Un match peut parfois révéler bien plus qu’un simple score. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la victoire de Botafogo face au Paris Saint-Germain (1-0), lors de la Coupe du monde des clubs, a offert un moment fort en émotions. Renato Paiva, entraîneur du club brésilien, a retrouvé trois anciens protégés : Joao Neves, Gonçalo Ramos et Willian Pacho. Entre accolades et confidences, l’après-match s’est transformé en retrouvailles bouleversantes.
AFP
Getty Images SportRenato Paiva, le formateur devenu adversaire
Renato Paiva, aujourd’hui à la tête de Botafogo, a connu une riche carrière dans la formation. Passé par le centre de formation du Benfica entre 2004 et 2020, il a vu éclore Joao Neves et Gonçalo Ramos. En 2020, direction l’Équateur où il prend les rênes de l’Independiente del Valle. Là-bas, il croise la route d’un certain Willian Pacho, alors jeune talent en devenir.
Lors de cette Coupe du monde des clubs diffusée gratuitement et en intégralité sur DAZN, ces retrouvailles inattendues se sont jouées au Rose Bowl de Pasadena. Malgré la défaite du PSG, Joao Neves, Gonçalo Ramos et Pacho n’ont pas manqué d’aller saluer leur ancien formateur. Un moment que Renato Paiva n’oubliera pas de sitôt.
AFPPaiva encense Gonçalo Ramos, Joao Neves et Willian Pacho
Après la rencontre, Renato Paiva a confié au média Globo : “Ils n'ont pas besoin de me remercier. S’ils en sont là, c’est avant tout grâce à eux. Ils étaient frustrés par la défaite, mais j'ai senti un peu de bonheur à travers leurs étreintes et leurs paroles.” Une phrase qui en dit long sur l’humilité de celui qui a contribué à façonner ces talents.
Plus particulièrement, Gonçalo Ramos a tenu à exprimer toute son estime à son ancien entraîneur : “Monsieur, je déteste perdre, mais si je dois perdre, alors autant que ce soit contre vous. Je suis très heureux pour vous, car vous méritez vraiment ce qui vous arrive.”
Getty ImagesWillian Pacho, une émotion à vif face à Renato Paiva
Willian Pacho, de son côté, a livré un témoignage particulièrement émouvant à Renato Paiva. “J'ai beaucoup rêvé d'être footballeur professionnel, d'atteindre des sommets, mais si vous m'aviez dit que j'y arriverais si vite, je ne l'aurais pas cru. Vous êtes celui qui m'a ouvert les portes pour mes débuts professionnels”, a-t-il confié au technicien portugais dans une accolade appuyée.
Renato Paiva, visiblement touché par ces gestes de gratitude, a conclu : “C’est pour ces moments que le travail d'un entraîneur de football vaut la peine.” Un aveu sincère, qui souligne la portée humaine de ce métier souvent réduit aux seuls résultats.