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Ligue 1

Roxana Maracineanu favorable à l'interruption des matches en cas de chants homophobes

11:28 UTC+2 02/04/2019
Roxana Maracineanu
La ministre des Sports, qui s'était dite "horrifiée" par les chants homophobes après le Clasico, estime qu'il faudrait interrompre les matches.

Présente en tribunes au Parc des Princes le soir du Clasico le 17 mars dernier, Roxana Maracineanu s'était ensuite dite "horrifiée" par certains chants à caractère homophobes chantés dans certains stades de football. "Il n’y avait pas de cris racistes, mais c’était juste inadmissible d’entendre les chants que j’ai entendus. C’était le PSG qui criait contre Marseille, et au lieu d’encourager leur équipe, ils hurlaient des choses horribles. Apparemment, c’est historique, mais ce n’est juste pas possible. Moi je n’amènerais pas mes enfants à un match comme cela", avait alors déclaré la ministre.

Interrogée sur la lutte contre ces chants dans les stades, l'ancienne championne de natation a préconisé l'interruption des rencontre dès lors que de tels comportements surviennent, comme cela peut aujourd'hui être le cas par exemple pour des chants à caractère raciste "De la même manière, la FIFA peut arrêter un match quand elle entend un chant raciste. Elle peut arrêter un match lorsqu'elle entend une insulte homophobe. Pourquoi ne pourrait-elle pas le faire ?", questionne-t-elle.

"Finalement, je suis contente que tout le monde soit d'accord sur le fait qu'il faut faire de la prévention, qu'il faut responsabiliser les clubs. Ce n'est pas infliger de nouvelles sanctions mais plutôt étendre le champ des sanctions qui sont aujourd'hui la règle pour les discriminations raciales à l'homophobie. Ce qui paraît acceptable et normal de la part de la majorité des supporters et également dans la population où maintenant, parler d'homosexualité, il faut le faire de manière naturelle et surtout pas avec des insultes."

Les déclarations de la ministre avaient déclenché plusieurs réactions dans le monde du football, de la part de la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, mais également du président de la FFF, Noël Le Graët. Ce dernier, après avoir précisé que la Fédération prenait au sérieux la question de l'homophobie, avant d'ajouter qu'il n'était pas certain "que le football ait beaucoup de leçons à recevoir".