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France U23

Xuereb : "Quand on vous met la médaille autour du cou, il y a des frissons"

22:09 UTC+2 21/07/2021
Daniel Xuereb PSG
Champion olympique avec les Bleus en 1984, Daniel Xuereb se souvient de ce moment si particulier que sont les Jeux Olympiques.

Le moment est enfin arrivé, les JO débutent ce jeudi pour l'équipe de France de football masculin, qui retrouve la compétition pour la première fois depuis 1996 à Atlanta. Mais le plus beau parcours des Bleus, c'était en 1984, déjà du côté des Etats-Unis, et plus précisément de Los Angeles.

Sacrée championne olympique, l'équipe alors dirigée par Henri Michel écrit une belle page du football hexagonal. "Quand on vous met la médaille autour du cou, il y a des frissons, je peux vous dire qu'on était fiers. En écoutant la Marseillaise, on était super heureux car on avait été à la hauteur de l'événement", se souvient Daniel Xuereb dans un entretien accordé à L'Equipe.

L'ancien attaquant de Lens et du PSG se remémore également l'ambiance sur place, notamment au sein de la délégation française. "Un bâtiment nous était réservé avec beaucoup de Français, les basketteurs, Muriel Hermine (natation synchronisée)... C'était génial, on était très cocorico et on allait voir les Français dès qu'on pouvait", poursuit-il.

"On attendait toujours mieux d'eux, on voulait qu'ils aient la médaille d'or. Un grand souvenir, c'est la perche avec (Pierre) Quinon premier et (Thierry) Vigneron troisième. Joseph Mahmoud (deuxième du 3 000 mètres steeple) avait fait un super truc aussi. C'était une ambiance à part."

Une compétition dans son ensemble qui est à part pour tout sportif. "Je vais aussi en demi-finales de la Coupe du monde 1986, un événement superbe, mais je me sentais moins concerné car j'étais seulement remplaçant. Ce sont les Jeux, la communion entre joueurs, le Brésil en finale, qui restent le plus à l'intérieur de moi", reprend Xuereb.

"J'ai revu récemment Dominique Bijotat, Albert Rust, et ça fait toujours plaisir de croiser des coéquipiers de 1984 car on a vécu quelque chose de fort, alors que jamais je n'aurais imaginé participer aux Jeux.

"Maintenant, quand des gens me reconnaissent, ils me parlent tout de suite de la médaille d'or, de leur réveil à 4 heures pour voir le match. On attend d'être égalés, et je pensais que cette année serait la bonne. Mais ils n'ont pas pu faire la meilleure équipe possible..."