"J'ai horreur de l'échec" - À la découverte de Gabriel Etinof, ailier du Stade Lavallois

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Stade Lavallois
En fin de contrat avec le Stade Lavallois (N1) à la fin de la saison, Gabriel Etinof (23 ans) se dévoile avant la réception de Cholet vendredi (20h).

Laval (4e) accueille Cholet (5e) ce vendredi pour l'une des affiches de la 23e journée de National. Avant cette rencontre, Goal.com est parti à la découverte de l'ailier du Stade Lavallois Gabriel Etinof (23 ans). Un joueur prometteur qui, malgré les difficultés récentes de son équipe, et le limogeage de François Ciccolini, se distingue cette saison. "Assez tonique et rapide sur les premiers appuis", comme il se décrit lui-même, le natif des Ulis, en région parisienne, décrypte son parcours, son évolution, la saison lavalloise et affiche ses ambitions pour la suite alors que son contrat avec son club formateur se termine en juin prochain.

"Travailler pour aller plus haut"

Après un début d'exercice réussi, le Stade Lavallois a calé. "On a fait un super début de saison, confirme Gabriel Etinof. Pour moi, c'était même mon meilleur début de saison, mais on a eu une grosse baisse de régime sur les derniers matches." Le club mayennais n'a remporté qu'une seule de ses six dernières rencontres, laissant filer Chambly (1er), Le Mans (2e) et Rodez (3e). Ce qui laisse peu de marge désormais pour accrocher la montée. "On a neuf points de retard sur le deuxième. Il reste douze matches. Il va falloir faire une belle série, en espérant des erreurs de nos adversaires. C'est possible, on l'a vu avec Béziers la saison dernière."

Gabriel Etinof dit avoir "horreur de l'échec", tant collectivement qu'individuellement. Il aspire ainsi à aller plus haut. "J'essaye de travailler pour monter d'un cran, j'essaye d'être à la hauteur, d'être le meilleur", nous dit-il, avec une autocritique pleine de sens. "J'ai encore des choses à améliorer c'est sûr et il faut travailler. Offensivement, je dois être encore plus efficace, avoir de meilleures statistiques dans les passes et à la finition. Je dois aussi tenter plus ma chance et anticiper davantage les replis défensifs pour ne pas faire de gros efforts tout le temps", ajoute-t-il alors qu'il totalise trois buts et quatre passes décisives cette saison.

Un avenir indécis

Aujourd'hui, même s'il espère gonfler ses statistiques, Etinof assure qu'il a passé un palier. "Par contre, ce que je fais, je sais que je pouvais le faire avant. Peut-être que je ne tentais pas assez, que je n'étais pas assez libéré. J'étais peut-être trop timide." Une attitude sur le terrain à l'image de l'homme qu'il est dans la vie. Mais qui ne l'empêche pas de faire preuve de caractère. "J'aime bien quand tout est clair et carré, précise-t-il. Perdre un ballon, c'est ce que je déteste le plus, mais parfois il faut tenter même si, moi, ce que j'aime, ce sont des choses simples... Une remise parfaite, des passes qui cassent les lignes. Voilà ce que j'aime."

Quid de son avenir à Laval ? "La situation n'est pas simple, répond Etinof. C'est la première fois que je me retrouve dans ce cas de figure, à quelques mois de la fin de mon contrat. J'espère grimper encore, mais il faut y aller étape par étape. Quoi qu'il arrive, Laval restera toujours à part. C'est le club qui m'a tout appris. Je ne pourrais que le remercier si mon aventure s'arrête ici." Peut-être empruntera-t-il alors la même route que ses anciens partenaires Houboulang Mendes, Serhou Guirassy, Nordi Mukiélé et Oumar Solet, qui ont tous cherché à aller plus haut à un moment donné. Plusieurs clubs en France et à l'étranger l'observent de près...

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