Largement devant au score, Paris a bouclé la soirée par un geste qui en dit long sur la cohésion interne. Dimanche, au Rose Bowl de Pasadena, Vitinha - tireur attitré - a remis le ballon à Kang‑In Lee pour le quatrième but du 4‑0 contre l’Atlético, lors de la Coupe du monde des clubs.
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Getty Images SportUn choix dicté par le collectif
Habituellement, personne ne lui dispute la sentence. Pourtant, le Portugais de 25 ans s’est effacé sans hésiter, remettant le cuir à son partenaire sud-coréen, qui devrait quitter le club francilien lors de ce mercato estival en cours. Interrogé, Vitinha explique la raison de sa décision.
« Nous menions déjà 3‑0. Moi, je suis milieu, il est attaquant… je peux laisser le penalty à un attaquant qui a besoin de plus de buts que moi », a indiqué l’ancien milieu de terrain du FC Porto au micro de DAZN, diffuseur de la compétition. Le Sud‑Coréen ne s’est pas fait prier : frappe du gauche, contre‑pied parfait, Jan Oblak battu.
Getty Images SportFin d’une disette de sept mois pour Lee
Entré à la 72ᵉ minute, l’ailier droit sud-coréen de 24 ans a signé sa septième réalisation de la saison. Surtout, il n’avait plus marqué depuis le 9 novembre 2024, un doublé face à Angers. Ce but met fin à sept mois de disette et porte son bilan à 7 buts et 6 passes décisives en 46 apparitions.
Le penalty avait été accordé après une main de Robin Le Normand dans la surface. L’arbitre roumain Istvan Kovacs a détaillé sa décision au micro du stade : surface corporelle agrandie, sanction logique. Un procédé d’explications audio, nouveauté de cette compétition américaine.
GettyVitinha, buteur puis passeur de confiance
Avant ce geste, le Portugais avait déjà fait trembler les filets. Son tir du droit dans le temps additionnel de la première période offrait le break (45ᵉ+3) : huitième but personnel. Renoncer à un possible doublé pour servir la confiance d’un coéquipier ? Un luxe réservé aux équipes sûres de leur force.
Le PSG ressort renforcé : prestation collective maîtrisée, solidarité affichée, et un Kang‑In Lee relancé pour la suite du tournoi. Alors que Luis Enrique vise le sacre, Paris peut compter sur une hiérarchie flexible… et un tireur au grand cœur.



