Régulièrement convoqué en équipe de France par Didier Deschamps, Kingsley Coman a plusieurs fois été contraint de déclarer forfait, la faute à un corps capricieux et à des blessures à répétition qui gênent sa carrière. Talentueux, l'ancien attaquant du PSG a été souvent écarté des terrains durant les deux dernières saisons, mais lorsque son corps l'a laissé tranquille, il a été très performant. Dans une interview accordée à L'Equipe, Kingsley Coman est revenu sur sa fragilité.
"Mon bilan des dernières années avec les Bleus ? Un peu mitigé, car j'ai raté beaucoup de sélections à cause de blessures. La plupart des fois où j'ai été "fit", j'ai été appelé. Je n'ai pas le sentiment que mon histoire avec les Bleus n'a pas commencé, parce que j'ai vraiment fait partie de l'équipe à l'Euro (2016). Si on avait gagné, j'aurais déjà une très belle histoire en équipe de France. Là, j'ai raté le Mondial. Je n'avais jamais vraiment été un joueur du onze, c'est vrai. Mais je fais partie du groupe. J'aspire à être titulaire, comme tout le monde ici", a expliqué l'ailier du Bayern Munich.
"Je veux être champion chaque année"
Getty Images"C'est différent. J'ai un autre statut au Bayern. Forcément, quand on sait qu'on va toujours jouer, c'est différent. Il faut s'adapter, cela fait partie du métier. Je sens que le coach a confiance en moi. Il y a beaucoup de très bons joueurs et un style de jeu qui fait que, parfois, c'est peut-être plus compliqué pour moi de jouer. Quand on évolue en 4-4-2, sachant que Kylian est à droite, qu'on a déjà deux attaquants... Entrer à presque chaque match, c'est déjà un signe de confiance. Mon heure arrivera", a ajouté l'international français.
L'ancien attaquant du PSG est lassé d'avoir cette étiquette de joueur blessé : "Ça m'embête, parce que tout le monde a des "problèmes", entre guillemets. Maintenant, je vais recevoir un coup et on va dire : "Il est encore blessé." Alors que des blessures de deux, trois jours pour des joueurs à mon poste, ça arrive tout le temps. Je sais qu'avec mon style de jeu, je suis exposé. Physiquement, je me sens bien. L'"explosivité", j'ai tout retrouvé, mais sur la longueur, je trouve que j'ai un peu perdu. Pour ma capacité à répéter les efforts, je vieillis un peu (rires)".
Kingsley Coman a affiché ses ambitions pour la saison à venir : "C'est la première saison où je suis vraiment dans la peau d'un titulaire donc oui. Il y a l'Euro, je donnerai mon maximum. Je ne veux pas avoir de regrets à la fin. Si je peux battre un record en étant champion à chacune de mes années pro, je serai le plus heureux. Il me manque une Ligue des champions et un grand titre en sélection. Vivre cette émotion-là, j'adorerais.Dans dix ans, je ne sais pas du tout. J'aurai trente-trois ans. Vu comment je commence à être fatigué, déjà, là, je ne sais pas si je serai encore au haut niveau (rires)".
