Équipe de France, Patrice Evra : "On est des fous, des malades"

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Leader de vestiaire en équipe de France, Patrice Evra croit dur comme fer au destin de cette équipe depuis le début de la préparation en mai dernier.

Mercredi vous vous êtes fait mal à la main à l'entraînement, comment ça va ?

Patrice Evra : Je me suis juste tordu les quatre doigts mais ça va très bien merci.

Après la rencontre face à l'Irlande, vous disiez que les journalistes étaient des "magiciens" en évoquant l'Angleterre. Vous pensiez vraiment que l'Islande pouvait le faire ?

Je me disais que ce serait l'Angleterre mais on sait que le tournoi est difficile. Après le match, un journaliste anglais est venu me parler de la confrontation face à la France. Je lui ai dit que j'avais l'impression que c'étaient les Anglais qui venaient de se qualifier (rires). 

Qu'est-ce qui fait croire que l'équipe de France ne tombera pas dans le piège comme les Anglais ? 

Dans le football il ne faut jamais sous-estimer son adversaire. Les gens parlent de l'Angleterre, mais c'est enlever du crédit à cette équipe d'Islande. Ils jouent ensemble depuis 5 ans, ce ne sont pas des joueurs qui ne font que des longues touches. C'est un atout pour eux et il faudra le travailler aussi à l'entraînement pour ne pas être pris au piège, mais ce n'est pas tout. Ils savent poser le ballon. Il faut se dire de ne pas tomber dans le piège, que c'est un quart de finale et qu'il faut qu'on passe un nouveau palier. On a perdu en quart au Brésil donc on doit faire mieux cette fois-ci.

Comment jugez-vous l'état physique de l'équipe ?

On est bien. On a fait nos matches à l'arraché, mais je n'ai même pas l'impression qu'on perd du jus car je pense qu'on est fous. On a trop confiance en nous peut-être mais on n'est même pas fatigués. On est là à se dire qu'on est des malades, des fous.

Ce quart de finale, n'est-ce pas l'un des matches les plus importants de votre carrière en équipe de France ? 

C'est sûr qu'il faut se concentrer. Il faut se dire que c'est important et qu'on doit aller en demi-finale. J'espère qu'on ne va pas réagir mais agir d'entrée. C'est cette pression que je me mets car si on ne passe pas j'aurai l'impression de stagner. Et je ne veux pas stagner.

Vos débuts de matches ne sont pas bons, comment comptez-vous y remédier ?

C'est vrai, on réagit trop. On a l'impression que cette équipe se réveille quand elle est dos au mur. C'est notre problème et j'espère qu'on va le résoudre face à l'Islande.

Qu'est-ce qui vous fait penser que vous pouvez agir justement ?

On a plus le choix car plus on passe les tours et plus c'est difficile. On s'est dit qu'un jour ça n'allait pas passer si on continuait comme ça. On aime se faire peur. Parler comme ça, c'est aussi discréditer un peu l'adversaire, ils sont peut-être simplement meilleurs que nous en début de match.

Le sélectionneur islandais expliquait cette faculté à faire la différence en fin de match par votre technique qui use l'adversaire, vous êtes d'accord ?

C'est une bonne analyse. En première mi-temps, les équipes nous tiennent tête. Je sais qu'on peut faire mieux en début de match mais cela dépend de l'adversaire. En deuxième mi-temps, on ne lâche rien, on donne tout. C'est une force, mais il ne faut pas en abuser.

On a beaucoup parlé de la mi-temps contre l'Irlande, que pouvez-vous nous dire là-dessus ?

Je ne vais pas répéter les mots exacts mais on en a un peu marre de toujours réagir. On ne pouvait pas s'arrêter là, on a du respect pour cette équipe d'Irlande mais on ne pouvait pas se faire éliminer. Jouons notre football et on va gagner ce match-là, c'est ce qu'on s'est dit.

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La France est un peu chanceuse alors ?

Non, elle n'est pas chanceuse il faut arrêter. En vous écoutant la Croatie était déjà championnat d'Europe. Si par bonheur on bat l'Islande, on va retrouver l'Italie ou l'Allemagne, vous appelez ça de la chance ? 

Comment faites-vous pour découvrir l'Islande ? 

Quand il y a des compétitons comme ça, tu regardes tous les matches. L'Islande, c'est solide. Je n'ai pas attendu mercredi de faire une vidéo pour connaitre l'Islande. On respecte cette équipe, mais on se dit qu'on doit passer ce tour.

Loïc Tanzi, à Clairefontaine

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