Juventus, Agnelli évoque la réforme de la Ligue des champions

Commentaires()
Le propriétaire de la Juventus et président de l'ECA s'est exprimé sur les réformes à venir dans le football européen.

Andrea Agnelli est le porte parole des plus grands clubs européens. Président de l'ECA, le propriétaire de la Juventus est la figure de proue de projet de réforme du football européen qui devrait intervenir dans les années à venir visant à modifier la formule de la Ligue des champions. Présent à Londres lors du Leaders Sport Business Summit, Andrea Agnelli a évoqué ce projet tenant à en expliquer le but et à rétablir certaines vérités.

Pavard : "Si on peut remporter la C1, on ne va pas se gêner"

"Les cinq plus gros représentent 74% du marché de la diffusion sur le football, les top 10 représente 40%. Dans cet environnement, il est évident que la prochaine étape consiste à savoir comment ces marques mondiales vont se comporter sur la scène mondiale. La croissance future de ces 12-15 clubs ne vient pas nécessairement de la diffusion, mais du stade, de parrainage, de licence. Il est juste de dire et de supposer que dans les quarts de finale des deux compétitions, vous avez six à sept des huit clubs qui appartiennent aux cinq grands championnats… principalement grâce à leur avantage économique", a avancé le dirigeant de la Juventus.

"Nous avons commencé à réfléchir, il y a quelques mois, à ce que nous voulons au sein de l'ECA. Quels sont les principes que nous voulons suivre ? Nous entendons des représentants de la Pologne, de la Grèce, de la Finlande, du Portugal et également des représentants des grands championnats. Ce que nous avons jugé important pour nous, c’est que si nous voulons créer une plate-forme qui permette à tous les clubs de réussir sur et hors du terrain, le football européen est une bonne chose pour le football… Peut-être l’introduction d’un système de relégation permettant un dynamisme sportif à travers l'Europe", a ajouté Andrea Agnelli.

"Pas de système fermé"

Buffon Agnelli Juventus

L'article continue ci-dessous

Le propriétaire de la Juventus estime que la formule actuelle laisse place à peu de suspens : "Si nous pensons à la phase de groupes de la Ligue des champions, nous pouvons tous en deviner 15 sur 16 qui se qualifieront pour les huitièmes. Les deux premières équipes de chaque groupe de la Ligue des champions sont probablement écrites. Nous voulons trouver des matches plus pertinents. On a beaucoup parlé de vouloir tuer les championnats nationaux ... Non. Nous voulons maintenir la symbiose avec les championnats. Nous sommes absolument d’accord sur le fait que les champions devraient avoir accès aux compétitions internationales".

Galtier : "Je pense que rien n'est joué en C1"

"C’est pourquoi pour nous, clubs européens dans leur ensemble, le mot stabilité est très important. Il ne faut pas que cet élément de risque permanent permette d’obtenir les résultats sportifs et les revenus que nous voulons. Nous voulons un système progressiste et tourné vers l'avenir, et non un statu quo sous-optimal réactionnaire et préservant. Nous avions une proposition présentée par l'UEFA au printemps, ..., qui a évidemment donné lieu à de nombreuses discussions tout au long. Tout ce système consiste à créer un système stable permettant aux clubs européens de participer", a ajouté Andrea Agnelli.

"Ce qui est important, c’est que ce n’est jamais, ne sera jamais une ligue fermée. Nous reconnaissons la valeur de garder le système ouvert. Ensemble, nous sommes les leaders d'une industrie très importante, qui a des impacts sociaux, nous ne faisons pas de politique. Nous n'avons ni gouvernement ni opposition. Nous sommes tous du même côté, nous voulons nous assurer que le jeu continue à se développer. Nous devons rester unis dans l'intérêt du football européen", a conclu le président de l'ECA.

Fermer