La finale de la CAN 2025 n’a pas seulement offert un scénario renversant. Elle a aussi laissé place à une controverse inattendue, née d’un penalty manqué et amplifiée par les réseaux sociaux. Au cœur du débat, Edouard Mendy a tenu à remettre les pendules à l’heure.
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AFPUn penalty au cœur de toutes les tensions
Tout bascule dans le temps additionnel de la finale entre le Sénégal et le Maroc (1-0). Sur un corner, Brahim Diaz obtient une faute qui conduit à un penalty lourd de conséquences. Une décision qui provoque une vive colère côté sénégalais. Sous l’impulsion du sélectionneur Pape Thiaw, plusieurs joueurs quittent la pelouse et regagnent les vestiaires, interrompant la rencontre sous les yeux du monde entier.
Le match reste figé pendant près d’un quart d’heure. Une attente interminable, dans un stade sous pression maximale, avant que les Lions de la Teranga ne reviennent enfin sur le terrain après un échange incroyable entre Claude Leroy et Sadio Mané. Brahim Diaz peut alors s’élancer pour offrir au Maroc une première CAN depuis 1976.
AFPLa panenka de trop
Face à Edouard Mendy, le milieu offensif du Real Madrid tente une panenka. Le geste surprend, mais manque d’exécution. Le portier sénégalais reste parfaitement sur ses appuis et capte le ballon sans difficulté. Le Sénégal survit. Le titre reste à portée.
Très vite, sur les réseaux sociaux, certains évoquent une hypothèse surprenante : un arrangement entre les deux joueurs afin de calmer la tension extrême née de l’interruption du match. Une idée qui va rapidement faire réagir le principal intéressé.
AFPMendy coupe court à toute rumeur
Interrogé par beIN Sports, Edouard Mendy ne masque pas son agacement. Il répond sans détour, avec des mots forts :
« Quand même, il faut être sérieux. Vous croyez vraiment qu’à une minute de la fin, alors qu’un pays attend ça depuis une cinquantaine d’années… vous croyez qu’on va s’entendre? Il voulait marquer, j’ai le crédit de l’arrêter, c’est tout. Il faut s’arrêter là », a déclaré l’ancien gardien des Blues de Chelsea.
Une déclaration nette, presque sèche, qui balaie toute tentative d’interprétation. Pour le gardien sénégalais, l’action reste purement sportive. Un duel. Un face-à-face. Rien de plus.
AFPUne version déjà assumée devant la CAF
Ce discours, Mendy l’avait déjà tenu quelques minutes après la rencontre, au micro de la CAF. Là encore, aucun flou :
« Il a tenté la panenka, je suis resté sur mes appuis. On a gardé l'équipe dans le match et j'ai aidé mon équipe à ce moment-là. Oui, il voulait marquer, je l'ai arrêté, il faut s'arrêter là sur la polémique », a-t-il fait savoir.
Le gardien d’Al-Ahli insiste sur l’essentiel. Son rôle. Son arrêt. Et l’impact direct sur le sort de la finale.
AFPRegragui protège Diaz, sans l’exonérer
Côté marocain, Walid Regragui ne cache pas sa frustration. En conférence de presse, le sélectionneur explique le contexte particulier de cette tentative manquée. Il pointe la très longue interruption comme un facteur perturbateur :
« On a arrêté le match aux yeux du monde pendant au moins dix minutes. Ça n'a pas aidé Brahim, ce n'est pas une excuse de la façon dont il l'a tiré mais voilà, on ne va pas revenir en arrière, il l'a tiré de cette manière-là ».
Sans chercher d’alibi, le technicien rappelle la réalité mentale d’un tel moment. Le Sénégal, lui, a su rester lucide. Et Edouard Mendy, décisif, a définitivement scellé l’histoire de cette finale devenue légendaire.