Arsenal-Rennes : le duo Sarr-Traoré, un côté fort qui n'a pas répondu aux attentes

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Le côté droit, si performant à Rennes avec Hamari Traoré et Ismaïla Sarr, n'a pas été à la hauteur de l'événement ce jeudi à l'Emirates Stadium.

Le Stade Rennais a subi la foudre d'Arsenal ce jeudi à l'Emirates Stadium. Après une entame catastrophique, l'équipe bretonne n'a jamais réussi à inverser la tendance, sortant de la Ligue Europa en huitième de finale après sa défaite 3-0 à Londres. Très attendu, Ismaïla Sarr est passé à côté de son match même si M'Baye Niang se voulait moins catégorique après la rencontre. "Je ne sais pas s'il a fait un mauvais match. Il ne peut pas toujours être décisif comme il l'a été contre Caen. Isma, pour moi, reste un jeune joueur avec de grandes qualités. Ce genre de match va l'aider pour la suite" , expliquait l'attaquant sénégalais.

Un jour sans pour le binôme

En tribune, les observateurs étaient pourtant unanimes. "On a peut-être vu la pire mi-temps d'Ismaila Sarr cette saison" , pouvait-on entendre à la pause. Et pour cause. Il a semblé emprunté, ne parvenant jamais à faire la différence. La faute, aussi, à un adversaire qui n'a pas commis les mêmes erreurs qu'à l'aller où il avait fait très mal à Nacho Monreal. Là, son entente pourtant très forte avec Hamari Traoré, n'a pas porté ses fruits. Une déception parmi d'autres dans un soir où rien n'a réussi aux Rennais, en dépit d'un public encore irréprochable, resté plus de 30 minutes après le coup de sifflet final pour applaudir les joueurs, Julien Stéphan et son staff.

Passes
Les passes échangées entre Sarr et Traoré jeudi soir (10). Près de la moitié ont été des ballons rendus à l'adversaire.

"Il faut digérer et analyser les choses" , disait l'entraîneur rennais dans les couloirs de l'Emirates. Une nécessité, bien sûr, pour "continuer à grandir" , comme il le dit lui-même. Car tout n'est pas à jeter dans ce parcours. Bien au contraire. Mais quand on sait le poids de la doublette Sarr-Traoré cette saison, on est en droit d'avoir des regrets. "C'est dur, dur..." , lâchait ainsi Hatem Ben Arfa à propos de l'élimination. Sans solution, Rennes est passé à côté de son deuxième rendez-vous. La marche était trop haute et ses principaux atouts n'ont pas réussi à faire pencher la balance. La fin d'une belle aventure à l'issue d'un jour sans.

Benjamin Quarez, à l'Emirates Stadium.

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