Le transfert de Dro Fernandez au Paris Saint-Germain continue de provoquer des remous bien au-delà des Pyrénées. Arraché au FC Barcelone, le jeune milieu espagnol de 18 ans n’a pas seulement changé de club : il a aussi déclenché une vive polémique avec quelques mots prononcés lors de sa présentation officielle à Paris.
AFP
AFPUne sortie médiatique qui crispe la Catalogne
À peine officialisé au PSG, Dro Fernandez a livré ses premières impressions. Un discours classique en apparence, teinté d’enthousiasme et de reconnaissance, mais dont une phrase précise a suffi à irriter la presse catalane et l’environnement blaugrana.
« Je suis très heureux, vraiment enthousiaste. C'est un moment de grande fierté pour moi et ma famille, et j'ai hâte de commencer. C'est une étape importante, mais j'ai décidé de continuer à progresser en tant que joueur, et il n'y a pas de meilleur endroit pour cela qu'ici. Le projet que nous avons actuellement avec les jeunes joueurs est incroyable, grâce à l'entraîneur et à tous ceux qui le rendent possible, et c'est pourquoi je suis ici », a déclaré la pépite espagnole.
Ces mots, et surtout l’idée qu’« il n’y a pas de meilleur endroit pour progresser », ont immédiatement fait réagir en Catalogne.
AFPMundo Deportivo démonte l’argument du joueur
Du côté de Mundo Deportivo, le message passe mal et ne « plaît pas » du tout. Le quotidien juge cette affirmation « plutôt discutable » et rappelle que le FC Barcelone offre historiquement des conditions idéales pour lancer ses jeunes talents. Le journal appuie son propos sur des faits concrets.
Dro Fernandez, lui-même, avait déjà goûté au très haut niveau avec le Barça. À seulement 17 ans, il avait connu la Liga et même la Ligue des champions sous le maillot blaugrana. Un parcours que beaucoup envient.
Le média catalan élargit encore le débat en citant plusieurs exemples récents. Lamine Yamal, lancé à 15 ans en équipe première. Pau Cubarsí, qui a débuté à 16 ans. Marc Bernal, intégré à 17 ans. Autant de trajectoires qui, selon la presse locale, contredisent l’argument avancé par le nouveau joueur du PSG.
Getty ImagesHansi Flick, déjà très remonté avant le départ
En interne, la décision de Dro Fernandez de quitter la Masia avait déjà laissé des traces. Les dirigeants du Barça, tout comme Hansi Flick, avaient très mal vécu l’impatience du jeune milieu. L’entraîneur allemand n’avait pas caché son agacement.
« Quand de jeunes joueurs arrivent avec le potentiel dont certains disposent, nous les analysons et établissons un plan pour leur attitude, leur éthique de travail, leurs performances. Et à partir de là, nous pouvons les aider. Ils sont dans l'un des meilleurs clubs du monde, avec des joueurs de classe mondiale. Ce n'est pas facile d'obtenir du temps de jeu, mais chaque séance d'entraînement avec ces joueurs vous fait progresser. C'est le processus. C'est ce que je veux voir, et quand ils méritent de jouer, ils jouent. Si vous voulez jouer pour le Barça, vous devez être engagé à 100 %, nous devons vivre pour ces couleurs », déclarait l’ancien coach du Bayern Munich.
AFPUne rupture nette avant Paris
Avant même son officialisation au PSG, Dro Fernandez avait déjà subi les conséquences de ce choix. Écarté de la photo officielle de l’équipe première, puis mis à l’écart des entraînements, le divorce avec le Barça s’est consommé rapidement.
Sous contrat avec Paris jusqu’en 2030, le milieu espagnol ne pourra pas disputer la Ligue des champions cette saison. Non qualifié, il manquera le choc face à Newcastle mercredi (21h). En revanche, une première apparition dans le groupe reste envisageable dès dimanche contre Strasbourg à 20h45, lors de la 20e journée du Championnat de France.



