Qualifié pour les demi-finales de la CAN 2025 après avoir écarté le Cameroun (0-2), le Maroc avance dans “sa” compétition avec autorité. Mais ce succès, acquis devant un public acquis à sa cause, n’a pas étouffé les débats. Très vite, la question de l’arbitrage a refait surface, au point d’agacer profondément Walid Regragui, décidé à répondre sans détour.
AFPLe Maroc aidé par l’arbitrage : la sortie stupéfiante de Walid Regragui
AFPUne qualification marocaine qui fait parler
Vendredi soir, les Lions de l’Atlas ont fait le travail. Sérieux, efficaces, solides dans les moments clés. Face à eux, le Cameroun a résisté avant de céder. Le score final, 0-2, propulse le pays hôte dans le dernier carré de la CAN 2025.
Mais dans l’ombre de cette qualification, une action précise continue d’alimenter les discussions. Un contact dans la surface marocaine, en seconde période, entre Bryan Mbeumo et Adam Masina. L’arbitre laisse jouer. Pas de penalty. La polémique démarre aussitôt.
Pronostic pour le vainqueur de la CAN 2025 : une victoire assurée pour le Maroc ?
AFPRegragui agacé par les soupçons récurrents
Interrogé après la rencontre, Walid Regragui ne cache pas son irritation. Le sélectionneur marocain estime que le procès est injuste et récurrent depuis le début du tournoi.
« Depuis le début de la compétition, on sait où les gens veulent emmener le Maroc », lâche-t-il d’emblée en conférence de presse.
Pour lui, l’idée d’un Maroc favorisé par le corps arbitral relève d’un récit entretenu de l’extérieur. Une lecture qu’il réfute fermement, rappelant que son équipe se concentre sur le jeu, rien d’autre.
AFPLe penalty oublié pour le Cameroun relance le débat
Du côté camerounais, Bryan Mbeumo n’a jamais digéré l’action de la 68e minute. L’attaquant des Lions indomptables s’exprime clairement après l’élimination.
« J’ai senti qu’il m’avait touché. Et on m’a remontré les images après le match : c’est très, très flagrant », a-t-il indiqué.
Une déclaration qui nourrit la controverse, mais qui ne fait pas vaciller Regragui. Pour lui, cette situation ne résume pas un match dominé par son équipe.
AFPUn discours ferme et sans détour
Le sélectionneur marocain poursuit, visiblement lassé par ces débats.
« Beaucoup veulent croire ou faire croire aux gens qu’on a des avantages au niveau du corps arbitral. Moi j’ai plutôt vu des penalties qui auraient pu être sifflés pour nous. Moi jamais je ne parle de l’arbitrage. On a été en Côte d’Ivoire, il y a eu un penalty qui n’a pas été sifflé pour nous contre l’Afrique du Sud (en huitièmes de finale de la CAN 2023), et j’ai été suspendu sans aucune raison », a poursuivi le technicien marocain.
Regragui insiste : aucune équipe adverse n’a vu un but annulé à tort face au Maroc. Les chiffres, selon lui, parlent d’eux-mêmes.
AFPLe public comme seul “avantage” assumé
Dans un propos long et tranchant, le technicien marocain assume une seule réalité : jouer à domicile.
« Les gens veulent emmener le Maroc… comme quoi on aurait des avantages. Ce n’est pas le cas, on gagne sur le terrain. Les statistiques nous donnent toujours meilleurs que les autres. On se crée beaucoup plus d’opportunités que l’adversaire. Aucun but n’a été retiré au Cameroun ni à aucune autre équipe. Après, c’est facile, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. On est l’équipe à battre. Donc on va essayer de trouver toutes les bonnes raisons pour dire que le Maroc est avantagé. Le seul avantage du Maroc, c’est de jouer devant 65.000 spectateurs. Le reste, on parle sur le terrain ».
AFPUne conclusion assumée avant la demi-finale
Walid Regragui termine en rappelant la supériorité de son équipe sur ce quart de finale.
« Je pense que l’équipe du Cameroun est tombée sur meilleure qu’elle. Personne ne va parler du corps arbitral. On mérite notre victoire. Jouer sur ce terrain, je pense que ce n’est pas fair-play de la part des gens qui veulent nous voir tomber. La meilleure équipe gagnera cette CAN ».
Le Maroc attend désormais son futur adversaire, Nigeria ou Algérie, avec la certitude d’être observé, scruté… et toujours attendu au tournant.