Ligue 1 - État d'esprit, coaching efficace, réussite... Comment les Girondins sont parvenus à freiner le PSG

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Déterminés et euphoriques au retour des vestiaires, les Bordelais ont eu les ressources mentales pour revenir deux fois au score dimanche soir.

Il aura fallu attendre le 2 décembre, à la 15e journée, pour voir le Paris Saint-Germain perdre ses premiers points de la saison. Avec l’accumulation des matches et une rencontre éprouvante physiquement contre Liverpool en milieu de semaine, le PSG n'a pas réussi à enchaîner face à des Girondins qui répondent présent dans les gros matches cette saison (victoire 2-1 face à Monaco, match nul 1-1 à Lyon). Il ne leur manquait qu'un match référence. Si la première période a présenté des failles, tout comme les quelques minutes de flottement après l’égalisation de Jimmy Briand, le contenu et l’état d’esprit ont de quoi satisfaire le tandem Bedouet/Ricardo.

Des intentions initiales louables

Dans sa composition initiale, Bordeaux désirait garder le même équilibre que celui du début de saison : un 4-2-3-1 en situation offensive, avec un Younousse Sankharé en dix, qui passait en 4-4-2 en phase défensive. Si l’entrejeu a été souvent bousculé, les joueurs de couloir, des latéraux aux ailiers, ont apporté les solutions nécessaires pour bien ressortir le ballon et se projeter rapidement vers l’avant. Appliqués lors de la première demi-heure, les locaux ont fini par laisser trop d’espaces aux latéraux parisiens, à l’image d’un Dani Alves libre de tout marquage pour combiner avec Neymar sur l’ouverture du score. Comme le prouve cette situation, les Girondins ne pouvaient pas tenir cette concentration sur les 90 minutes. Derrière le PSG n’a pas su bénéficier de son temps fort jusqu’à la mi-temps pour définitivement enfoncer le clou.

Neymar PSG Bordeaux Ligue 1 02122018

Un état d’esprit qui peut relancer la saison

Face à une équipe en pleine confiance après son succès de prestige contre Liverpool, Bordeaux se devait d’être à la hauteur dimanche soir. La barre d’exigence a été respectée, avec un groupe impliqué et déterminé à prouver sa valeur, après plusieurs rencontres insipides en Ligue 1. "On est revenu deux fois, a souligné Eric Bedouet. C'est très encourageant. On n'a pas spécialement reculé, on s'est replacé, on a récupéré, on a essayé de ne pas être en danger. On est dans la continuité de ce qu'on a fait les matches précédents. Tous mes joueurs ont mis le curseur très haut."

Une seconde période tonitruante

Le visage affiché au retour des vestiaires a montré une toute autre mentalité : moins friable, moins complexée et surtout plus efficace pour faire mal à un leader invaincu et déjà champion d’automne. Jimmy Briand sonne la première révolte après un bon travail de Karamoh sur la droite. L’attaquant, souvent critiqué pour son efficacité, a retrouvé le chemin des filets depuis plus d’un mois et un but du côté du Zenit. Meilleur buteur en activité, en Ligue 1, face au PSG, l’ancien Guingampais a illustré le changement radical de son équipe, beaucoup plus tranchante et vive dans ses interventions. "On a bien préparé la rencontre. On a fait le match que le coach voulait. On a fait une grande partie. On a mis de l'agressivité et on sait qu'ils n'aiment pas ça", a insisté l’intéressé à l’issue de la rencontre, sur Canal+.

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Un coaching bien senti et efficace  

Menés de nouveau au score après un but inscrit par Kylian Mbappé, les Girondins ne vont pas perdre pied et les changements réalisés par le tandem Ricardo-Bedouet vont apporter le second souffle attendu. Samuel Kalu donne quelques accélérations mais ce sont surtout Maxime Poundjé et Andreas Cornelius qui vont réussir le tour de force. Sur un centre tendu du premier, venu de la gauche, le second inscrit son deuxième but en Ligue 1, un mois après avoir débloqué son compteur. Le géant danois, prêté par l’Atalanta, a su se défaire du marquage d’un Thiago Silva rayonnant quelques jours plus tôt. Une prouesse singulière qui démontre aussi un certain caractère pour un joueur souvent qualifié de maladroit dans le dernier geste.

De la réussite sur des situations litigieuses

Si les décisions d’arbitrage susciteront toujours de la passion et de la controverse chez certains, il faut bien reconnaître que Bordeaux a pu bénéficier de mansuétude dimanche soir. Lors de deux actions, la première sur Neymar et la seconde sur Choupo-Moting, les interventions défensives n’étaient pas des plus irréprochables. Un sentiment qui a habité Thomas Tuchel à la fin de la rencontre. Agacé de voir l’arbitrage vidéo non utilisé pour ces situations, l'entraîneur allemand a fustigé ces décisions. Souvent malheureux avec le VAR depuis le début de la saison, notamment à Lyon et à Dijon, les Girondins auraient pu être sanctionnés à deux reprises de deux penalties. Sur le plan du jeu (18 tirs à 9), de leur réaction en seconde période (menés deux fois au score) et de leur public (à guichets fermés), ils ne méritaient en aucun cas la défaite.

Adrien Mathieu, au Matmut Atlantique

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