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Ligue 1

Cinq choses à savoir sur Dario Benedetto, la future recrue de l’OM

17:16 UTC+2 05/08/2019
Benedetto Boca Deportes Tolima Copa Libertadores 12032019
L’OM a accueilli dans ses rangs Dario Benedetto. Cet international argentin a tout pour devenir une idole du Vélodrome.

C'est désormais officiel. L’Olympique de Marseille a fait signer l’attaquant argentin Dario Benedetto. Ce dernier débarque dans la cité phocéenne en provenance de Boca Juniors, et pour remplacer Mario Balotelli à la pointe de l’attaque de l’équipe. Un transfert qui suscite beaucoup d’enthousiasme et d’excitation chez les fans marseillais. Et à juste titre.

Bien qu’âgé de 29 ans, Benedetto n’a encore jamais évolué en Europe, et il n’est, de fait, pas très connu de ce côté de l’Atlantique. Pourtant, il est permis de penser que la direction olympienne a déniché l’oiseau rare pour son secteur offensif. Et pas uniquement parce que les Argentins réussissent généralement plutôt bien du côté du Vélodrome (Lucho Gonzalez, Heinze).

L’une des coqueluches de la Bombonera arrivee dans le sud de la France, escorté d’une assez bonne réputation. Au-delà de ses statistiques, qui sont plus que correctes pour un numéro 9, ses qualités et son parcours sont très séduisants. Et ci-dessous, on vous énumère quelques points qu’il convient de connaitre sur l’international albiceleste (29 ans) et qui ne peuvent que conforter le sentiment de ceux qui le voient réussir au sein de la formation d’André Villas-Boas.


Il sait déjà comment s’imposer dans un championnat étranger


À Marseille, Benedetto n’en sera pas à son premier séjour loin de l’Argentine. Entre 2013 et 2016, il avait évolué dans le championnat mexicain. Voyant l’horizon bouché en Primera Division, il avait répondu à l’appel de Tijuana. Ce fut pour lui le début d’une belle aventure. En trois ans en terre aztèque, il avait planté 49 buts en 111 matches joués. Il a participé aussi à la conquête de la Ligue des Champions de CONCACAF avec le Club America, terminant même meilleur réalisateur de la compétition (7 buts en 2015). Ce périple gagnant au Mexique lui a donné confiance et l’a certainement aidé dans la suite de sa carrière.


Un attaquant doué techniquement et qui aime participer au jeu


Ces dernières années, l’OM a vu passer de nombreux avant-centres en son sein et pas que des esthètes. Dans son pays, Benedetto est connu comme un vrai buteur, mais aussi un joueur qui aime le contact avec le ballon. German Boéro, journaliste de Goal Argentine, nous le confirme : « c’est un avant-centre assez technique, assez typique. Il ne se contente pas à attendre le ballon dans la surface de réparation. Il crée ses propres situations lorsque l'équipe ne parvient pas à en avoir. En Argentine, il figure certainement parmi les cinq meilleurs joueurs du championnat, malgré ses six derniers mois compliqués. Et en sélection, s’il reste en dessous d’un Aguero ou d’un Lautaro Martinez, il a assez de qualités pour pallier leurs absences ».


Il sait répondre présent lors des grands rendez-vous


Benedetto est donc un attaquant qui ne se cache pas. Et, il a encore plus à cœur de se mettre en évidence et faire briller son équipe lorsque les affiches sont prestigieuses et qu’il y a des trophées en jeu. Il l’a démontré avec le Club America, mais aussi et surtout avec le Boca Juniors. Lors de la dernière Copa Libertadores, il a par exemple été étincelant lors des matches avancés de la compétition. Absent lors de la phase des poules, il a été irrésistible en demi-finale et en finale, marquant trois fois contre le Palmeiras et deux fois face au River. Malheureusement, cela n’a pas suffi à son équipe pour conquérir le trophée. De plus, c’est un joueur qui sait toujours rebondir après des périodes compliquées.


Un joueur dévoué à son club


Le dernier avant-centre passé par l’OM, en la personne de Mario Balotelli, n’était pas vraiment motivé pour s’inscrire dans la durée avec le club. L’Italien pensait déjà à la suite alors qu’il venait à peine de déposer ses valises au Vélodrome. Un problème qui ne risque pas de se reproduire avec Benedetto. Ce dernier est connu pour tout donner pour son équipe, et aussi pour son côté fidèle. Véritable fan de Boca Juniors, il avait d’ailleurs décliné toutes les propositions émanant d’Europe (dont celles de Séville et de Roma) après sa belle saison 2016/17. « Il voulait à tout prix rester et essayer de gagner la Copa Libertadores », nous précise Boréo. Nul doute qu’à l’OM, il mettra un point d’honneur à remporter un trophée avant de s’en aller sous d’autres cieux. Et si le mariage fonctionne, il n’y aura assurément aucune raison qu’il aille voir ailleurs.


Il a un mental d’acier


Comme stipulé plus haut, Benedetto ne se laisse jamais vraiment envahir par le doute. Parce qu’il croit en son potentiel, mais aussi parce qu’il a été forgé par les dures épreuves de la vie. Alors qu’il était encore un enfant (à 12 ans) et qu’il disputait une finale de jeunes dans sa ville de Berazategui, Dario avait vu sa maman s’écrouler dans la tribune 12 du stade et succomber ensuite à cette attaque cardiaque avant son arrivée à l’hôpital. Pendant quatre ans, il n’avait plus gout à rien. Cela a perturbé sa scolarité, et son père Lucas n’a pas réussi à l’initier à la maçonnerie. Mais la douleur liée à cette disparition s’est progressivement transformée en force. Ça l’a construit en tant qu’homme et aussi comme joueur. Pour honorer la mémoire de sa maman, il s’est juré de réussir et le faire aussi dans son club de cœur qu’est le Boca. C’est ce qu’il a fait. Alors qu’il était encore au Mexique, il s’est fait tatouer le logo du club phare de Bueinos Aires, avec l’inscription « Esto es Boca » (C’est le Boca). Et lorsqu’il a enfin signé chez les Xeneizes (en 2016), il n’a pas oublié d’où il venait et les sacrifices consentis. Surtout, il n’a pas oublié sa génitrice ; à chaque fois qu’il entrait dans La Bombonera, il se signait et jetait un œil vers la tribune de 12 de l’enceinte.