À quelques heures d'une affiche capitale en Ligue des champions entre le PSG et Tottenham, l’atmosphère change dans la capitale. Luis Enrique, toujours aussi détendu devant les micros, laisse pourtant percevoir une concentration bien plus profonde qu’il ne veut l’admettre. Le technicien espagnol a balayé de nombreux sujets : l’état de son groupe, la situation d’Ousmane Dembélé, la solidité défensive, la progression collective ou encore le 500ᵉ match de Marquinhos. Son discours, à la fois prudent et assuré, prépare un rendez-vous qui pourrait donner un véritable tournant à la phase de poules pour les Parisiens.
AFP
AFPUne veille de match marquée par la sérénité affichée de Luis Enrique
Avant de répondre aux questions des journalistes, Luis Enrique s’est exprimé sur PSGTV avec une aisance qui traduisait son humeur du jour. Son sourire ne l’a pas quitté lorsqu'il a rappelé la singularité de cette compétition :
« C'est plus facile de faire des entraînements, il ne faut pas beaucoup parler parce que tu sens que c'est un match différent et une compétition différente pour nous. C'est notre compétition nous sommes le champion actuel et on veut continuer sur le chemin ».
L’Espagnol insiste : la Ligue des champions crée toujours un contexte particulier, davantage chargé d’émotion et de tension. Le PSG arrive dans ce choc en assumant son statut, sans fuir la pression.
AFPTottenham, un adversaire solide et imprévisible
Luis Enrique ne minimise jamais ses adversaires mais son analyse de Tottenham montre une vraie vigilance. Il souligne la forme étincelante du club londonien dans cette édition :
« Tottenham a très bien commencé la saison, n'a toujours pas perdu en Ligue des champions. La majorité ce sont des joueurs internationaux. C'est une équipe forte. Ce sera un match différent de celui en Supercoupe d'Europe. On veut être dominant, ce sera difficile mais on jouera au Parc des Princes ».
Ce duel ne ressemblera en rien à leur dernière confrontation en Supercoupe d’Europe, prévient-il. Le coach parisien sait que chaque détail pourra influer et que l’équipe anglaise voyage avec des certitudes.
GettyLe cas Dembélé, entre prudence et optimisme
La présence d’Ousmane Dembélé dans le groupe fait partie des questions brûlantes du moment. Interrogé sur la possibilité de le convoquer, Luis Enrique reste volontairement flou : « On verra demain. S'il n'y a pas de problème, il sera dans les joueurs convoqués ».
Le joueur a bien participé à la séance du jour, ce qui laisse espérer un retour rapide. Les Parisiens n’enregistrent que deux absences : Désiré Doué et Achraf Hakimi.
Cette situation pousse l’entraîneur à tempérer les ardeurs lorsqu’il évoque les précautions à prendre : « Chaque fois qu'il y a un retour d'un joueur blessé, c'est difficile de gérer ça. On est bien sûr plus attentif que d'habitude ».
Il rappelle que les retours de blessure se gèrent au cas par cas, sans jamais jouer avec le feu.
AFPUne défense plus fiable selon le coach
Le technicien parisien compare le PSG de cette saison à celui de l’année précédente, un exercice qui le rend plutôt satisfait :
« Si on compare avec la dernière saison, on a trois points de moins que la saison dernière, plus de buts. En Ligue des champions, on s'est aussi amélioré. Mon sentiment sur le placement défensif, c'est que c'est mieux ».
Pour lui, l’équipe progresse dans la lecture des situations défensives, même si tout n’est pas parfait. Le PSG concède moins d’espaces, récupère plus haut et semble mieux maîtriser ses temps faibles.
AFPLes débuts de match compliqués : un phénomène multiple
Certains observateurs reprochent aux Parisiens des premières périodes trop timides. Luis Enrique explique qu'il n'existe pas un seul facteur pour justifier ces entames hésitantes :
« Tu as besoin d'imprimer une bonne première mi-temps pour voir plus d'opportunités en deuxième mi-temps. Mais ce n'est pas une seule chose, c'est multifactoriel ».
