Sous le dôme vibrant du groupe D, le football brésilien file à vive allure. Après Botafogo face au PSG (0-1), c’est au tour de Flamengo qui renverse Chelsea 3‑1 et décroche son billet pour les huitièmes du Mondial des clubs. Le terrain fête le résultat ; le community manager, lui, ouvre les vannes de l’ironie.
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AFPUn troll XXL dès le coup de sifflet final
Les Rubro‑Negro n’ont pas tremblé. Trois banderilles, un seul but encaissé, qualification en poche. Leader du Brasileirão, Flamengo affrontera sereinement la phase à élimination directe tandis que Chelsea, qui a terminé quatrième de Premier League, voit sa marge de manœuvre se réduire à peau de chagrin.
À peine l’arbitre a‑t‑il rendu son verdict que le compte X des Cariocas dégaine un montage : le lion du logo londonien remplacé par le héros du film « 1001 Pattes ». Suivent des nuées d’emojis d’insectes, clin d’œil appuyé à l’impact jugé minime des Blues dans ce groupe. L’humour mordant colle à l’ADN du club, habitué aux séquences virales.
AFPLe meilleur pour la fin, Chelsea encore vivant
Flamengo publie ensuite le score en remplaçant d’abord l’écusson de Chelsea par celui, générique, du jeu PES. Puis surgit l’écusson du Club América. Le texte scelle la plaisanterie : « Flamengo 3‑1Am… Oops,Non! Chelsea! ». La Twittosphère applaudit la créativité autant que la victoire.
Malgré la gifle, tout n’est pas perdu pour les Blues. Trois points en deux rencontres laissent encore une chance pour voir le tour à élimination directe de ce Mondial des Clubs diffusé gratuitement sur DAZN. Mercredi, le club londonien croisera l’Espérance Tunis, tombeur du Los Angeles FC d’Hugo Lloris et d’Olivier Giroud. Gagner ou quitter la compétition : simple, brutal, efficace.
Getty ImagesBrésil puissance quatre
Cette édition au format élargi porte la griffe auriverde : Botafogo domine Paris, Flamengo gifle Chelsea, Palmeiras et Fluminense tiennent la cadence. Le football brésilien, qui envisage d’organiser la prochaine édition, savoure cette démonstration de force, Gianni Infantino aussi.
Les supporters cariocas attendent maintenant le tirage des huitièmes. Les Blues, eux, n’ont plus droit à l’erreur. La toile, déjà, prépare ses gifs.