L’OL espérait un geste, un aménagement, une porte entrouverte. Rien n’est venu. Vendredi, le club a appris que sa démarche auprès du CNOSF n’aboutirait pas. Paulo Fonseca, suspendu pour ses propos envers un arbitre, devra rester éloigné du banc et des vestiaires encore plusieurs mois. Lyon ne compte pourtant pas en rester là.
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Getty ImagesLe CNOSF reste inflexible
Le 6 mai, Lyon avait pris le pari de contourner la commission d’appel de la FFF pour déposer directement une demande de conciliation auprès du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Un choix stratégique : éviter un possible durcissement de la sanction, qui, selon certaines sources proches du club, aurait pu monter jusqu’à 18 mois d’interdiction.
Mais l’initiative n’a rien donné. L’OL a officialisé vendredi qu’aucune proposition de conciliation n’a été émise. « Cette procédure ne visait en aucun cas à contester les faits reprochés mais s'inscrivait dans une volonté d'ouverture et de responsabilité. L'objectif était d'initier un échange constructif en proposant un aménagement de la sanction, plus adapté à la situation, tant sur le plan juridique que factuel. Face au refus des instances d'entrer en discussion, les conciliateurs désignés se déclarant par ailleurs 'privés de leviers de conciliation', ont dès lors considéré qu'il n'y avait pas lieu de formuler une proposition », a expliqué le club dans un communiqué.
(C)Getty ImagesLyon se tourne vers le TAS, malgré l’urgence
L’espoir ne meurt pas tout à fait. Selon RMC Sport, le club rhodanien envisage désormais de se tourner vers le Tribunal arbitral du sport (TAS). Mais l’horloge tourne. La décision pourrait tomber après le 15 septembre, date à laquelle Fonseca retrouvera partiellement l’accès aux vestiaires.
En attendant, l’interdiction de banc et de vestiaire court jusqu’au 30 novembre, suite à son altercation verbale avec Benoît Millot, arbitre de Lyon-Brest (2-1) le 2 mars. Depuis, le Portugais regarde les matchs depuis les tribunes.
Getty ImagesUne audition frustrante pour Fonseca
Le coach lyonnais n’a pas digéré la tournure de son audition devant le CNOSF. Le 15 mai, en conférence de presse, il n’a pas masqué sa frustration. « Non, je ne suis pas confiant. Je ne sais pas si vous savez comment ça s'est passé, mais je n'ai pas eu l'opportunité de parler, alors comment je pourrais être confiant ? On va voir. La vérité c'est que je n'ai pas eu la possibilité de me défendre. Honnêtement, je ne crois pas que quelque chose va changer. C'est incroyable ».

