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Coronavirus

Coronavirus - Romain Thomas raconte son quotidien sans Ligue 1

12:30 UTC+1 16/03/2020
Romain Thomas
Le défenseur central d'Angers raconte comment il vit l'interruption du championnat de France.

La Ligue 1 et la Ligue 2 sont suspendues jusqu'à nouvel ordre, comme l'ensemble des championnats européens, avec la progression de l'épidémie de Coronavirus en Europe ces derniers jours. Au vu de la tendance actuelle, le championnat risque d'être arrêté plusieurs semaines, voir même plusieurs mois selon les plus pessimistes. Forcément, en attendant, les joueurs vivent un quotidien inhabituel et tentent de s'occuper, voir pour certains de se maintenir en forme. Romain Thomas, défenseur du SCO, a raconté son quotidien depuis la suspension de la Ligue 1.

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Dans les colonnes de L'Equipe, Romain Thomas a raconté son week-end sans Ligue 1 : "Samedi après-midi, on s'est fait un petit tennis avec Pierrick Capelle, à côté du centre d'entraînement de la Baumette. Là-bas, on a retrouvé Angelo Fulgini et Baptiste Santamaria qui avaient aussi loué un court. Chacun a fait son petit match. Pour la petite histoire, j'ai battu Pierrick 6-3 (rires). Après, on a fait une partie de padel tous les quatre. C'était sympa, ça nous a fait du bien".

"On a préféré ne pas aller voter"

"Le soir, on a regardé en famille la prise de parole d'Édouard Philippe (le Premier ministre) qui a annoncé que tout allait être fermé. Ce passage au stade 3 de l'épidémie était certainement inéluctable mais j'ai trouvé le Premier ministre particulièrement énervé, quand il a reproché aux Français de ne pas être suffisamment sérieux dans la vie de tous les jours. Peut-être que cela va déclencher une prise de conscience collective pour que les choses n'empirent pas".

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"Ce matin (hier), je suis allé à la boulangerie. J'ai trouvé les gens disciplinés dans les files d'attente où ils respectaient un mètre d'écart entre eux. Au village, ça fait bizarre de voir les restaurants et les cafés, comme le petit bar-tabac où je vais habituellement chercher la presse le dimanche matin, fermés. Il n'y avait pas beaucoup de vie. Avec tout ce qu'on avait entendu la veille, on a préféré ne pas aller voter, avec ma femme (qui est dans son neuvième mois de grossesse), pour ne pas prendre de risques".

"On a sorti les cahiers scolaires pour occuper Mila (sa fille de 3 ans et demi). Ensuite, on a fait une petite promenade dans le village. On prend l'air quand même, en évitant de s'exposer dans des endroits où il y a beaucoup de monde. Ces prochains jours, on va essayer de faire une petite sortie le matin et l'après-midi car si on reste cloîtrés dans la maison, on va devenir fous", a conclu le défenseur central du SCO d'Angers.