ENTRETIEN - Billy Ketkeophomphone (Auxerre) : "Je veux montrer que je ne suis pas mort"

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En fin de contrat avec l'AJ Auxerre, l'ancien Angevin Billy Ketkeophomphone sort d'une nouvelle saison galère et espère vite trouver un nouveau défi.

14 matchs, 3 titularisations et seulement 390 minutes sur le terrain. Arrivé à Auxerre (L2) l'été dernier, l'ancien Angevin Billy Ketkeophomphone n'a pas eu le temps de jeu qu'il espérait cette saison. Contraint de composer avec les blessures les années passées, l'attaquant de 29 ans, en fin de contrat, se veut rassurant sur ce point. Aujourd'hui, il souhaite que la saison se termine pour vite rebondir, et retrouver le plaisir de jouer au football loin de l'AJA.

Sincèrement, à votre arrivée, pensiez-vous connaître autant de difficultés ?

Billy Ketkeophomphone : Je ne pensais pas que ce serait aussi difficile. J'ai signé à Auxerre avec la volonté d'avoir plus de temps de jeu après ma blessure. Je savais qu'il y aurait des moments difficiles, mais je voulais surtout reprendre du plaisir, et ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, c'est un petit peu compliqué.

À propos des blessures, justement, où en êtes-vous ? Vous sentez-vous à 100% de vos capacités physiques ?

Après ma blessure, c'était galère, mais là je me sens bien aux entraînements. J'arrive en fin de contrat, je ne devrais plus être Auxerre la saison prochaine, donc si une équipe fait appel à moi je répondrai présent. Je n'ai qu'une envie, c'est de retrouver un contrat et le plaisir de jouer.

Comment vivez-vous cette période d'incertitude ?

C'est carrément compliqué. Quand je rentre chez moi, je suis dégoûté. Ici, mes efforts ne sont pas récompensés... Aujourd'hui, je n'ai plus le temps. J'ai 29 ans, des enfants, une famille. Je veux avancer, je veux montrer que je ne suis pas mort et j'ai vraiment les crocs pour retrouver un nouveau challenge.

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PS Ketkeophomphone

Qu'est-ce qui vous manque le plus dans votre métier actuellement ?

De jouer, de retrouver la compétition et la pression que je n'ai pas... À Auxerre, je n'ai pas la confiance que j'espérais et ce n'est pas facile à gérer.

Quelles sont vos relations avec le staff ?

Au début, ça se passait bien. Même si l'équipe avait du mal à enchaîner, et que je n'avais pas montré toutes mes qualités, le coach (Pablo Correa à l'époque, NDLR) me faisait confiance. Mais après, ils m'ont mis de côté, je me suis retrouvé sur le banc, je ne rentrais plus beaucoup jusqu'au moment où ils ont fait confiance à d'autres joueurs. C'est difficile, même si chaque jour je montre que je ne lâche pas, je fais de bons entraînements. Malheureusement, ça ne tourne pas en ma faveur.

L'été dernier, vous étiez à deux doigts de rejoindre Melbourne City. Vous aviez même passé la visite médicale... Est-ce que ça aussi ça n'a pas été difficile à digérer ?

Ce n'était pas facile... Il y a eu beaucoup de déception par rapport au projet qu'on s'était mis en tête avec ma famille et mon agent. Ça s'est joué à un test physique, qui n'était pas satisfaisant pour eux alors que moi je me sentais bien. Je sortais d'une préparation pleine avec Angers. Je ne voyais pas où était le problème. Mon arrivée à Auxerre, dans ces conditions, n'a pas été simple même si j'avais faim et que je voulais montrer ce que j'avais en moi.

Retrouver un projet comme celui de Melbourne, à l'étranger, c'est votre envie ?

Ce serait carrément tentant. Je suis ouvert à toutes propositions, ici ou à l'étranger. Si le projet est bon et qu'il me convient, je serai à l'écoute.

Propos recueillis par Benjamin Quarez

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