Après une longue absence, Kingsley Coman a retrouvé l'Equipe de France. A l'occasion du début des éliminatoires de l'Euro, le talentueux ailier est de nouveau dans le groupe de Didier Deschamps. Un come-back qui vient récompenser ses très belles prestations récentes avec le Bayern Munich mais aussi les immenses efforts qu'il a produits pour retrouver le meilleur de sa forme suite à une très grave blessure.
Ce mercredi, à 48 heures du match contre la Moldavie, l'ancien sociétaire du PSG est venu s'exprimer devant les journalistes. Il en a profité pour revenir sur la période compliquée qu'il a vécue, les moments douloureux qui en ont résulté et aussi la force qu'il en a puisée. " Ce n'était pas un moment de découragement , a-t-il d'abord certifié par rapport à une interview donnée récemment. Ma phrase était mal tournée mais je n'ai jamais envisagé la retraite".
Les soucis et les souffrances sont à présent du passé et Coman sé félicite d'avoir pu y faire face pour ensuite rebondir de la meilleure des façons et retrouver son meilleur niveau. Celui qui lui avait notamment permis de participer à l'Euro 2016. " C'était très dur mentalement et physiquement; mais ça rend plus fort. J'ai appris à travailler autrement. Je travaille sur autre chose que mon physique. J'ai d'abord pensé à revenir en club puisque c'est impossible de revenir ici à Clairefontaine si on ne joue pas en club".
"Je ne peux plus faire autant d'accélérations qu'avant"
Coman a aussi indiqué qu'en raison de ses indisponibilités répétitives, il a dû revoir sa manière de se produire sur le terrain. Aujourd'hui, sa mobilité serait moins importante qu'avant. "J'ai beaucoup travaillé avec les préparateurs physiques au club et j'ai dû changer ma façon de jouer. Je ne peux plus faire autant d'accélérations qu'avant donc je m'adapte. Après j'ai aussi eu des blessures dues à des coups et ça on ne peut pas les éviter".
Pendant le temps où il a été éloigné du rectangle vert, Coman a pu notamment compter sur le soutien de ses compatriotes au Bayern. Franck Ribéry l'a notamment beaucoup aidé. Le natif de Paris voue une grande estime pour l'ancien international et il ne se prive pas pour le faire savoir. "On parle très peu de l'équipe de France et il ne me donne plus tant de conseils que ça parce que ça fait longtemps maintenant qu'on évolue ensemble et je crois qu'il en a fait le tour (rires). Franck est plus comme un grand frère, a-t-il tonné. On est en concurrence sur le même poste mais c'est une concurrence saine. On se pousse mutuellement".
Propos recueillis par Julien Quelen à Clairefontaine
