OM, Pablo Longoria : "Marseille, c'est le Boca Juniors d'Europe"

Pablo Longoria OM
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Le président de l'OM a expliqué sa stratégie pour convaincre les joueurs sud-américains de rejoindre le club phocéen et a jugé la formation en France.

En moins de six mois, Pablo Longoria a fait l'unanimité du côté de l'OM. Recruté au poste de directeur sportif, l'Espagnol a été récompensé pour son travail en étant promu au poste de président, lui qui a notamment réussi à recruter Arkadiusz Milik chez les Phocéens. Dans un entretien accordé à El Pais, Pablo Longoria a dévoilé le façon dont il tente de convaincre les joueurs de rejoindre l'Olympique de Marseille avec un argument de vente particulier, principalement lorsqu'il s'adresse à des joueurs sud-américains.

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"Quand je vais chercher un joueur, spécialement s'il est sud-américain, je lui dis : "tu viens jouer pour le Boca Juniors d'Europe". À Marseille, l'effort n'est pas négociable. Il y a trois villes très semblables dans le monde : Naples d'un côté, Buenos Aires et Montevideo de l'autre. Naples pas tellement, parce que Marseille est un port d'entrée pour l'immigration, c'est une ville travailleuse et un mix de cultures différentes. Pour cela, la comparaison avec Boca est très bonne", a analysé le président de l'OM.

"Pourquoi faire venir Sampaoli ? Pour revenir à la pure sensation marseillaise. Il est essentiel que tout spectateur qui se rend sur le terrain sente une identification. La décision passe par deux points: un point sentimental, car Sampaoli s'inscrit parfaitement dans la mentalité de la ville et du club, récupérant des valeurs historiques; et d'autre part avec une proposition de football que les gens d'ici réclament. Haute pression, pression agressive après la perte du ballon, essayer de garder la possession du ballon pour être une équipe capable de défendre dans des blocs hauts dans la plupart des actions ... Ce modèle est beaucoup plus ancré dans la mentalité des fans que tout autre. Ce n'est pas du suprémacisme. Mais Marseille est une ville très passionnée et il vous faut une idée de jeu tout aussi passionnée", a ajouté Longoria.

"La France en matière de football est la NBA de l’Europe"

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Le président de l'Olympique de Marseille a jugé le niveau de la Ligue 1 regrettant la fuite des talents : "Nous sommes à un moment où nous cherchons notre identité en tant que championnat : continuer à être un championnat exportateur de talents dans lequel les joueurs quittent la Ligue 1 à 18, 19, 20 ans et donc où il est difficile d’augmenter le niveau, ou être un championnat qui arrive à s’imposer dans le top 5 européen avec plus de sérieux"

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Pablo Longoria a jugé la formation des jeunes joueurs en France : "Tous les clubs recrutent en France car c’est le pays exportateur par excellence, en Europe en raison d’un mélange de cultures. Mais il y a quelque chose de fondamental qu’il faut comprendre: la formation en France est comparable à la formation des basketteurs aux États-Unis. C’est le football qui se joue encore dans la rue, c’est une formation individuelle plutôt que collective. La France en matière de football est la NBA de l’Europe."

"Des joueurs avec beaucoup de personnalité se forment, pas dans une idée très précise du jeu. En France, il n’y a pas de modèle 'français' du jeu. Objectivement, si l’on analyse l’ensemble du globe, c’est l’un des pays qui exporte le moins d’entraîneurs. Ils ne vendent pas d’idées collectives. Mais individuellement, c’est le pays qui exporte le plus de joueurs car le joueur français continue de jouer dans la rue, notamment dans de nombreux quartiers de Paris, Marseille et Lyon. Là, les enfants continuent à jouer dans la rue et cela signifie qu’ils ont une formation qui les aide à faire des différences. Ils ne sont pas formés pour être intégrés dans un modèle de jeu", a conclu le président de l'OM

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