L’Olympique Lyonnais pensait avoir laissé derrière lui les secousses de l’été, mais un nouveau climat d’incertitude s’installe autour du club lyonnais. Alors que la saison devait marquer un redressement, les signaux financiers s’accumulent et dessinent un tableau préoccupant. Entre décisions administratives, retards de publication et surveillance renforcée, le club rhodanien avance dans une zone grise où chaque mouvement pourrait peser lourd. Derrière une façade de stabilité sportive, l’ombre de la DNCG se rapproche à nouveau. Et la direction, déjà sous tension, doit désormais composer avec une série d’alertes dont l’issue reste encore imprévisible.
Getty ImagesL’OL toujours en danger malgré le maintien en Ligue 1
L’OL, rétrogradé administrativement en Ligue 2 l’été dernier avant de voir la décision annulée en commission d’appel de la DNCG, n’a jamais réellement quitté la zone de danger.Ce maintien en Ligue 1, obtenu dans la douleur, n’a pas suffi à apaiser les inquiétudes qui entourent le club. Comme l’a rapporté Foot01, la situation économique de l’OL demeure fragile, et les premiers mois de compétition l’ont confirmé. Le club, dirigé par Michele Kang, navigue toujours dans une atmosphère de vigilance permanente, conscient que la moindre faille pourrait relancer les menaces pesant sur son avenir immédiat.
Juste avant le coup d’envoi du match face au Paris Saint-Germain (2-3), le directeur général Michael Gerlinger a donné le ton en admettant, au micro de Ligue 1+, que « financièrement ça ne va pas super bien ». Une déclaration franche qui illustre l’état réel de l’OL : un club qui lutte pour rester stable alors que les fondations économiques restent fragiles. Selon Foot01, c’est précisément cette instabilité qui pousse l’OL à chercher des opportunités de recrutement à faible coût, comme le dossier Endrick évoqué ces dernières semaines.
AFPLa DNCG surveille toujours l’OL
Si l’OL multiplie les ajustements, c’est surtout parce que la DNCG n’a pas allégé sa surveillance. Le club lyonnais reste soumis à un contrôle strict, et la perspective du mercato hivernal n’apporte aucune garantie. Le média rappelle que la DNCG peut encore « tout faire exploser », notamment si les conditions financières exigées pour certains dossiers, comme celui d’Endrick, ne sont pas validées. Cette incertitude pèse lourd dans la stratégie de l’OL, qui avance avec prudence pour éviter une nouvelle sanction administrative.
Cette situation est accentuée par la publication du rapport de Morningstar DBRS, qui a choisi de maintenir les notes de crédit de l’OL « sous surveillance avec implications en développement ». Une décision qui rappelle que le club avait déjà été placé sous ce statut en juillet. L’absence de clarification n’est pas anodine : elle renforce l’idée que l’OL demeure dans une zone financière trouble, sans visibilité précise sur les exigences futures de la DNCG.
Getty Images SportUn audit retardé et une holding en difficulté
Au cœur des inquiétudes figure le retard significatif pris par Eagle Football Group, la holding propriétaire de l’OL. Selon Foot01, cette structure a dû repousser la publication de ses résultats annuels 2024-2025 au 30 novembre, conséquence directe de l’attente d’un audit externe sur les flux financiers entre ses différents clubs. Ce report a bloqué la capacité de Morningstar DBRS à évaluer correctement la situation de l’OL, laissant le club sans validation claire de son profil économique.
Ce flou comptable complique la tâche de la direction lyonnaise, qui doit continuer à justifier sa capacité à respecter les demandes de la DNCG. Chaque mouvement financier de l’OL est désormais scruté à la loupe, et la holding propriétaire peine à offrir la garantie de stabilité attendue. Cette interaction entre décisions internes et évaluations externes place l’OL dans un état de vulnérabilité permanent, sans marge d’erreur avant les prochaines échéances administratives.
AFPUn mercato hivernal devenu source d’angoisse à Lyon
Dans ce contexte, le mercato hivernal, au lieu d’être une opportunité, devient un exercice délicat pour l’OL. Les discussions avec le Real Madrid sur le prêt potentiel d’Endrick illustrent cette double pression : ambition sportive d’un côté, blocage réglementaire de l’autre. L’OL souhaite renforcer son effectif, mais ignore si la DNCG validera les dépenses associées, même limitées. Le club doit donc négocier chaque dossier avec une prudence extrême.
Cette prudence se traduit par un ralentissement général des décisions internes. L’OL, pourtant désireux de consolider son effectif pour assurer son maintien et reconstruire un cycle stable, se heurte à des contraintes administratives qui freinent toute projection. Tant que les résultats d’Eagle Football Group ne seront pas rendus publics et validés par les autorités compétentes, le club reste en attente. Une attente lourde et risquée dans un championnat où chaque semaine compte.



