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OL, Govou : "Tant qu'Aulas parle, il a gagné"

13:40 UTC+1 23/03/2020
Jean-Michel Aulas Lyon
L'ancien ailier de Lyon est admiratif face à la communication de son ancien président, même s'il a eu des désaccords avec lui.

As de la communication, Jean-Michel Aulas fête ses 30 ans à la tête de l'OL. Parfois raillé pour ses interventions sur Twitter, le président de l'OL reste une référence du football français. Dans une interview accordée à L'Equipe, Sidney Govou, ancien joueur de l'Olympique Lyonnais pendant onze ans, a jugé la communication de Jean-Michel Aulas. Fan du discours de ce dernier, l'ancien international français a confessé que la saison dernière le président de l'OL a eu pour la première fois des failles.

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"La com, c'est l'image publique. Lui, en fait, n'est pas dans cette image publique, mais dans la construction du club. L'an passé, c'est la seule fois où j'ai senti qu'il pouvait perdre pied. Car ce n'était pas seulement des soucis de com, mais de gestion interne. C'était, à mes yeux, un discours moins bien maîtrisé et je ne parle pas seulement de l'épisode Bruno Genesio. Là où il est fort, c'est qu'il rebondit car il ne tombe jamais dans la sinistrose. Et même si, sur son histoire de saison blanche, par exemple, il arrive à énerver, il finit par captiver l'attention. Tant qu'il parle, il a gagné", a expliqué l'ancien ailier de 40 ans.

"Zidane, Vieira, Thuram voulaient un président comme lui"

"Surpris par ses déclarations ? Je suis partagé car il n'y a pas de bonnes solutions. Il a dit plusieurs choses, certaines plus ridicules d'ailleurs. De l'extérieur, c'est forcément mal vu, mais de l'intérieur, c'est différent. Et ça lance un débat. En début de saison, il voulait prendre du recul mais il a compris que sa place était encore là. Il peut peut-être, toutefois, y avoir un problème générationnel dans l'approche du foot, des joueurs. Il y a une évolution qu'il a du mal à suivre au niveau des moeurs. Mais en com, il doit bien rigoler", a ajouté l'ancien international français.

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Sidney Govou a reconnu que c'était plus simple pour le président de l'OL lorsque lui était joueur, bien qu'il y ait eu des désaccords avec les joueurs en interne sur la manière de faire : "A l'époque, quand j'étais joueur, il n'y avait pas les réseaux sociaux donc ses sorties médiatiques dans les journaux étaient plus nombreuses. Il utilisait L'Equipe et nous, joueurs, on était parfois très fâchés. (Rires) On en parlait dans le vestiaire. On n'était pas toujours d'accord avec lui. Mes rapports avec lui ? Il y avait quelques rendez-vous en début de saison pour les primes, d'autres avec certains cadres et si on allait moins bien, il y avait des réunions de crise. En face à face, je pense ne jamais l'avoir vu critiquer un joueur. Dans les journaux, oui, mais devant, jamais. (...) En fait, il employait deux discours celui pour l'extérieur et celui pour l'intérieur. On en avait conscience. Quand ça n'allait pas, c'était sa manière de nous protéger".

"On parlait d'ailleurs plus de lui, de ses sorties médiatiques, que du foot... À cet instant, il avait gagné. Ce ne change guère aujourd'hui. Et tous les joueurs que je croisais à l'époque, même chez les Bleus, me disaient : "Il est chiant - et parfois en des termes plus durs (Rires) - mais on aimerait avoir un président comme lui". Oui, c'était les Zizou, les Pat Vieira, Tutu (Thuram... Et le seul club français où ils voulaient aller, c'était Lyon. Aulas pouvait les énerver mais ça n'empêchait pas d'apprécier son travail, et de le respecter", a ajouté le consultant Canal +.