Marseille GFXGetty

Gattuso peut se réjouir, son OM est enfin d’attaque !

Est-ce la fin des soucis offensifs de l’Olympique de Marseille ? On pourrait l’imaginer au regard des deux dernières sorties des Phocéens. En deux parties, disputées contre l’Ajax en Europa League (4-3) et face à Rennes en championnat (2-0), ils ont inscrit 6 buts. C’est autant que lors de leurs six parties précédentes et cela constitue 1/5 des réalisations réussies depuis l’entame de la saison (6 sur 31). Il est tentant d’y voir les prémices d’un rebond, même si tout n’est pas encore parfait dans le jeu. Surtout, les fans olympiens se réjouissent que ça soit l’attaque qui ait répondu présente.

L’attaque de l’OM retrouve des couleurs

Le secteur offensif a frappé à quatre reprises en l’espace de deux matches, alors qu’il sortait d’une très longue léthargie. Entre le 8 octobre et le 25 novembre, seuls deux buts de l’OM avaient été inscrits par un joueur évoluant aux avant-postes et aucun en championnat : Vitinha et Ismaila Sarr contre l’AEK Athènes. En ces circonstances, il est clair que ce réveil est le bienvenu, fut-il accompli contre une équipe de l’Ajax particulièrement malade et face à un Rennes en infériorité numérique. On ferait aussi volontiers abstraction du fait que trois de ses quatre buts ont été réussis sur pénaltys.

Pierre-Emerick Aubameyang MarseilleGetty

Bien sûr, il est compliqué d’omettre le fait qu’il n’y a qu’un seul attaquant qui a su renouer avec le but et c’est Pierre-Emerick Aubameyang. Fortement critiqué au cœur du mois de novembre, le Gabonais a fait taire ses détracteurs avec quatre pions en l’espace de trois jours. C’est quasiment autant que lors des 17 rencontres précédentes avec Marseille (5). Chancel Mbemba et Azeddine Ounahi ont été les autres buteurs olympiens de la semaine.

La défense donne aussi satisfaction

Les autres « flèches » marseillaises restent discrètes. Néanmoins, il n’est pas incongru d’espérer que PEA entraine ses coéquipiers dans son sillage. On a déjà vu Ismaila Sarr très mordant contre l’Ajax, avec notamment un pénalty provoqué. Iliman Ndiaye n’a pas été mauvais non plus face au SRFC. Cela étant, il est évident que lui, Vitinha et Joaquin Correa doivent absolument élever leur niveau de rentabilité. Leurs statistiques sont très faibles depuis l’entame de l’exercice. A eux trois, ils ne pèsent que 4 buts (1 pour Ndiaye, 3 pour Vitinha). Nul doute qu’un redressement de l’équipe passe par un sursaut de leur part. A lui seul, « Aubame » ne pourra pas tout faire, et les défenseurs ou milieux de terrain ne se mueront pas systématiquement en sauveurs.

Outre les nombreux buts signés, la semaine marseillaise a été porteuse d’autres satisfactions. Celle d’une défense plus hermétique et d’une équipe mieux organisée globalement. Face à Rennes, l’arrière-garde s’est montrée particulièrement convaincante, enchainant un 5e match de suite au Vélodrome (en championnat) sans but pris. En cette période où l’on cherche des certitudes sur lesquelles s’appuyer, cette solidité est très intéressante et constitue une base de travail par la suite.

Gennaro Gattuso MarseilleGetty

La patte Gattuso enfin apparente ?

Dimanche, après la victoire contre Rennes, il a d’ailleurs été demandé à Gattuso si cet OM ressemble peu ou prou à ce qu’il voudrait voir. L’entraineur italien a assuré que non : « Non, on veut jouer et avoir la possession. On doit encore progresser. En France, on joue contre des blocs défensifs bien resserrés. Cela ne m’a pas plu dans les transitions. D’un autre côté, on doit respecter tous nos adversaires ». On n’est cependant pas obligés de le croire sur ce point-là. Connaissant le pragmatisme des techniciens transalpins, il ne doit pas être mécontent d’avoir retrouvé une équipe qui enchaine les victoires, même sur l’autel du spectacle. De plus, au regard de leur situation au classement, les Marseillais ne sont pas du tout en position de faire les difficiles. Tout ce qui compte à l’heure actuelle c’est d’enclencher une série positive.

De l’extérieur, on se montre toujours circonspects par rapport à ce que produit Marseille. Jérôme Rothen, par exemple, a fait part de ses doutes quant à un retour au premier plan de cette équipe. « Je leur souhaite d’être au début d’une série, mais comme les joueurs et l’entraineur l’ont constaté il n’y a pas de quoi s’extasier après ces deux victoires, a confié l’ancien parisien sur RMC Sport. Marseille reste en grande difficulté. C’est bien pour eux au niveau comptable, car dans le cas contraire on rentrait dans une série terrible et on commençait à regarder en bas du classement. Mais malgré tout, c’est très insuffisant ce qu’ils font dans le jeu. Tactiquement et techniquement, c’est très faible ». Le jugement de l’ex-international est peut-être un peu trop sévère, mais il y a du vrai dans cette analyse. Car on n’efface pas en deux rencontres tous les errements de ce début de saison. Et que si Marseille reste toujours la dernière équipe du championnat au niveau de la précision des frappes (38,64%) c’est qu’il y a forcément un problème.

L’Olympico, un match pour confirmer ou... replonger

Du côté de la Commanderie, on a quand même envie d’être optimiste à l’entame de ce dernier mois de l’année. On a bien raison. Et on aura encore plus de raisons de l’être si jamais il y a une troisième victoire d’affilée, ce mercredi face à Lyon (match en retard). Même si elle est dernière du classement et qu’elle n’a gagné qu’une seule de ces 13 parties, l’équipe de l’OL arrivera conquérante au Vélodrome et c’est pourquoi un succès aurait une saveur et une valeur particulières. A contrario, un faux-pas et les Marseillais replongeront dans leurs doutes et la crise refera inévitablement surface.

Publicité
0