France, Deschamps : "Giroud connaît les donnés"

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Le sélectionneur des Bleus a envoyé un message à l'attaquant de Chelsea. Il n'est pas inquiet avant les rencontres face à l'Islande et la Turquie.

Ce lundi, Didier Deschamps était en conférence de presse pour le premier jour de ce rassemblement du mois d'octobre durant lequel les Bleus affronteront l'Islande et la Turquie dans le cadre des qualifications pour l'Euro 2020. Forcément, le sélectionneur de l'équipe de France a été confronté à des questions sur la blessure d'Hugo Lloris, mais aussi sur le cas Olivier Giroud, en manque de temps de jeu avec Chelsea depuis le début de saison.

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"Je ne pense pas qu'il soit inquiet. Il a déjà été confronté à cette situation. Peut-être pas autant. Il connaît les données. Je n'enlève pas ce qu'il a fait avec nous. Quand il est sur le terrain, l'équipe de France est plus performante. Il y a une situation compliquée à titre personnel. Entre le dernier rassemblement et celui-là, sur le plan athlétique, quand vous jouez très peu, ça peut amener une difficultée supplémentaire. Il a toujours été capable de réagir à ce genre de situation. Il est là. Je ne veux pas me projeter plus loin. La vérité du dernier stage n'est pas celle d'aujourd'hui ni du prochain", a commenté l'ancien entraîneur de l'OM.

Didier Deschamps est confiant avant les deux prochaines rencontres importantes en vue de la qualification : "Je ne suis pas d'une nature inquiète et nous avons des choses à gérer au quotidien. Il y a des interrogations sur ces trois joueurs (Mbappé, Dubois, Hernandez). On va préparer ce premier rendez-vous (Islande) qui n'est pas décisif, il pourrait rendre le deuxième (Turquie) décisif. Il ne reste que quatre matchs de qualification dont deux face à des adversaires directs. On se rapproche de la ligne d'arrivée. Les six points en jeu sur ces deux matches sont très importants".

"La position des clubs ne me gêne pas"

Didier Deschamps France Andorra UEFA Euro Qualifiers 2020

Le sélectionneur des Bleus se méfie de l'Islande : "Elle est plus performante à domicile qu'à l'extérieur. Il y a une densité athlétique, avec un jeu plutôt direct, de l'engagement et une très bonne efficacité sur les coups de pied arrêtés. Sur les touches aussi qui sont comme des corners ou des coups-francs pour eux. À l'Euro on avait passé trois séances à travailler là-dessus. Chez eux, il y a une âme supplémentaire. Il y a eu leur victoire contre la Turquie trois jours après notre défaite à Konya... Ce sera dans un contexte particulier, avec des températures en baisse. Il faut se préparer et se conditionner pour être prêt à répondre aux exigences du haut niveau. Il y a de bons footballeurs dans cette équipe comme Sigurdsson (Everton). L'aller au Stade de France s'était bien passé (4-0). Chez eux, ce sera plus compliqué".

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Didier Deschamps a évoqué la polémique avec les clubs qui se plaignent de voir des joueurs blessés ou de retour de blessures convoqués : "Cela ne me gêne pas. J'ai été aussi entraîneur de club. Qu'ils fassent tout pour protéger leur joueur... Je comprends leur position. On fait les choses correctement. Ça peut m'arriver d'échanger directement avec les entraîneurs aussi, les staffs médicaux également. On a toute les données. le premier match est vendredi. On a le temps de définir le programme sur la semaine et prendre des décisions. Les blessures peuvent arriver, en club et en sélection. On fait ça calmement et en toute sérénité. J'ai échangé avec Kovac (entraîneur du Bayern). Il a été sélectionneur et confronté à un moment à cette situation".

"Il n'y a rien qui m'énerve. Je comprends qu'ils soient dans leur droit. Pour se parler "entre quatre yeux", il faut se voir. Au téléphone, on ne se voit pas (sourire). Des joueurs sont convoqués. Certains peuvent repartir. On est là pour analyser la situation du moment et se projeter sur les matches. C'est l'employeur, je peux comprendre. J'écoute, je tiens compte des documents et des avis qu'ils nous donnent car ils ont les joueurs au quotidien. Quand il y a la trêve internationale, les intérêts divergent entre les clubs et les sélections. Il n'y a plus beaucoup de rendez-vous pour nous (5 par an). Ce n'est pas spécifique à l'équipe de France mais à toutes les sélections", a conclu le sélectionneur français.

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