Le coach évoque un ensemble de détails : rythme, précision technique, agressivité, prise d’initiative… autant de points à améliorer pour éviter de courir après les matchs.
Getty Images SportMarquinhos vers un cap historique
Mercredi soir, Marquinhos pourrait disputer son 500ᵉ match avec le PSG, un cap monument. Luis Enrique ne cache pas son admiration :
« Si Marquinhos est en condition, il jouera son 500e match, un chiffre incroyable. C'est très important pour lui et tous les joueurs. C'est joli de voir un joueur avec un chemin aussi important. C'est un joueur différent, un vrai leader, il est important et j'espère l'avoir encore plusieurs années ».
L’entraîneur rappelle le poids symbolique d’un tel total dans un club moderne où la longévité devient rare.
AFPLe cas Kolo Muani, évité mais commenté
Concernant le passage délicat de Randal Kolo Muani au PSG, Luis Enrique refuse d’entrer dans les détails :
« Je ne peux rien dire sur Kolo Muani, c'est un joueur international, de très haut niveau. C'est difficile pour beaucoup de joueurs d'être importants dans une équipe de ce niveau. Il a le niveau pour être important dans n'importe quelle équipe mais c'est difficile de valoriser ça ».
Ses mots montrent qu’il ne souhaite ni accabler ni s’étendre sur le dossier, tout en reconnaissant le talent du joueur.
AFPTottenham, un souvenir mitigé pour Luis Enrique
Le coach se remémore leur duel précédent avec un mélange d’amertume et de satisfaction :
« C'était un match dans des conditions particulières. Un bon souvenir parce que ça s'était bien fini mais un mauvais souvenir si je repense aux 60 premières minutes où on avait été en difficulté. On est plus prêt pour être une équipe dominante et pour gagner le match. Mais si on analyse Tottenham individuellement, les joueurs sont majoritairement internationaux, c'est une équipe forte ».
Il estime que son groupe est mieux armé aujourd’hui pour imposer son style.
AFPLes jeunes du centre : un levier que le coach revendique
Luis Enrique valorise régulièrement les jeunes talents issus du centre de formation. Il le confirme encore :
« C'est important de savoir qu'il y a des joueurs très jeunes qui peuvent aider l'équipe, ce sont des conditions importantes pour nous mais aussi pour les joueurs qui savent qu'il y a cette opportunité. Il y a beaucoup de joueurs et il y en a encore d'autres qui peuvent aider l'équipe ».
Il rappelle que ces jeunes ne sont pas là pour faire le nombre mais pour apporter quelque chose de concret.
AFPUne équipe qui avance avec confiance
Le technicien souligne la variété des solutions offensives et l’état d’esprit général du groupe :
« Je ne dois pas penser à l'absence d'un seul joueur, il faut penser à s'améliorer tout le temps. Je dois être très optimiste et courageux parce que beaucoup de joueurs marquent des buts et font des passes décisives. On a marqué plus de buts que l'année dernière. On forme une vraie équipe et c'est important d'avoir différentes solutions, peu importe que ce soir à gauche, à droite ou dans l'axe. La performance de l'équipe est très positive sur le début de saison. Je suis très heureux ».
La confiance règne, mais sans excès.
AFPGestion de la pression et absence d’Hakimi
Sur la résilience, il conclut avec un discours mesuré : « C'est une caractéristique que l'équipe a montré l'année dernière, et c'est positif. J'essaie de toujours équilibrer ce que vous dites, d'être une balance. S'il y a trop d'excitation autour de l'équipe, j'essaie d'être plus calme ».
Quant à Hakimi, blessé et sacré Ballon d’Or africain récemment, il coupe court : « Je suis l'entraîneur du PSG, on joue contre Tottenham demain. Je félicite Hakimi pour son trophée mais je ne pense rien sur le sujet de son retour à la compétition aujourd'hui ».



