La finale s’annonce serrée. PSG contre Inter Milan, une affiche équilibrée qui sent la prolongation à plein nez. Et peut-être davantage. Si personne ne parvient à faire la différence dans le temps réglementaire, les tirs au but pourraient s’inviter à la fête samedi soir à Munich (21h) après les prolongations. Un scénario que chacun anticipe à sa façon, entre répétitions discrètes, statistiques rassurantes et souvenirs tenaces.
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Getty Images SportParis y croit sans répéter les gammes
Du côté du PSG, pas de répétition spéciale cette semaine à l’entraînement. Pas de mise en scène, pas de série de penalties. Ce n’est pas forcément un souci selon Luis Enrique, interrogé après la qualification parisienne contre Liverpool aux tirs au but en huitièmes de finale :
« A l'arrivée, c'est plus une question de feeling des joueurs et du gardien que ce que moi je pense. C'est une loterie sans être une loterie », avait laissé entendre le technicien espagnol.
À l’inverse, l’Inter a profité de son jeudi à Milan pour s’exercer à cet exercice si particulier. La séance s’est déroulée dans un cadre tranquille mais studieux, à l’abri des regards.
AFPDonnarumma - Sommer : deux monstres sur la ligne
Dans les cages, deux gardiens de renom. D’un côté, Gianluigi Donnarumma, géant italien de 1,96 m, semble bâti pour ce genre de scénario. À 26 ans, le portier parisien affiche un vécu impressionnant : six victoires sur sept séances disputées, dont deux références récentes, face à Liverpool en C1 et contre l’Angleterre lors de la finale de l’Euro 2021.
Avec le PSG, son taux d’arrêts sur penalties et tirs au but grimpe à 24 % (6 parades sur 25 tentatives). Pas loin d’une chance sur quatre de stopper un tir décisif.
Face à lui, Yann Sommer n’a pas à rougir. Le Suisse réalise des performances similaires (23 % d’arrêts) avec l’Inter Milan. Surtout, il reste dans la mémoire collective française pour avoir sorti le tir de Kylian Mbappé à l’Euro 2021, éliminant la France en huitièmes. Un coup de froid… qui pourrait hanter plus d’un Tricolore samedi.
Getty ImagesLes tireurs, léger bonus pour Paris ?
Quand il s’agit de convertir un penalty, Paris possède un léger avantage statistique cette saison. Le PSG a transformé 16 de ses 18 tentatives, soit un taux de réussite de 89 %, contre 82 % pour l’Inter (14 sur 17).
Les spécialistes du genre ? Vitinha côté parisien, Hakan Calhanoglu pour les Nerazzurri. Le Portugais reste solide (5 réussis sur 6), malgré un raté contre Arsenal début mai. Le Turc, lui, ne tremble quasiment jamais dans cet exercice.



