais), devenu presque anecdotique au fil des années. Alors qu'à l'époque les informations et les images ne circulaient pas à la même vitesse qu'aujourd'hui, le monde entier avait visionné ce qui s'impose très vite comme un des arrêts les plus spectaculaires de l'histoire. "En Espagne, dix-huit ans après, quand on a vu que le Barça avait tiré Lyon, tout le monde s'est mis à parler de cet arrêt", nous confiait Sonny Anderson dans une interview publiée lundi sur notre site

"Il faut le réflexe d'y aller avec la tête alors que ça n'a aucun sens"

Comment l'inspiration est-elle venue au gardien français ? La question restera sans doute en partie un mystère. "Je ne sais même pas si on peut parler d’intuition. Ça va trop vite. Tu y vas, ça marche. Ça ne se travaille pas", expliquait le principal intéressé à RMC Sport. Il ajoute ce mardi dans L'Equipe : "J'étais juste dans le fait que c'était une passe en retrait et que je n'avais pas le droit d'utiliser la main. Et comme je ne suis pas mauvais de la tête, je me suis dit que je pouvais peut-être l'avoir. Mais sincèrement,  je pensais la mettre au-dessus."

Sonny Anderson, qui n'avait pas pu disputer l'intégralité de la rencontre pour cause de blessure, n'en revient toujours pas. "J’ai vu beaucoup beaucoup d’arrêts en tant qu’attaquant mais celui-là est juste dingue, témoigne l'ancien buteur de l'OL et du Barça. Il faut le réflexe d’y aller avec la tête alors que ça n’a pas de sens de faire ça. Après le match j’en avais parlé avec lui, il nous disait que c’était un réflexe, comme ça, sans réfléchir. C’est l’instinct et c’est pour ça qu’on ne peut pas l’expliquer."

Un geste qui ne sera jamais montré dans les écoles de football, donc, car il n'en ressort absolument rien d'académique. À quelques heures du grand match face au Barça, Anthony Lopes, protégé de Gregory Coupet qui l'entraîne au quotidien, a bien entendu eu vent de l'exploit de son aîné. 

Alors que le FC Barcelone fait toujours office de favori après le match nul à l'aller (0-0), Anthony Lopes a un héritage à porter. Un héritage qu'il a même parfaitement porté à Lyon. Peut-fera-t-il mieux que son entraîneur sur la double confrontation ? Sans lui demander d'arrêts historiques, l'international portugais pourrait amener sa pierre à l'édifice mercredi. Nul doute que les supporters rhodaniens préfereraient cette fois retenir une qualification... 

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