Avant le match de la quatorzième journée de Ligue 1 entre le FC Nantes et l’OGC Nice (1-0), samedi, les Canaris ont été frappés par une très mauvaise nouvelle. Le FC Nantes a perdu un de ses supporters juste avant la rencontre. Ce dernier a été poignardé par un chauffeur VTC à l’extérieur du stade. Membre du collectif « Brigade Loire », la victime a succombé aux blessures.
Les révélations d’un des chauffeurs
Invité sur RMC ce lundi matin, David Tan, chauffeur VTC, témoin oculaire de la scène, a témoigné de l’attaque qu’il a subie avec six autres confrères avant Nantes-Nice samedi qui a abouti au décès tragique d’un supporteur nantais.
Après avoir adressé ses condoléances « à la famille du jeune défunt », David Tan a expliqué comment s’est déroulée la scène. « Quand j’ai été pris à partie, je roulais sur une route où 300 individus se sont rués sur nos véhicules. Comme j’étais le premier, ils se sont acharnés sur mon véhicule en voyant les supporters (niçois, NDLR) parce qu’ils savaient quelque chose de suspicieux mais l’enquête est en cours. Ils ont commencé à taper sur mon pare-brise, à vouloir ouvrir les portes et vouloir en découdre avec mes clients. Ce sont des supporters de 20 ans (ceux qu’il transportait) et aujourd’hui, je suis encore dans l’émotion. Ils ont voulu extirper un de mes clients, j’ai dû avancer », a commencé le chauffeur.
GettyDavid avoue avoir cogné des supporters nantais pour pouvoir forcer le passage afin d’éviter d’attaquer ses clients. « Oui, j’ai roulé sur des gens, j’ai bousculé des gens pour m’extirper de ce danger (…) Derrière dans mon rétroviseur, je voyais les jeunes supporteurs niçois tenir les portes qui s’ouvrent à l’envers comme mais j’ai un véhicule spécifique de type anglais. Mes collègues à l’arrière étaient aussi bloqués. On a réussi à s’échapper, on a prévenu des agents de police et des CRS qui sont venus en renforts, à la rescousse », ajoute le chauffeur, avant de poursuivre.
« Dans cet évènement, il y a sept scénarios possibles puisque chaque chauffeur a été confronté à une attaque. A un moment, je roule sur quelqu’un donc je pense que c’est moi qui ai tué une personne. Je me livre moi en premier lieu à 21h39 au commissariat de Nantes. Il s’avère qu’à 22h50, j’apprends le décès d’une personne mais par arme blanche. Donc l’enquêteur me pose la question mais je n’ai pas d’arme blanche », a-t-il expliqué.




