L’Olympique de Marseille a renoué avec la victoire en dominant le Stade Brestois (4-1) dimanche soir, en clôture de la 31e journée de Ligue 1. Si les résultats sont au rendez-vous, certains comportements au sein de l’équipe n’ont pas échappé à la vigilance de Daniel Riolo, éditorialiste de l’After Foot, qui n’a pas hésité à pointer du doigt des manques de professionnalisme.
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AFPLe "ritiro" marseillais : efficace mais inquiétant
Marseille a opté pour une mise au vert façon italienne à Rome, appelée "ritiro", avant son affrontement face à Brest. Le stage a porté ses fruits sur le terrain : pressing intense, agressivité retrouvée, et une large victoire à la clé. Roberto De Zerbi semble avoir remobilisé son groupe. Pourtant, Daniel Riolo reste dubitatif sur le fond de cette démarche.
Dans l'After Foot sur RMC, il s'est montré ironique : « Avec toute cette dramaturgie, cette mise au vert, j'avais dit que je voulais voir des avions sur le terrain », a-t-il indiqué, avant de reconnaître le fruit du stage en Italie sans manquer de critiques : « Félicitations. Mais à trois journées de la fin, avec l'importance pour l'OM de gagner un match avec la Ligue des champions et cette pression financière qui pèse et pour deux joueurs qui posaient problème: Luis Henrique et Greenwood... ».
AFPUn stage révélateur du manque d’exigence ?
L’éditorialiste ne cache pas son malaise face à la nécessité de recourir à un stage pour obtenir l'engagement attendu des joueurs. Pour lui, la situation pose question : « Si pour voir ces deux joueurs faire les courses qu'ils ont faites ce soir, il faut aller faire un stage dans le Nord de Rome dans un ressort avec piscine, jouer au ping et se parler, je veux bien mais qu'est-ce que ça veut dire du professionnalisme dans le football ? », s’interroge-t-il.
Riolo a ciblé notamment Luis Henrique et Greenwood, soulignant que leurs efforts, enfin visibles, n’auraient pas dû nécessiter un tel dispositif.
AFPDes attitudes enfin à la hauteur
Daniel Riolo a aussi relevé l’excellent état d’esprit affiché par l’équipe : « Balerdi a mis le pied d'entrée et a fait comprendre quel était l'état d'esprit ». Il s’est montré agréablement surpris par l’implication de certains joueurs : « J'ai vu deux replis défensifs de Luis Henrique, je l'ai vu courir et faire du pressing. Et je me suis dit: tu sais faire ça toi ? ».
Le consultant a également salué la prestation de Greenwood, buteur et infatigable dans ses efforts, tout en rappelant les absences d’engagement du passé : « Pendant deux mois, tu n'as pas été capable de courir, tu nous as fait le coup de 'je vais voir si ce club s'intéresse à moi'. A un moment, le professionnalisme de certains pose quand même question. Greenwood a mis un but et court dans tous les sens ».
AFPLe bilan est positif, mais...
Pour autant, Riolo n'a pas totalement oublié de féliciter l’OM : « C'est très bien, il n'y a que des choses positives à dire de l'OM ce soir. La comptabilité, c'est OK, la prestation aussi. Le schéma, on est revenu dans un 4-3-3 un peu basique, on a fait simple, on a mis du pressing; on a mis la bonne attitude, avec un Gouiri spectacle. Ce soir, il était haut de gamme. Un peu de simplicité et du professionnalisme où tout le monde se regarde dans une glace en visant la Ligue des champions ». Il a mis en avant la simplicité retrouvée du plan de jeu, un pressing cohérent, et un Gouiri au sommet de son art.
Cependant, il tempère en soulignant l’anomalie de devoir organiser un tel stage pour obtenir l’implication attendue : « On n'est peut-être pas obligé d'aller faire un stage d'une semaine dans un autre pays et de rendre toute la situation dramatique. Si ça marche, qu'ils le fassent mais ce n'est pas vraiment normal », a-t-il conclu.



