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Chaos en finale de la CAN : une nuit noire pour le football africain

La finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Sénégal et le Maroc a basculé dans l’irréel. Ce qui devait être l’apothéose du tournoi s’est transformé en scène de désordre, au point de ternir l’image de la Coupe d'Afrique des nations. Dans une fin de match irrespirable, les décisions arbitrales ont mis le feu aux poudres et plongé la rencontre dans un chaos rarement vu à ce niveau.

Une décision qui fait exploser la finale

Tout s’est joué dans les toutes dernières minutes. Alors que le Sénégal venait de se voir refuser un but sans recours à la VAR, l’arbitre a, quelques secondes plus tard, désigné le point de penalty en faveur du Maroc pour une faute sur Brahim Díaz. Cette fois, l’officiel est allé consulter la vidéo. Une différence de traitement vécue comme une profonde injustice par les Sénégalais, persuadés d’avoir été lésés au moment le plus crucial.

La réaction ne s’est pas fait attendre. Le sélectionneur Pape Thiaw a demandé à ses joueurs de quitter la pelouse. Un geste fort, inédit dans une finale continentale, qui a immédiatement provoqué une rupture totale du cadre. Les minutes s’égrenaient, le temps additionnel dépassait déjà le quart d’heure, sans certitude que la rencontre puisse reprendre.

Débordements et arbitre dépassé

Dans les tribunes, la colère s’est propagée. Des supporters sénégalais ont commencé à jeter des chaises sur la pelouse, obligeant les officiels à intervenir. L’arbitre, visiblement dépassé, n’avait plus la maîtrise des événements. Sur le terrain, Sadio Mané tentait de convaincre ses coéquipiers de revenir jouer pour éviter des sanctions lourdes, tandis que plusieurs joueurs refusaient toujours de reprendre place.

Le match semble devoir aller à son terme, mais à quel prix. Quelle que soit l’issue sportive, cette finale laissera une trace durable. Menaces de sanctions pour le Sénégal, polémique arbitrale majeure, scènes de désordre : l’Afrique du football sort fragilisée de cette nuit. Une conclusion amère, indigne de l’événement et surtout contraire à l’élan que la CAN tente de bâtir sur la scène internationale.

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