À Marseille, la crise sportive laisse place à une autre bataille, plus sournoise. Depuis plusieurs jours, des informations internes apparaissent dans la presse. Dans un contexte déjà fragile, ces indiscrétions irritent en haut lieu. En coulisses, un joueur très bien connu du grand public cristallise les soupçons.
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AFPUn climat électrique à l’OM
Le départ de Roberto De Zerbi, acté dans la nuit de mardi à mercredi, secoue le club. Quelques heures plus tard, Medhi Benatia, lui aussi, propose de quitter ses fonctions avant que la direction ne refuse. Le vestiaire traverse une période trouble. Résultats irréguliers, choix contestés, tension palpable.
Et comme si cela ne suffisait pas, plusieurs informations confidentielles sortent dans la presse ces dernières semaines. Trop précises pour relever du simple hasard. À Marseille, la discrétion constitue une règle d’or, surtout avant un rendez-vous européen. Pourtant, certains détails filtrent.
AFPL’épisode Union Saint-Gilloise
Un événement précis déclenche les soupçons. À la veille du match face à l’Union Saint-Gilloise, remporté 2-3 par l’OM, L’Équipe révèle la non-titularisation d’un joueur : Benjamin Pavard. L’annonce paraît avant même que le groupe ne se rende au stade.
En interne, la nouvelle passe mal. Très mal. La confidentialité doit rester totale à l’approche d’un match continental. La fuite agace. Elle interroge.
Le journaliste Romain Molina évoque alors la proximité entre Benjamin Pavard, 29 ans, international français, et certains représentants de la presse. Le sujet s’installe dans le débat.
AFPUne photo qui relance les rumeurs
Comme souvent à Marseille, les supporters fouillent. Sur les réseaux sociaux, une image refait surface : Benjamin Pavard bras dessus bras dessous avec Loïc Tanzi, journaliste à L’Équipe, réputé proche du giron parisien. Les deux hommes entretiennent une relation amicale dans la sphère privée.
Le raccourci fuse. Relation personnelle. Information publiée dans le média. Suspicion immédiate. Pour autant, aucune preuve formelle n’apparaît. Aucun élément concret ne vient étayer l’accusation. Mais dans un vestiaire sous pression, le doute suffit à fissurer l’équilibre collectif.
AFPUn vestiaire fragilisé
À l’OM, chaque détail prend une ampleur considérable. Les rumeurs circulent vite. Les certitudes, moins. Benjamin Pavard se retrouve au centre des conversations sans qu’un fait tangible ne l’incrimine. Pourtant, l’atmosphère reste lourde. Le club cherche de la stabilité. Les résultats récents n’aident pas. Les décisions fortes de la direction non plus.
Dans ce contexte, la moindre fuite alimente les tensions. La chasse à la taupe devient presque un symbole d’un malaise plus profond.
Marseille doit désormais éteindre l’incendie. Sur le terrain d’abord. Dans le vestiaire ensuite. Car sans unité, aucune ambition ne tient longtemps.

